
Au lendemain du début de l'intervention des forces françaises sur le territoire malien, François Hollande a justifié sa décision, affirmant qu'elle "n'a pas d'autre but que la lutte contre le terrorisme" et qu'il a "toute confiance" dans la réussite de l'opération, baptisée "Serval". "La France ne défend aucun intérêt particulier", a--t-il déclaré. Le chef de l'Etat a souligné que les moyens militaires déployés doivent être limités au soutien de l'intervention africaine au Mali, qui doit prendre forme en début de semaine. Il s'est félicité que "l'action de la France soit saluée par l'ensemble de la communauté internationale et les pays africains".
M. Hollande a souligné qu'un "coup d'arrêt" avait été porté aux islamistes avec "de lourdes pertes infligées à nos adversaires". Selon l'armée malienne, plusieurs centaines de combattants islamistes ont été tués lors de raids menés samedi. Enfin, et alors que les islamistes ont promis "des conséquences, non seulement pour les otages français, mais aussi pour tous les ressortissants français où qu'ils se trouvent dans le monde musulman", M. Hollande a annoncé un renforcement du plan Vigipirate en France, actuellement au niveau "rouge", "dans les meilleurs délais". Le chef de l'Etat, ainsi que plusieurs ministres, participeront à un nouveau conseil de défense, dimanche, le troisième en trois jours.
UN SOLDAT FRANÇAIS TUÉ DANS LES COMBATS
Sur le terrain des opérations, le gouvernement a confirmé la mort d'un soldat français, mortellement blessé lors d'un raid d'hélicoptère"contre une colonne terroriste" se dirigeant vers deux villes de la partie sud du Mali, Mopti et Sévaré, après la prise de Konna. Le ministre de la défense Jean-Yes Le Drian a ajouté que ce raid effectué "en appui de l'armée malienne a permis la destruction de plusieurs unités" terroristes et "stoppé leur progression". Selon l'état-major, une douzaine de cibles ont été atteintes grâce au déploiement de quatre Mirage 2000-D. M. Le Drian a ajouté que des unités françaises ont été déployées dans la capitale Bamako "pour contribuer à la protection de Bamako et pour assurer la sécurité de nos ressortissants".
Le ministre a identifié le soldat mort comme étant le "lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) de Pau". Il aurait été tué par un tir d'arme légère d'un combattant islamiste alors qu'il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a exprimé sa "grande émotion", tout comme le président François Hollande, qui a adressé à la famille du pilote et à ses proches "ses sincères condoléances". M. Hollande a décidé samedi d'annuler son déplacement à Marseille en raison de la situation au Mali. Un conseil de défense a été convoqué à 15 heures à l'Elysée.
L'OPÉRATION "DURERA LE TEMPS NÉCESSAIRE"
Au niveau international, la France avait préparé le terrain en demandant, vendredi, au Conseil de sécurité de l'ONU "d'accélérer la mise en œuvre de la résolution 2085" qui autorise notamment le déploiement d'une force internationale au Mali.

Dans cette lettre, Paris "informe" aussi le Conseil que "les forces armées françaises ont apporté, en réponse à la demande [malienne] et en concertation avec nos partenaires, notamment dans la région, leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre des éléments terroristes". Cette opération "durera le temps nécessaire", ajoute le texte. Selon des diplomates, l'intervention française se fonde en particulier sur l'article 51 de la Charte de l'ONU, qui prévoit un "droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée". La France n'est pas tenue dans ce cadre d'obtenir une autorisation du Conseil mais l'en informe.
"IL N'Y A PAS DE LIEN" AVEC L'OPÉRATION EN SOMALIE
Selon l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, l'opération est coordonnée par un commandement "tactique", basé au Mali, et un commandement "stratégique", à Paris. "On est dans une phase de montée en puissance", a-t-il ajouté.
La France a été, dans un premier temps, la seule puissance étrangère impliquée dans cette opération, à la demande du Mali. Le chef des opérations militaires malien, le colonel Oumar Dao, a affirmé que des soldats sénégalais et nigérians étaient également présents, dans le cadre de la force de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui a annoncé pour sa part le début du déploiement de ses troupes d'ici dimanche. Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé la création d'une force de 3 300 soldats ouest-africains avec un soutien logistique occidental qui doit encore être déployée. Le Burkina Faso a annoncé le déploiement de 500 hommes, comme le Niger. Les Etats-Unis, qui approuvent l'opération, pourraient apporter un appui "logistique" et des drones de surveillance.
Enfin, le gouvernement a souligné que l'intervention militaire française au Mali et l'opération menée en Somalie, qui se serait soldée par la mort de l'otage français Denis Allex, étaient "totalement déconnectées". L'intervention en Somalie "aurait pu avoir lieu plus tôt, elle avait été même envisagée plus tôt, et les conditions géographiques, techniques, météorologiques n'étaient pas réunies", a expliqué Jean-Marc Ayrault. Selon lui, "il n'y a donc pas de lien, d'autant plus que l'intervention française au Mali n'était pas, comme vous le savez, programmée".
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POUR VOUS DIRE QUE DANS DE ABDUL MBAYE COMME IDRISS DEBY FRANCE= ONU OU LA FRANCE A ELLE SEULE A LE POINT DE L'ONU POUR LES PAYS DE L'AOF.WALAYE NDEYSSANE .
L'opération française au Mali a un autre but, le seul d'ailleurs : la RÉDUCTION de la POPULATION MONDIALE.
Et pour vous, réduire la population mondiale, c'est réduire les NOIRS et les MUSULMANS. Par deux moyens : la GUERRE (comme vous savez la provoquer !) et la CONTRACEPTION source de tous les cancers chez les femmes africaines.
Il n'y a que les insectes que vous pouvez tromper.
S'il y a du terrorisme au Mali, c'est le sel dans la marmite. Et vous ne parlez que du sel.
Le véritable problème au Mali, et ça, vous et vos médias, vous le cachez aux insectes, c'est l'indépendance de l'AZAWAD.
Dites-moi pourquoi on ne parle plus de l'AZAWAD, ni dans les discours ni dans les infos, mais seulement de terrorisme, pour faire peur aux insectes ?
C'est pour vous dire monsieur que vous avez perdu d'avance.
Vous avez des couilles ? Alors pourquoi vous ne descendez pas sur le terrain arme au poing, épauler vos hommes que vous lancez à la gueule du désert ?...
Non... vous n'avez pas de couilles, mais une gueule puante qui sert des diatribes nauséabondes que seuls les insectes aiment.
Aussi longtemps que des Africains ne comprendrons pas la supercherie et réagirons comme Verri
on ne pourra pas marcher debout par nous même.
En fait la CEDEAO peut intervenir dans les territoires sous sa juridiction sans demander l'autorisation de l'ONU. La Quantité d'avions et d'hélicoptères utilisée au Mali par la France est disponible au niveau de l'ensemble des pays de l'Afrique de l'Ouest. Pour le Financement les banques centrales pouvaient acheter les bons du trésor de chaque état....
La question n'est pas est-ce qu'on peut faire ? mais plutôt pourquoi dès qu'on parle d'un pays qui parle Français la France est en pointe.
La réponse est très simple :
La France à besoin de sa "chasse gardée" en Afrique pour justifier son statut de grande puissance.
il ne faut pas regarder ce qui se passe sur la scène il faut s'intéresser aux coulisses.
on aurait pu attaquer rapidement comme en Lybie et en !irak; ce n'est pas fait ! Pourquoi ?
il fallait laisser les assaillants s'organiser pour résister !
Les Maliens et autres bougnouls vont donc s'entretuer
mais surtout le pays va être détruit et il y'aura la PAGAILLE !
situation idéale pour que firmes pétrolières puissent s'emparer
moyennant chantage de l'important bassin pétrolier de taoudéni, au Nord Mali
c est une bonne nouvelle que les djihadiste aiENt conquit ces 2 territoires maliens c est vraimment une bonne chose car comme je le disais tantot le charia sera bien bien instaurer dans toute les pays d aafrique de l ouest et cette conquete se poursuivera dans toutE l afrique durant un siecle. Tous va adherer dans le charia et dans ce cas nul ne sera au dessous de a loi aujour dhui c est mali demain c est senegal et laaaaa il battron le senegal en une semaine c est sur le mali sera biento conquit comme dans les temps coloniales
et LA les cretiens et autre pratiques ou sectes religieuses seront obliger de vaquer ou de fuirr dans les foret de la casamance et les eglise se feront detruire et certain marabout commme petit pagne se verront pendu commee un chevre
vive mujao
BOY KAOLACK
Au moins, Déby a été honnête et claire. Il a dit ce qu'il y a . Et c'est valable pour tous les autres patins à la tête des pays de la zone franc. Des pantins que la France a aidé à installer. Ils s'exécuteront au doigt et à l'oeil du maître.
Alors de ce Déby là, est-ce qu'on peut s'attendre à ce qu'il réclame du procès de Habré la restitution des milliards volés, si la France lui demande de ne pas le faire parce que c'est un point du procès qui risque d'éclabousser des protégés de la France ? N'est-ce pas claire ça ? Ou faut-il un dessin ?
Cet interview de Paris Match a peu de chance d'être lu tel quel dans les rues des villes du Tchad. Les chiens de garde de la presse tchadienne auront vite fait de n'extraire que les phrases qui seront tout honneur pour Déby, pour les répéter à satiété sur les oreilles du pauvre petit peuple.
Ainsi, nous pauvres africains, continuons de vivre l'esclavage. Mais cette fois, le blanc n'est pas là pour nous chicotter. Non, il n'en a pas besoin. Il a réussi à cloner nos fils et à les installer aux sommets de nos états. Alors, ce sont eux qui vont nous chicotter.
Et si on creait des terroristes pour signer des contracts et gagner des elections pour son canditat.
Des fois je me demande si le mouvement Y EN A MARRE n'etait pas des integristes formates pour defendre une cause :constitution-charia
Quelle est cette réalité ? C’est d’abord la servitude de quinze pays africains à la monnaie française. Un système de parité fixe, sans équivalent dans l’histoire monétaire, ligote la monnaie de ces pays, à la monnaie française, hier le franc français, aujourd’hui l’euro. La singularité de ce système, c’est l’arsenal légal et statutaire qui régit le fonctionnement de la zone franc. Le lecteur est vivement invité à lire avec attention l’analyse que fait Nicolas Agbohou de cet arsenal. A ce jour et à notre connaissance, seuls deux auteurs ont consacré leur ouvrage à cette analyse : feu le professeur Joseph Tchundjang Pouémi, dans un livre paru au début des années 1980s, Monnaie, servitude et liberté – La répression monétaire de l’Afrique [1] et Nicolas Agbohou, dans le livre que vous tenez en mains. C’est dire l’importance de ce livre et l’exceptionnelle valeur du travail qu’a accompli Nicolas Agbohou.
Livre Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique
La réalité du franc CFA et de la zone franc, c’est aussi et peut-être surtout, le nazisme monétaire. Mettre en lumière cette autre réalité est l’un des intérêts majeurs de la présente et nouvelle édition du livre de Nicolas Agbohou. Le franc CFA, ou franc des Colonies Françaises d’Afrique, est créé le 25 décembre 1945 par un décret signé par trois Français [2] qui ont en commun un double caractère : ils sont imbus de la suprématie blanche ; ils sont de fervents acteurs de l’agression coloniale contre l’Afrique. Surtout, leur pays, la France, vaincue et conquise par l’Allemagne hitlérienne en mai 1940 vient de subir cinq années d’occupation nazie. Or cette occupation n’avait pas que le caractère spectaculairement bestial des hordes de soldats allemands soumettant les Français, pillant et versant le sang. L’occupation allemande de la France fut aussi un formidable champ d’exécution du nazisme monétaire externe.
Conçu par Herman Goering, ministre de l’économie de Hitler, et appliqué aux territoires conquis par les troupes allemandes, le nazisme monétaire externe allemand n’avait que deux objectifs : soumettre et piller. Parce qu’elle était, et de loin, le plus gros des territoires conquis par l’Allemagne, la France a subi le nazisme monétaire allemand avec beaucoup plus de rigueur que les autres territoires eux aussi conquis par l’Allemagne, par exemple la Belgique et la Pologne. Curieusement, alors qu’il existe des tonnes de livres, de mémoires, de thèses de doctorats et d’articles sur l’occupation nazie de la France, et que chaque année apporte de nouvelles publications sur le sujet, il n’existe quasiment rien sur le nazisme monétaire infligé par les Allemands aux Français. Pourquoi ?
La grande surprise ici, c’est le silence des Français, de leurs historiens et de leurs universitaires, d’habitude si diserts, sur ce qui est sans doute l’épisode le plus saignant de l’histoire contemporaine de leur pays. Il faut remonter soixante trois ans plus tôt, pour trouver un Français écrivant sérieusement sur ce sujet : René Sédillot, qui publie en 1945, son livre intitulé Le Franc enchaîné – Histoire de la monnaie française pendant la guerre et l’occupation. Sédillot constate : « Avec les siècles, les formes de pillage sont devenues plus savantes. Les anciens Germains dévastaient en toute simplicité les pays qu’ils avaient conquis. Leurs descendants, en 1940, ont recouru à une méthode de rapine plus subtile et plus fructueuse : ils ont mis le mark à 20 francs ».
Zone CFA Copyright, United Nations, 2008
Cette manipulation du taux de change, à l’avantage exclusif du conquérant est l’une des caractéristiques du nazisme monétaire appliqué à la France, nazisme monétaire que celle-ci, une fois libérée du joug hitlérien, appliquera aussi, intégralement et même en l’accentuant à l’Afrique. Ce n’est pas une surprise, les Français créent le CFA en 1945, après l’occupation nazie, la même année où Sédillot publie son livre. Pour cette création, ils ont au préalable récupéré l’arsenal statutaire du nazisme monétaire que leur a infligé l’Allemagne et qui fut entre autres inclus dans la convention d’armistice signée le 22 juin 1940 entre la France conquise et l’Allemagne conquérante. Les Français ont alors fait du copier-coller : à leur tour, ils ont retourné l’arsenal nazi contre les Africains, de sorte que le franc CFA et la zone franc, c’est du nazisme monétaire.
Parmi les nombreux mérites de la présente édition de Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique, l’un des plus instructifs est donc que Nicolas Agbohou, ici, est l’un des premiers auteurs à jeter la lumière sur le caractère foncièrement nazi de la zone franc. Du coup, il montre aussi la transmutation par laquelle, la France, d’opprimée et exploitée par l’Allemagne hitlérienne, est devenue oppresseur et exploiteuse de l’Afrique, en usant du nazisme monétaire. Nicolas Agbohou ouvre ainsi un vaste domaine de recherches que devront explorer historiens, économistes et divers chercheurs.
Nicolas Agbohou n’est pas qu’un chercheur. Il est aussi un combattant pour la justice. Son livre est un outil de ce combat. Combat contre le double caractère malsain des pères fondateurs du franc CFA : suprématie blanche, agression coloniale de l’Afrique. Double caractère qui est hélas une immuable constante de la zone franc et qui permet à l’Etat français de réussir l’exploit de maintenir intact son système de domination monétaire des pays CFA, malgré les « indépendances » qu’elle leur a accordées dans les années 1960s. Rien n’a changé, pas même le sigle : on a gardé CFA, qui signifie désormais quelque chose comme Communauté Financière d’Afrique.
Combat contre l’infantilisation dans laquelle la zone franc maintient l’Afrique, infantilisation qui relève du syndrome « Ne-le-faîtes-pas-vous-même, nous-nous-en-chargeons-pour-vous » . Au lieu de gérer eux-mêmes leurs réserves, les États CFA les confient au Trésor français. Au lieu de fixer eux-mêmes leurs objectifs de taux d’inflation, ils se contentent de singer ceux de la France et aujourd’hui de l’eurogroupe. Au lieu de favoriser et intensifier les échanges entre eux, les États CFA miment les « critères de convergence » définis par la France et l’eurogroupe. Au lieu de se doter des moyens techniques pour fabriquer eux-mêmes leur monnaie, ils se contentent de tout sous-traiter aux imprimeries de la Banque de France, qui facturent au prix fort. Au lieu d’encourager l’émergence d’une élite africaine d’économistes et financiers compétents et indépendants, capables de défendre les intérêts africains, de promouvoir le point de vue africain et de le faire entendre dans le monde, les Etats CFA, s’en remettent aux « experts » de la Banque de France et du Trésor français ou à ceux des institutions multilatérales comme le FMI ou la Banque Mondiale.
Toute politique sans contradicteurs est corrompue. C’est précisément le cas de la zone franc et du franc CFA en Afrique. Dans cette zone, les questions monétaires sont un sujet tabou, la répression sévère, parfois meurtrière, comme ce fut probablement le cas concernant le décès, certains disent l’assassinat de Tchundjang Pouémi. Les premiers responsables de cette situation sont les dirigeants africains. Au lendemain des « indépendances », ils ont embarqué leurs populations dans l’impasse du franc CFA, lequel n’est rien d’autre que la prolongation de l’agression coloniale et raciale contre l’Afrique. Cette monnaie a admirablement servi le but pour lequel il fut créé : être l’instrument de « l’appauvrissement automatique de l’Afrique et de l’enrichissement automatique de la France » , pour paraphraser René Sédillot. Il y avait d’autres voies. Par exemple celle choisie par les pays du Maghreb, dès qu’ils se sont libérés du joug colonial français. Ces pays se portent aujourd’hui infiniment mieux que les pays CFA. Toutes les études le montrent, la décision de quitter la zone franc est pour beaucoup dans la meilleure santé économique de ces pays maghrébins.
Le travail de Nicolas Agbohou peut donc être considéré comme une œuvre salutaire contre la corruption en Afrique. En déchirant le voile du tabou, en mettant le débat sur la place publique, en présentant aussi objectivement que possible tous les termes du débat, il rend un grand service à l’Afrique entière. S’il vise les décideurs qui, par leurs fonctions dans l’appareil d’État, sont capables de prendre les mesures nécessaires à la libération monétaire de l’Afrique, Nicolas Agbohou s’adresse d’abord au plus commun des citoyens africains : bien informés, ceux-ci seront mieux armés pour obliger leurs dirigeants à prendre les meilleures décisions. Ici encore, il faut rendre hommage à Nicolas Agbohou : il a abandonné le jargon des hommes de sa profession, les économistes, pour utiliser une langue simple, que peut comprendre tout Africain qui accepte de faire le moindre effort personnel.
Au livre de Tchundjang Pouémi publié voici bientôt trente ans, les adeptes du statu quo néocolonial et les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont répondu par un silence. Total black out. Ils ont refusé le débat. Il n’y a pas eu débat. Ils ont été imités par leurs relais dans les cercles influents, en l’occurrence le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, qui ont la mainmise sur les questions économiques ou stratégiques concernant l’Afrique. Les banques centrales des pays CFA ont réagi exactement comme ces adeptes et ces bénéficiaires. A la première édition de Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique, publiée en 1999, l’année de l’introduction de l’euro, on a observé encore la même réaction de ces adeptes, de ces bénéficiaires et de ces banques centrales. Jusqu’ici, cette réaction, ainsi que la répression et l’intimidation contre la pensée libre en Afrique ont bloqué tout débat sur ce qui est sans doute le plus grand scandale monétaire de toute l’histoire et aussi la principale cause de l’appauvrissement de centaines de millions d’Africains.
Les choses pourraient être différentes avec la présente édition. Deux éléments nouveaux poussent à le croire. D’abord, l’euro n’a apporté aux Africains aucun des nombreux bienfaits qu’on leur avait promis lors de l’introduction de cette monnaie et de l’arrimage du franc CFA à elle. Au contraire, les populations africaines souffrent aujourd’hui plus que jamais de l’asservissement du franc CFA à l’euro : l’appréciation considérable de l’euro par rapport au dollar a pour conséquence l’appréciation automatique du franc CFA et donc aussi une dévastatrice perte de compétitivité des pays CFA.
Second élément, le plus important, la guerre en Côte d’Ivoire. La guerre que les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont provoquée en Côte d’Ivoire ces cinq dernières années, a permis à grand nombre d’Africains, en premier lieu les Ivoiriens, d’identifier clairement les ennemis de l’Afrique. Des millions d’Africains sont descendus dans la rue pour affronter les chars ennemis et protéger les responsables Ivoiriens décidés à défendre l’intérêt Africain et à mettre fin au néocolonialisme dont le franc CFA n’est qu’un aspect. Un nombre considérable d’Africains, souvent des jeunes, sont morts dans ce combat pour la libération de la Côte d’Ivoire et celle de l’Afrique.
Une responsabilité particulière est donc placée sur les épaules des dirigeants actuels et futurs de la Côte d’Ivoire. Toutes ces victimes, tous ces jeunes, sont-ils morts pour rien ? Le débat pour la libération définitive de l’Afrique ne peut plus être interdit. Or cette libération passe, à notre avis, par un rejet du franc CFA. Il ne peut donc plus y avoir tabou, et aujourd’hui, l’on ne peut plus répondre à Nicolas Agbohou par le black-out.
Mieux, les dirigeants de Côte d’Ivoire, ont pour ainsi dire l’obligation d’aller de l’avant sur le chemin de la libération. Or il se trouve que, malgré la guerre qui a considérablement affaibli ce pays, économiquement, politiquement et administrativement, le divisant en deux territoires antagonistes, l’un aux mains des rebelles et de leurs commanditaires étrangers, la Côte d’Ivoire demeure et de loin, la plus importante économie de l’UEMOA, représentant à elle seule près de 40% du PIB de cette union. La sortie de la Côte d’Ivoire de l’UEMOA sonnerait le glas de la zone franc.
Tout ceci souligne l’importance exceptionnelle aujourd’hui de la Côte d’Ivoire pour le progrès en Afrique. L’année 2008, est annoncée comme aussi l’année des élections en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens, quel que soit leur niveau de responsabilité, doivent bien saisir la portée des choix qu’ils auront à effectuer lors de ces élections. Tout mouvement vers la libération étant pour l’instant invisible dans la zone CEMAC soumise à des autocrates s’éternisant au pouvoir, totalisant près de deux siècles d’exercice continu de dictature, c’est à l’UEMOA que revient la tâche de lancer la marche vers l’émancipation de l’Afrique. Et à l’intérieur de l’UEMOA, c’est au leader de cette union, la Côte d’Ivoire, de donner le cap.
Il se trouve que Nicolas Agbohou, patriote panafricain convaincu, est aussi Ivoirien. Il se trouve aussi que c’est en Côte d’Ivoire que Tchundjang Pouémi a élaboré sa théorie et rassemblé les éléments qui lui ont permis d’écrire son livre. Nicolas Agbohou, en digne successeur de Tchundjang Pouémi, est un Ivoirien conscient des responsabilités qui incombent à son pays dans le combat sans merci contre le nazisme monétaire français en Afrique. Les dirigeants ivoiriens pourraient-il l’écouter ? Les dirigeants Africains pourraient-ils lui prêter l’oreille ?
Président de l’Assemblée nationale ivoirienne Mamadou Koulibaly AFP
« L’Europe est indéfendable » , a écrit Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme. Actuel président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly a dit « Le franc CFA est moralement indéfendable » .
Après 63 ans d’existence, qui peut citer un seul résultat probant du franc CFA qui démentirait ce dirigeant ivoirien ? Aujourd’hui, qui peut défendre le nazisme monétaire en Afrique ? Quels Africains le peuvent ?
François Ndengwe Chercheur à TELEMA Paris, le 22 février 2008
Voir aussi :
Video : l’histoire du franc cfa
Ouvrage : Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique (Nouvelle édition)
Video : Le Franc CFA et les comptes d’opérations
Et je dirai à Hollande ,la guerre ne vient juste que commencer et vous connaissez la suite....
Abraham Lincoln
THIEUY IBRAHIMA YIS !!! Ils sont pratiquement tous des LAMPES walaye ndeyssane.
Hey ici c'est pas le 93
ne nous fatigue pas avec tes sardines à la con.
Comment peux-tu vouloir te libérer du joug économique et financier des Français pour te jeter dans celui des Pu..s de Salafistes.
Tu es incapable de te la tenir tout seul pour pisser ou quoi ?
Le fait d'être musulman ne doit pas faire de toi un pantin des idéologies arabes rétrogrades. Ne laisse pas tes potes de quartier te laver le cerveau.
Le chemin vers le tout puissant ne passe pas par l'Arabie tout comme il ne passe pas par l'Occident.
Tu sais les ploucs dans ton genre et les manipulateurs venus d'Occident ou ailleurs on en veut pas !
Allez régler vos comptes ailleurs qu'en Afrique.
Va voir l'islam et tu verra bien que l'histoire des noirs ne commence pas à partir de l'esclavage mait s bien avant depuis le judaisme il y avait des noirs puissant et riche alors que les blancs on cacher toute l'histoire des noirs en nous prenant pour des sauvages.
Comprend que l'état du vatican n'a été créer que pour dominer le monde avec leur suprématie blanche et l'histoire de l'afrique se trouve làbas, nos écritures anciennes sont làbas c'est pour ça que le majordome du pape à été virer parcequ'il voulait balançer la vérité au monde.
C'est pour ça que je suis anti occident mais ce que veut combattre l'occident c'est à dire l'islam. A MORT L'OCCIDENT, A MORT LA FRANCE, ANSARDINE AND CO VAINCRA MEC. toi tu sera toujours un dormeur esclave d'une société ou le noir ramasse les miettes et tant que le noir ne connaitra jamais son histoire il sera toujours sous domination occidentale
Dis moi ce que tu n'aimes pas et qui date du 7eme siecle.je t'expliquerai avec l'aide de Dieu.je t'ecoute
Je t'encourage vivement à ne pas choisir entre l'impérialisme et la barbarie.
Ne vois-tu pas que les Impérialistes et les barbares viennent chez toi pour se battre.
l'Afrique dois être vraiment belle pour faire l'objet d'autant de convoitise.
Sérieusement ose et trouve le courage de concevoir et de t'appliquer une troisième option.
Le jour où tu le fera tu marcheras vraiment sur tes deux pieds comme un homme.
je prefere mieux voir la cdeao à la place de la france car ils connaissent mieux le terin que la france.
pas de afganistan au mali.
ALLEZ AU NORD MALI comme des jeunes sont allés défendre leurs idées en affrontant Franco bande de tarlouzes qui n'avaient honte rien....La Tour Eiffel vous sourit et accessoirement vous la met bien profond..SVP commentez les combat de Modou, le prix des Maybach du sculpteur, et le nombre de tracteurs de amar tse (minuscule),les charrettes souleymane ndéné, et la cellulite de miss diongoma....
Ajoutons à celà un goût immodéré pour la palabre...Décidément, colonisée ou pas, par les Français ou les Chinois, l'Afrique noire, non seulement est mal partie, comme disait l'autre, mais elle n'est pas sortie d'affaire!
Pour nous il était presque évident que la partition du Mali était dans leur programme et le rejet par les islamistes de cette partition et leur volonté de faire de la totalité du Mali une république islamique sonnait presque comme une mélodie !
Aujourd’hui encore, on a l’impression que les islamistes, par leur coup de force complètement hasardeux contraignent le Mali et ses amis à la suppression de la « frontière » qui n’était là que par leur propre volonté. La preuve : dès qu’ils ont voulu que ça change, ça a commencé à changer. La témérité des islamistes qui sauve l’intégrité territoriale du Mali ! Ils n’auront pas un Mali islamique. Ils laisseront le Mali entier. Sanogo exit?
Par ailleurs, le terroriste « en battle-dress » risque de quitter le désert. Quel visage lui donnera-t-on dans sa traque? Celui du barbu ou celui du salafi ? Celui de L’arabo-berbère ou celui de l’anglophone ?
Le piège de l’instabilité se serait-il refermé sur notre sous-région ?
Bravo pour l'analyse et le questionnement.
Maintenant pour bien anticiper les solutions possibles je t'invite à remplacer le terme "sous-région"
par celui "d'Afrique de l'Ouest"
Face aux Arabo-berbères, Anglophone et autre Francophone ou Francophiles le mot "Afrique de l'Ouest" t'aidera à trouver des solutions très pratiques.
Un père ou une mère qui n'encourage pas son enfant à faire face à la vie n'est pas un bon parent.
Un pompier qui met le feu pour ensuite venir l'éteindre n'es pas un bon pompier.
Celui qui fait la charité en faisant sonner les trompettes n'est pas charitable.
quel peuple n'a pas été envahi ,quel peuple n'a subit l'esclavage ,le colonialisme .le drame des africains ,pour paraphraser le nain ,c'est qu'on ne veut pas entrer dans l'histoire alors laissons aux autres le faire pour nous.
Il est temps de comprendre que ces Francais et autres n agsissent que pour leur propre interet. Le Mali sera divisé et ils en profiertont pour user et abuser des richesses de ce pays...
apres Cote d ivoire ils vont au Mali