Exécutée pour meurtre après avoir eu un enfant en prison
Arrêtée enceinte après la mort de son mari, la femme de 28 ans a été pendue. Son bébé a été confié à la grand-mère.
L’Iran a exécuté une femme de 28 ans condamnée pour le meurtre de son mari et qui avait eu un enfant en prison, confié à sa grand-mère maternelle, ont annoncé mardi deux ONG depuis l’étranger.
Asma Zarei a été pendue à Ardabil le 20 mai, selon les organisations de défense des droits humains Hengaw et Iran Human Rights (IHR) basées en Norvège. Les médias en Iran n’ont eux pas fait état de cette exécution.
Selon IHR, elle avait été arrêtée il y a trois ans, soupçonnée d’avoir tué son mari avec des somnifères. Elle était alors enceinte et a accouché il y a deux ans d’un enfant en prison. Avant son exécution, elle a demandé à sa mère de prendre en charge l’enfant, toujours selon IHR.
Sixième pendue depuis janvier
Il s’agit de la sixième femme à être exécutée en Iran depuis janvier, ont indiqué les deux organisations. Selon des ONG, dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.
Un rapport d’IHR a recensé au moins 48 femmes exécutées par l’Iran en 2025, dont 21 pour le meurtre de leur mari ou de leur fiancé.
Les organisations de défense des droits estiment que, dans certains cas, les femmes condamnées à mort ont tué des maris violents et qu’elles n’ont pas pu échapper à la sentence, faute de pouvoir payer le «prix du sang», une pratique autorisée par la charia iranienne, qui sert à indemniser la famille du mari.
En avril, le président américain Donald Trump avait attiré l’attention sur les cas de huit femmes menacées d’exécution, en partageant sur les réseaux sociaux une publication sur X affirmant qu’elles risquaient la pendaison.
Des militants ont ensuite indiqué que certaines d’entre elles ne risquaient pas la peine de mort ou avaient déjà été libérées.
Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux États-Unis, a indiqué lundi que la Cour suprême iranienne avait annulé la condamnation à mort de l’une d’elles, Bita Hemmati, dans une affaire liée aux manifestations de janvier.
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