Guinée: Macron salue l'élection de Doumbouya, une "étape décisive"
Le président français Emmanuel Macron a appelé dimanche soir Mamadi Doumbouya, dont l'élection à la tête de la Guinée a été validée par la Cour suprême, pour le "féliciter" et saluer "cette étape décisive vers l'achèvement de la transition" du pays, a-t-on appris lundi auprès de l'Élysée.
Le Président de la République a appelé Mamadi Doumbouya "pour le féliciter après la validation de sa victoire à l'élection présidentielle de Guinée par la Cour suprême", a annoncé le Palais présidentiel.
"Il a salué cette étape décisive vers l'achèvement de la transition en Guinée" et "transmis ses vœux de réussite au président Doumbouya", a-t-on ajouté.
Le nouveau président, qui dirige d'une main de fer la Guinée depuis un coup d'État en 2021 qui a renversé le président civil Alpha Condé, a remporté une élection sans campagne taillée sur mesure pour lui. Les ténors de l'opposition en exil avaient été écartés du scrutin, dans un contexte de rétrécissement des libertés dans ce pays.
Emmanuel Macron lui a en outre exprimé "sa détermination à renforcer le partenariat bilatéral dans l'intérêt des deux pays".
Le général Doumbouya a été élu pour un mandat de sept ans, grâce à la validation dimanche du scrutin du 28 décembre, avec 86,72% des voix. Cette présidentielle est censée parachever le retour à l'ordre constitutionnel, quatre ans après la prise de pouvoir des militaires.
Commentaires (6)
Cache toi derrière tes lunettes pauvre clown, avec le balai brosse qui te sert d'épouse
Rappelons que Doumbouya a pris le pouvoir au prix de la vie de nombreux gardes et qu’il dirige aujourd’hui un régime accusé de graves violations des droits humains : enlèvements, tortures et assassinats, y compris d’enfants et de personnes âgées.
En saluant un tel homme, Macron cautionne indirectement un pouvoir marqué par la violence et la terreur.
Comment peut-on dénoncer la dictature d’un côté et encourager un putschiste de l’autre ? Cette incohérence révèle un profond opportunisme politique, où les principes démocratiques cèdent la place aux intérêts diplomatiques ou économiques.
En définitive, ce comportement donne l’image d’un chef d’État moralement incohérent — un Tartuffe moderne, prompt à condamner les autres tout en fermant les yeux sur les injustices qui l’arrangent.
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