Conakry - Directement mis en cause par l’Onu, le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, a sans surprise été blanchi hier par une commission d’enquête mise en place par les autorités militaires concernant le massacre d’opposants perpétré le 28 septembre 2009. Pour rompre avec l’impunité régnant dans ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis plus d’un demi-siècle, une Ong guinéenne a, en conséquence, appelé la Cour pénale internationale (Cpi) à se saisir du dossier. La procureure adjointe de la Cpi, Fatou Bensouda, est attendue le 15 février dans la capitale guinéenne, pour déterminer si les crimes commis le 28 septembre à Conakry, quand les forces de sécurité ont réprimé dans le sang un rassemblement de l’opposition (156 personnes selon l’Onu) relèvent de la compétence de la Cour.
il y a 16 ans
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