Occupation du Nord-Mali : l’autre vrai paternalisme occulté par Tariq Ramadan

  • Par : Saphirnews.com | Le 25 janvier, 2013 à 11:01:12 | Lu 15161 fois | 59 Commentaires
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Occupation du Nord-Mali : l’autre vrai paternalisme occulté par Tariq Ramadan


À supposer que Tariq Ramadan ait un différend personnel voire politico-idéologique avec la France, cela frôle l’indécence de vouloir régler ses comptes pendant que se déroule sous nos yeux un véritable drame du peuple malien. Il a saisi cette opportunité pour s’attaquer à la politique africaine de la France, dont l’armée s’est mobilisée pour libérer le Nord-Mali à une période cruciale.


Sans prendre la défense d’un pays qui a ses choix et ses orientations que nous ne partageons pas totalement, il faut tout de même admettre que si la France n’était pas intervenue, il aurait fallu deux jours de plus pour que les troupes d’occupation sous couvert d’« islamisation » arrivent à prendre Bamako et continuer allègrement leur chemin afin d’instaurer, sur une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest, l’émirat « islamique » longtemps rêvé par Mokhtar Belmokhtar.


Pour dire que l’enjeu majeur pour nos pays n’est pas la résurgence de ce discours refuge de Ramadan cherchant habilement à rallier aussi bien la gauche traditionnelle africaine que les néo-islamistes galvanisés par les victoires en demi-teinte des Frères musulmans du Maghreb et de l’Égypte. Peut-être ignorait-il que la nouvelle génération africaine avait dépassé ce débat et se préoccupait plus d’avenir.


Un impérialisme idéologique

L’article de Tariq Ramadan est, certes, intéressant sous plusieurs aspects, y compris, la critique du suivisme intellectuel de nos élites et de la faiblesse de nos États et régimes qui ont fait qu’avec tout le poids historico-symbolique nous ayons encore besoin de la France pour libérer le Nord du Mali. Mais je reste persuadé que François Hollande, sous le feu des critiques de la presse française et d’une certaine opinion, avait tellement à faire en politique intérieure qu’il se serait bien passé d’une guerre dans un contexte aussi morose.


La réflexion de Tariq Ramadan serait plus complète et crédible s’il avait, avec la même vigueur, dénoncé le processus historique et les constructions idéologiques qui amenèrent Ansar Dine et ses membres à s’attaquer au patrimoine de Tombouctou.


Mais il n’a pas pu ni voulu dénoncer avec la même vigueur cet impérialisme idéologique des pays et organisations du monde arabe, qui, sous couvert, d’islamisation de l’Afrique, financent et appuient des mouvements et ONG remettant, aujourd’hui, en cause l’existence même de l’État malien. Et, on peut légitimement se demander, à qui le tour demain ?


Il faut garder présent à l’esprit que des mouvements comme Ansar Dine et leurs alliés d’AQMI ont pour but déclaré de réislamiser le Sahel africain comme si l’islam ne s’y était pas répandu depuis le Moyen Âge dans le cadre d’un long processus constructif et harmonieux attesté par toutes les sources historiques.


C’est cette croyance à une infériorité spirituelle du musulman africain qui est à la base de l’activisme de nombre d’ONG et de pays arabes au « secours » de l’« Afrique musulmane ». En d’autres termes, un impérialisme sur le lit d’un paternalisme d’un autre genre que Tariq Ramadan n’a pas voulu dénoncer. Peut-être même ne le perçoit-il pas, certainement emporté par les lieux communs de l’idéologie d’une « internationale musulmane », dont les adeptes africains sont aussi des inféodés d’un autre impérialisme.


L’infériorisation du nègre dans l’historiographie arabe

L’attaque au patrimoine de Tombouctou par des phalanges venues du nord du Sahara est un retour de l’Histoire. Elle s’inscrit dans la même logique que celle qui avait animé le sultan marocain Mansour Al-Dhahabi, en 1595, lorsqu’il mobilisa son armée pour, disait-il, islamiser le Songhaï alors que Tombouctou était le centre d’un bouillonnement intellectuel depuis le XIIe siècle. L’épisode qu’en a retenu l’historiographie arabe est encore plus sinistre et plus révélateur de l’état d’esprit d’infériorisation du nègre : les armées d’Al-Mansour capturèrent comme esclave l’un des plus grands oulémas de son temps, Ahmed Baba, déporté finalement à Marrakech.


Mais, au-delà des faits, ce sont le discours et l’idéologie qui sont tout aussi « impérialistes » et réducteurs. En réalité, dans le subconscient arabe, au Maghreb comme au Machrek, il n’a jamais été considéré que l’Africain puisse être « bon » musulman. La perception « folklorique » qu’avaient donnée à l’islam « noir » certains commis coloniaux devenus « chercheurs » dans l’Afrique de l’entre-deux-guerres, perpétuée, ensuite, par des africanistes hexagonaux et certains de leurs disciples africains, a fortement déteint sur la manière qu’ont les Arabes musulmans de regarder leurs « frères » du sud du Sahara.


Mieux, l’image d’une Afrique « sans civilisation, terre de l’irréligion » (ad-dîn ‘indahum mafqûd) rejointe par les théories de la tabula rasa, véhiculée par Ibn Khaldoun (Muqaddima) et noircie par l’intellectuel syrien Mahmoud Shâkir, dans son Mawâtin shu’ûb al-islâmiyya, est restée intacte dans certains imaginaires. Ce dernier auteur, à titre d’exemple, présente le Sénégal, qu’il n’a peut-être jamais visité, comme un pays avec ses « sauvages et cannibales » dépourvu de toute pratique ou pensée islamique « respectables ».


Le massacre du patrimoine de Tombouctou par ces bandes armées financées par des pays et organisations arabes me conforte davantage dans l’idée que, derrière le bannissement systématique des pratiques religieuses des communautés originaires d’Afrique, il y avait le mépris d’une catégorie de musulmans qui n’auraient que le choix d’une posture mimétique s’ils voulaient rester « dans la communauté ». L’expression la plus parfaite de la négation de l’apport de l’Afrique à la civilisation islamique. On dirait revivre les pires moments de la théorie ayant orienté l’entreprise coloniale, dont Tariq Ramadan critique sélectivement les résidus. Mais il ne s’attaque pas à la substance de ce paternalisme arabe sous couvert d’islamisation qui veut arriver à bout des équilibres sociaux comme de l’harmonie longtemps louée des sociétés africaines musulmanes.


En fait, il est passé parmi les choses admises qu’il y a une éternelle mission islamisatrice dont les Arabes, cette minorité dominante du monde musulman, seraient naturellement investis. Le Qatar a son « croissant rouge », qui appuie Ansar Dine à Gao, et le Koweït son Agence des musulmans d’Afrique comme l’Arabie Saoudite pilote, par milles officines, la World Association of Muslim Youth (WAMY), généreuse donatrice de la célèbre mosquée de Goodge Street, à Londres, bastion du jihadisme européen.


Un islam « africain » plus « folklorique » ?

Cette croyance est tellement ancrée qu’elle marque l’attitude de mépris de la part des intellectuels du monde arabe vis-à-vis de l’islam africain et de sa production. J’en fus témoin irrité, c’est dans l’enceinte de la prestigieuse université de Californie, à Los Angeles, qu’un haut responsable de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), dont Tariq Ramadan est la star préférée, avait laissé entendre que l’islam « africain » était plus « folklorique » que « spirituel », répondant, ainsi, à un chercheur américain encore intéressé par l’enrichissante diversité de l’islam !


Le plus grave est que ce paternalisme arabe sur les musulmans de « seconde zone » que seraient éternellement les Africains se nourrit d’un vieil imaginaire savamment entretenu. C’est incroyablement, encore Ibn Khaldoun, pourtant esprit éclairé de son temps, qui les traitait de « wahshiyyûn » (sauvages) cannibales « ya’kulu ba’duhum ba’dan » ignorant toute notion de civilisation « tamaddun, hadâra ».


La pensée religieuse n’a pas été en reste lorsque dans la Risâla d’ibn Zayd al-Qayrawânî, faisant encore curieusement référence dans nos pays, il fut mentionné dans un esprit foncièrement esclavagiste qu’il était banni (yuharramu) de commercer avec les habitants du Bilâd Sûdân (pays des Noirs) qui sont des « impies » (kuffâr).


Comme aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne d’alors devait être le dindon de la farce théologico-politique entre le kharijisme « banni » et un sunnisme dominant contrôlant les points d’eau sur les routes du commerce caravanier. Dans des relents de pure nostalgie Khalîl al-Nahwî pleure encore l’Afrique musulmane qui ne saurait avoir de personnalité propre que par les « profondes influences » de ce qu’il appelle la « civilisation arabo-musulmane » (Ifrîqiyya-l-Muslima ; Al-Huwiyya-d-dâ’i‘a ; L’Afrique musulmane, l’identité perdue).


L’avenir de l’Afrique subsaharienne

C’est cette vision qui accompagne l’entreprise de déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest par la prédication d’une forme de religiosité née des contradictions ayant eu cours dans un monde arabe qui a longtemps valsé entre arabisme et islamisme pour en arriver à sa présente impasse.


Je crois personnellement qu’il était mal venu de la part de Tariq Ramadan de vouloir transposer ses différends avec la France ou l’Occident qu’il dit « meurtri et mourant de ses doutes et des crises économiques, politiques et identitaires qui le traversent ». Soit.


Mais le véritable enjeu pour les pays africains, loin des idéologies importées et des modèles qu’on voudrait y plaquer, est une réflexion sur l’avenir des entités politiques aujourd’hui menacées par cet activisme dont ne parle point Tariq Ramadan.


Pouvait-il ignorer ce vieux projet de zone d’influence d’un islam wahhabite radical clairement identifiable aujourd’hui ? Cette ligne Érythrée-Khartoum encerclant l’Éthiopie « chrétienne », en passant par Ndjaména et traversant les actuelles provinces du Nord-Nigeria appliquant la « sharî‘a », le Niger et le Mali, sous effervescence islamiste, pour aboutir au Sénégal, seul pays d’Afrique noire ayant accueilli par deux fois le sommet de l’OCI et siège régional de la Ligue islamique mondiale entre autres ? Ou bien, dans la démarche ramadanienne, la critique et la dénonciation des complots et conspirations sont aussi sélectives ?


À moins qu’on accorde à Tariq Ramadan le bénéfice d’un doute sur sa connaissance des réalités subsahariennes !


Mais serait-ce même la seule raison si l’on sait que, sur cette question précise de l’intervention française au Mali, Tariq Ramadan adopte la même position que le chef spirituel et idéologue d’Ennahda, le tunisien Rachid Ghannouchi, le Premier ministre marocain Benkirane, le président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, rejoints plus tard par l’emblématique Yusuf Qaradâwî, le prédicateur sous les ordres du Qatar, qui a financé Mokhtar Belmokhtar le nouvel émir autoproclamé de l’Afrique subsaharienne ?


En tout état de cause, dans cette prise de position énigmatique de Ramadan, aussi bien l’occultation du paternalisme arabe savamment drapé du prétexte d’islamisation que la troublante coïnci-concordance avec les déclarations des leaders du panislamisme les plus en vue donnent le tournis aux plus optimistes quant à sa sincérité.

 

* Dr. Bakary Sambe est enseignant-chercheur au Centre d’études des religions (CER), UFR des Civilisations, Religions, Arts et Communication, université Gaston Berger, Saint-Louis du Sénégal.

 



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Commentaire (30)


P En Janvier, 2013 (12:10 PM) 0 FansN°: 1
p
Ki Launnn Méémay Seneweb En Janvier, 2013 (12:37 PM) 0 FansN°: 2
censureeeez bien  :haha:  :haha:  :haha:  :haha: 2 jours sans soleil au sud  :haha:  :haha:  :haha: là j en profite pour la promenade des anglais,,,,plage nice et ki launnne méémay seneweb :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha:  :haha: 
Jo Brax En Janvier, 2013 (12:45 PM) 0 FansN°: 3
QUI NE CONNAIT PAS TARIK - QUI NE CONNAIT PAS SA POSITION?

S'IL A DES COMPTES PERSONNELS A REGLER AVEC LA FRANCE QUI FAIT UN BON BOULOT AU MALI, QU'IL ATTENDE LA FIN DE LA GUERRE. DANS TOUS LES CAS, LUI ET TOUS CEUX DE SON GENRE PEUVENT CONTINUER A PARLER MAIS PERSONNE NE PEUT EMPECHER LE SOLEIL DE SE LEVER ET LE MAL SOUS LE COUVERT DE L'ISLAM NE PASSERA PAS EN AFRIQUE NOIRE.
Le Sociologue Rebelle En Janvier, 2013 (08:30 AM) 0 FansN°: 1
votre texte m'a édifié sur un certain nombre de choses. mais je reste assez dubitatif sur la pertinence d'un point essentiel, lorsque, dès l'entame de votre "réponse" à l'article de tariq, vous insinuez un quelconque compte que ce dernier aurait à régler avec la france. sur cet unique point, je pense que vous avez tort. car tariq est cohérent et constant par rapport à sa position avec la france. d'accord la france a fait du bon boulot. elle a aidé à stopper l'avancée des rebelles qui ont, comme vous le dites, des intentions manifestes et très malsaines de "re-islamiser" l'afrique. mais la france, ses motivations véritables, tout le monde les connaît.

quant à tariq, à moins d'un oubli, qui est une erreur humaine, je ne crois absolument pas qu'il adhérerait à toute forme d'impérialisme, fut-il arabe ou occidental.

je vous remercie d'avoir écrit un très beau texte et d'ouvrir le débat intellectuel ! vous n'êtes pas docteur inutilement.
Sahara.bilad En Janvier, 2013 (13:01 PM) 0 FansN°: 4
la culture arabe ne connait le noir que comme esclave. Et d'ailleurs ils avaient trouvé la meilleure formule pour éviter qu'ils populassent leur territoire : la castration. Les hommes étaient castrés pour éviter la multiplication c'est pourquoi il y a peu de noirs en arabie.

Il n'est pas necessaire de le redire, mais toute religion est d'abord véhiculé par la culture et toute culture de domination et esclavagiste s'appuie sur une idéologie dont la religion.
Fall En Janvier, 2013 (13:04 PM) 0 FansN°: 5
l arabe est la souillure du monde

Paapy En Janvier, 2013 (13:04 PM) 0 FansN°: 6
LES ARABES ONT REUSSI LE TOUR DE FORCE DE CONVERTIR A LEUR THEOLOGIIE VOIRE FANATISER UNE RACE QUI EST SYSTEMATIQUEMENT PARQUEE DANS DES ZONES D'EXCLUSION CHAQUE FOIS QUE C'EST POSSIBLE SURTOUT A LA MEKKE OU SOIT DIT EN PASSANT DES LIEUX SONT SANCTIFIES PIRE QU'A TOMBOUCTOU. CES JIHADO SALAFISTO ISLAMISTES ONT BEAUCOUP PLUS DEMATIERE A REFORMER ET D'EDIFICES A DETRUIRE DANS LES PAYS ARABES QU'EN AFRIQUE NOIRE ET FIER !!!!
Magu Deugg En Janvier, 2013 (13:38 PM) 0 FansN°: 7
Cher professeur, je respecte hautement votre analyse mais regrette que vous ne vous limitiez qu 'a un niveau tres

simpliste de la situation.

Personne professeur n'est pour l'occupation du nord Mali par qui que ce soit: independentistes, extremistes ou autres, le Mali est un pays souverain. Mais professeur, pourquoi la France et non les Nations Unies?

Pourquoi pas La France pour arreter en son temps les massacres au Rwanda, en Bosnie, en Palestine, en ... casamance, en Ouganda, au soudan, au tchad...?

La France n'intervient et n'est intervenue que pour ses interets geostrategiques.

Les <> sont maintenant le parfait pretexte pour s'attaquer, occuper un pays et s'accaparer de ses richesses.

Prenons de la hauteur et analysons sur la evenements actuels qui secoent le monde et qui se ressemblent...
Yass En Janvier, 2013 (15:30 PM) 0 FansN°: 1
merci maggu deugg
Noirsattention En Janvier, 2013 (02:28 AM) 0 FansN°: 2
les arabes et leur religion – l’islam ce n’est pas un patrimoine partagé avec les arabes, il faut la savoir dès maintenant – créez votre propre religion et laissez-les avec leur religion. c’est tout et point final.
Noirsattention En Janvier, 2013 (02:29 AM) 0 FansN°: 3
les arabes et leur religion – l’islam ce n’est pas un patrimoine partagé avec les arabes, il faut la savoir dès maintenant – créez votre propre religion et laissez-les avec leur religion. c’est tout et point final.
Hééééééeee En Janvier, 2013 (08:58 AM) 0 FansN°: 1
l'islam est un patrimoine partagé entre tous les musulmans,
noirs, blancs, jaunes, ......
et si certains d'entre nous agissent mal au non de l'islam, libres à eux mais à nous de les combattre
Mamou Deug En Janvier, 2013 (19:34 PM) 0 FansN°: 8
Maggu deug,c est au contraire ton analyse qui est totalement superficielle! N occultons pas le vrai debat qui interpelle aujourd hui tous les peuples d afrique noire: comment federer nos forces politiques,intellectuelles et militaires pour barrer la route a ces hordes arabes arrieres et racistes qui n ont pour unique dessein que de nous asservir ! Vive le Mali, vive la cedeao,vive l ua, vive l amitie franco africaine!

marre marre marre des arabes! restez chez vous
Mh En Janvier, 2013 (20:14 PM) 0 FansN°: 9
bonsoir,



j'ai pas lu l'intégralité de l'article mais il s'apparente plus à un procès d'intention qu'autre chose. je crois que vous devriez relire l'article de Monsieur Ramadan dans son intégralité. Un chercheur est par définition objectif. Par conséquent, votre analyse doit se fonder uniquement sur des choses factuelles pas une construction intellectuelle. Monsieur Ramadan, si j'ai bien compris, a voulu juste nous mettre en garde contre l'euphorie que pourrait provoquer l'intervention de la France au Mali car à tort ou à raison la France nous a habitués a leurs interventions à géométrie variable qui dépendent en grande partie aux postures des dirigeants africains par rapport à leurs intérêts. Pour les exemples, on peut en avoir un rayon. A moins que vous ne lisiez dans ses pensées comme le font si bien certains intellectuels français notamment Caroline Fourest.

c'est dommage qu'une belle plume se verse dans le jeu du bas de la ceinture. Plus de hauteur Monsieur SAMB.

??? En Janvier, 2013 (23:34 PM) 0 FansN°: 1
mh, en analysant les deux articles de tr et du professeur samba, on trouve que le pr samb a fait preuve d'une capacité intellectuelle largement supérieure à celle de tr qui a cherché à faire entendre ces différences avec les occidentaux.
Le Sociologue Rebelle En Janvier, 2013 (08:38 AM) 0 FansN°: 2
comme vous, j'écoute beaucoup tariq. j'ai eu la même impression que vous lorsque j'ai lu cet article: un procès d'intention contre tariq. caroline fourest , même si elle lit tariq a un seul objectif, déconstruire sa thèse au prix souvent d'une évidente malhonnêteté. alors elle n'est pas l'exemple de l'intellectuel.

a part ce dernier point que je vous reproche et la véhémence de vos deux dernières phrases, je suis d'accord avec vous sur tout.

que dieu vous garde !
Le Sociologue Rebelle En Janvier, 2013 (08:41 AM) 0 FansN°: 3
comme vous, j'écoute beaucoup tariq. j'ai eu la même impression que vous lorsque j'ai lu cet article: un procès d'intention contre tariq. caroline fourest , même si elle lit tariq a un seul objectif, déconstruire sa thèse au prix souvent d'une évidente malhonnêteté. alors elle n'est pas l'exemple de l'intellectuel.

a part ce dernier point que je vous reproche et la véhémence de vos deux dernières phrases, je suis d'accord avec vous sur tout.

que dieu vous garde !
Le Sociologue Rebelle En Janvier, 2013 (08:41 AM) 0 FansN°: 4
comme vous, j'écoute beaucoup tariq. j'ai eu la même impression que vous lorsque j'ai lu cet article: un procès d'intention contre tariq. caroline fourest , même si elle lit tariq a un seul objectif, déconstruire sa thèse au prix souvent d'une évidente malhonnêteté. alors elle n'est pas l'exemple de l'intellectuel.

a part ce dernier point que je vous reproche et la véhémence de vos deux dernières phrases, je suis d'accord avec vous sur tout.

que dieu vous garde !
Emti En Janvier, 2013 (20:39 PM) 0 FansN°: 10
Salam professeur,

votre lecture, ou bien témoigne d'une méconnaissance totale des questions géostratégiques qu'énonce Tariq Ramadan dans son article, ou bien d'une mauvaise foi que je ne saurai expliquer.

Tariq Ramadan, dans son article en date du 17 janvier 2013, dit, je cite :

"il faut commencer par le commencement et prendre une position claire. L’idéologie et les pratiques des réseaux et groupuscules salafi jihadistes et extrémistes sont à condamner de la façon la plus ferme. Leur compréhension de l’islam, leur façon d’instrumentaliser la religion et de l’appliquer en imposant des peines physiques et des châtiments corporels de façon odieuse est inacceptable. Encore une fois la conscience musulmane contemporaine, et internationale, doit s’exprimer haut et fort, le dire et le répéter, cette compréhension et cette application de l’islam sont une trahison, une horreur, une honte et les premiers à devoir s’y opposer devraient être les musulmans eux-mêmes et les Etats des sociétés majoritairement musulmanes. Politiquement, intellectuellement et avec toute la force de leur conscience et de leur cœur. Cette position ne doit souffrir aucune compromission."

Je ne sais donc par quelle magie vos en êtes venu à conclure qu TR cautionnerait ce qu'ill se passe au Mali. Ayez au moins l'honnêteté intellectuelle de restituter fidèlement les propos de monsieur Ramadan. Je pourrai encore citer des passsages entiers de son papier qui contredisent clairement les propos que vous lui attribuez, c'est vraiment pathétique. Lui même, citant le Canard enchaîné condamne l'alliance (supposée) du Qatar avec la France via TOTAL, ce même Qatar qui soutiendrait financièrement et logistiquement le MLNA.



Tariq Ramadan a bien raison de poser la question de ce qui motive réellement la France à intervenir. Personnellement, j'eusse souhaité que nos pleutres gouvernants africains soient intervenus avant la France; mais devant leur irrepsonsabilité, je ne peux saluer l'intervention de la France, en demandant au peuple malien de rester vigilant pour la suite.



En vous lisant, on voit bien en réalité que vous vous servez de Tariq Ramadan et de la situation au Mali pour traiter un autre sujet qui vous tient à coeur (un papier que vous avez certainement dû écrire dans un autre contexte, et que vous nous servez sans hors d'oeuvre).



Diarama
??? En Janvier, 2013 (23:24 PM) 0 FansN°: 1
emti, au contraire, moi, je pense que les pays à majorité musulmane doivent avoir honte car ils auraient dû dire la vérité et arrêter de financer ces islamistes terroristes sans aucun état d'âme qui se comportent comme des barbares.
Ciri En Janvier, 2013 (23:43 PM) 0 FansN°: 2
evidemment tariq cautionne ce qui se passe au mali comme du reste morsi,et certainement tous ceux qui pensent que l'intervention de la france n'est pas utile ou bien ne proposent aucune solution immédiate pour résoudre la crise malienne.ramadan est très lucide mais subtile.il ne propose rien aux maliens et préfère ponté du doigt l'intervention française qui pour l'instant est la seule qui permet aux maliens de récupérer leur territoire.
je crois que cette fois-ci tariq a été emporté par son obsession à combattre tout ce qui vient de l'occident meme s'il
a choisi de vivre en europe plutot que de rejoindre ces islamistes au sahel ou retourner en egypte
Der En Janvier, 2013 (22:28 PM) 0 FansN°: 11
Professeur nous devons repenser notre spiritualité africaine. Je prône le repli sur nos valeurs en conformité avec ce que nos marabouts nous ont légué. L'arabisme de l'islam devient une problématique qu'il faut intégrer désormais dans nos réflexions scientifiques sociales et religieuses
C Ca En Janvier, 2013 (00:55 AM) 0 FansN°: 12
s'il n'y avait pas tentative d'invasion des islamiste contre le mali y'aurait pas eu l'intervention francaise. donc il faut traiter le mal par la source et la source c'est cette tentative et cet ambition d'islamiser le monde alor k Dieu mém n'a pas voulu d'une religion dominante sur terre. la preuve il a donné le pouvoir à ces messagers et l'a repris avant k'ils ne couvre le monde car le monde lui apartient a lui tt seul et ns aime tous du noir au blanc de l'até au musulman
Wow En Janvier, 2013 (01:07 AM) 0 FansN°: 1
chers chretiens arretez de vous defouler sur les musulmans.nous savons que vous detester aussi bien l'islam que les jihadistes ,calmez vous mais vous perdez votre temps.islam mom law ba fawwwwwwwwwwww
Zale En Janvier, 2013 (23:38 PM) 0 FansN°: 1
notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du mali actuellement. je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la france qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'afrique de l'ouest. comme on le sait le mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la france intervient au mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la france? où était la france quand ce coup s'est perpétré?
et de passage, dites à macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de bokassa et de mobutu. ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Wow En Janvier, 2013 (08:55 AM) 0 FansN°: 13
@Wow, ne confonds pas vitesse et précipitation.

Il ne s'agit pas de parler de chrétiens ou musulmans
Professeur Sankhare En Janvier, 2013 (11:33 AM) 0 FansN°: 14
Excellent article, mon cher collègue! Pourquoi Ramadan n'a-t-il jamais dénoncé l'invasion barbare de ces bandits soi-disant islamistes? Il est temps que les Africains refusent d'être prisonniers des théories idéologiques étrangères! Félicitations!



Professeur Oumar SANKHARE
Samourai11 En Janvier, 2013 (19:15 PM) 0 FansN°: 1
ces barbares sont des barbares de la france qui s' en sert comme casus belli et comme mercenaries pour atteindre ses objectifs de politique exterieure. l' occident a non seulement contribute a ce qui se passé au mali en detritus ant la libye, elle aussie apportion son soutien financier et logistique a ces bandes terroristes a travers l' action d' etats vassaux comme le qatar. le grand paradoxe dans cette histore c' est que pendant qu' on combat le terrorisme au mom de la democratie au mali, on collabore avec ces meme terroristes en syrie pour abattre le regime de assad. nous sommes ici en presence de ce que david icke appelle probleme-reaction-solution: la france souhaiterai boutter la chine hors du mali elle n' a n' en pas les moyens economiques, militairement elle ne saurait le faire ouvertement sans se heurter au droit international et a son opinion publique. alors elle cree au mali une situation qui pousse le monde a mendier la solution d' intervention. l' intervention francaise en libye a permis d' armer les touaregs. le coup d' etat contre att a eu lieu parce que ni lui ni ses successeurs potentiels ne voulaient pas du deal 20/80 que la france proposait sur les ressources du mali. alors intervint le capitaine sanogo.il est quand meme curieux de se debarrasser d' un president a 1 mois d' une election a la quelle il n' est pas candidat. ce qui se passé au mali n' est rien d' autre qu'un reamenagement geopolitique. ayant perdu l' initiative diplomatique et commerciale au profit de nouvelles puissances emergeantes comme la chine, l' occident cherche a changer les choses par la force, sachant que la chine n' est pas encore prete a repondre sur ce front. on a vu la meme chose au soudan, au congo. demain ce sera l' algerie et le nigeria. cette guerre au mali est donc avant tout une guerre de ressources conduite sous le couvert d' un nuage de fumee antiterrosiste. ceux qui en doutent aujourdhui seront convaincus demain quand la paix reviendra. il suffira alors de voir quelle multinationale obtiendra tel contrat sur telle mine ou telle ressource et a quel pourcentage. avec ce genre de politique, il est facile de comprendre pourquoi l' afrique a du mal a s' en sortir.
Samourai11 En Janvier, 2013 (19:20 PM) 0 FansN°: 2
pr. sankhare, est-ce que vous vous etes pose la question de savoir qui sont reellement derriere ces bandits terroristes? aves vous reflechi sur l' existence d' un lien de cause a effet entre la destruction de la libye et la situation au mali et qui en est responsable?

merci.
Grammairien En Janvier, 2013 (14:36 PM) 0 FansN°: 15
Pr Oumar Sankharé on voit bien pourquoi vous avez été le seul Pr agrégé de grammaire après Senghor que la France a être refusé le visa.La raison est que le petit danseur de Pape Thiopet est plus il utile que vous.Retenez que votre protégé le très pédant Pr Bakary Sambe est un nain devant Tariq Ramadan, ils boxent pas dans le même ring. :sn: 
Tarik En Janvier, 2013 (23:43 PM) 0 FansN°: 1
notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du mali actuellement. je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la france qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'afrique de l'ouest. comme on le sait le mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la france intervient au mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la france? où était la france quand ce coup s'est perpétré? 
et de passage, dites à macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de bokassa et de mobutu. ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Tarik En Janvier, 2013 (23:43 PM) 0 FansN°: 2
notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du mali actuellement. je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la france qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'afrique de l'ouest. comme on le sait le mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la france intervient au mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la france? où était la france quand ce coup s'est perpétré? 
et de passage, dites à macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de bokassa et de mobutu. ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Tarik En Janvier, 2013 (23:44 PM) 0 FansN°: 3
notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du mali actuellement. je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la france qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'afrique de l'ouest. comme on le sait le mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la france intervient au mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la france? où était la france quand ce coup s'est perpétré? 
et de passage, dites à macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de bokassa et de mobutu. ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Tarik En Janvier, 2013 (23:44 PM) 0 FansN°: 4
notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du mali actuellement. je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la france qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'afrique de l'ouest. comme on le sait le mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la france intervient au mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la france? où était la france quand ce coup s'est perpétré? 
et de passage, dites à macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de bokassa et de mobutu. ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Universitaire En Janvier, 2013 (12:45 PM) 0 FansN°: 5
quels sont tes éléments de comparaison .??pour dire que le doteur sambé est un nain devant ramadan!!
Zamallek En Janvier, 2013 (23:56 PM) 0 FansN°: 16


Notre cher professeur devrait apprendre sans nul doute ce proverbe wolof qui dit "di daw daay tàbbi ci mbënd", car c'est exactement le cas du Mali actuellement. Je ne reviendrai pas sur le probleme de ansar dine qu'il a parfaitement bien expliqué, mais sur le role de la France qui, comme dit encore en wolof "mag du fecc si yalnaa dee", n'intervient que pour raffermir sa mainmise sur sa chasse gardée que représente l'Afrique de l'ouest. Comme on le sait le Mali est l'un des plus grands exportateurs d'uranium du monde, sinon le premier, en plus d'être un pays geostratégiquement trés important pour l'installation des bases miltaires européennes et américaines. Donc c'est véritablement pécher de naïveté que de croire que la France intervient au Mali pour sauver un pays ami de longue date des bras d'islamistes coupeurs de mains et de têtes. Qui croyez-vous est derrière ce caporal putshiste qui a illégitimement déposé un président légitime et aimé du peuple, si ce n'est la France? Où était la France quand ce coup s'est perpétré?

Et de passage, dites à Macky de ne se fatiguer à essayer de rapatrier les milliards volés, ils sont dans une bonne planque entre les mains de ce pays assassin et voleur. Demandez aux centrafricains ou aux congolais oú sont passées les fortunes de Bokassa et de Mobutu. Ils vous donneront une idée de ce qui va se passer chez nous.
Aimes Toi En Janvier, 2013 (02:22 AM) 0 FansN°: 17
Je note que sur 15 commentaires... 10 sont contre l'article qui a mon ensemble nous livre un angle de lecture pertinent et qui doit pousser à la réflexion. Il semble nous dire qu'il y a les blancs, qui dominent, les "arabes" qui veulent dominer et le "noir" qui sont dominés car n'ayant jamais confirmer leur apport a la civilisation de l'universelle ... islamique
Dready En Janvier, 2013 (12:33 PM) 0 FansN°: 18
Très bonne analyse professeur. Pour ma part, j'ai toujours cru que les arabes ont du mal à reconnaitre la participation des noires dans la civilisation musulmane à l'exemple de Tombouctou

Sow Souleymane En Janvier, 2013 (15:32 PM) 0 FansN°: 19
Excellent et fort instructif professeur.
Allah Le Tout Puissant! En Janvier, 2013 (17:27 PM) 0 FansN°: 20
Pourquoi on a tjs besoin des occidentaux pour resoudre nos problemes de société en tout cas ils n'ont pas besoin de nous et ils nous melent pas de leur affaires.

O Africains il est temps que nous nous réveillons, des pays mécreants comme ces occidentaux qui osent légaliser des mariages homesexuels qu'est ce qu'ils viennent nous amerder.

Pourquoi l'afrique elle meme ne peut pas s'unir et extreminer ces kaffars dites extremistes qui sont financer par ces maudits lobbies et écarter tous soutients occidentaux car ils nous soutiennent pas vraiment ils sont là pour leurs sales gueules.

Ils faut vraiment que les Africains en particuliers nos dirrigeant vainquent leurs peurs et leurs faiblessent et font face eux -memes à ces conflits une fois pour tout ce que puissent etre vraiment indépendant, libre ,régarder l'exemple de la chine si ce n'est que les occidentaux en particulier la france qui ont besoin d'eux ,ils sont pas besoins d'eux.



Comment des pays non musulmans qui combattent l'islam dans tous les sens,comment on peut compter sur ces gens encore des tromperies et on a toujours rien compris...



Ils faut vraiment qu'ils s'éloignent de nos richesse car c'est juste ca qui leur interessent ou du moins il faut que ca soit clair pour tout le peuple africain au niveau des acccords ou traités...............

Il n'y a pas de puissances si ce n'est qu'à Allah et je comprends pas comment des Musulmans dits croyants se montrent faibles devant ces mécréants........L'Afique réveiller vous vous etes capables nous sommes capables de se developper sans compter sur ces maudits diables par la force nos coeurs unis dans le bon chemin et pour l'interet de tout le monde.....Wasala...

 En Janvier, 2013 (18:24 PM) 0 FansN°: 21
Oui, que savent ces théoriciens de malheur sur l'humanité ou encore sur les humanités...Les Tarik Ramaedan et les autres! Qu'ils aillent d'abord se ressourcer dans les arceaux d'Alazhar égyptienne, et à quelques lieues de ce joyau des Fatimides, et pour ceux qui veulent aborder ces questions de religions, il leur faut d'abord aller sentir le fluide spirituel qui émane des momies de vieux rois et de vieilles reines qui, peut être ont encore des confidences à faire à tous les ignorants des temps présents, aller aussi dans la plus vieille Eglise Copte où Marie la sainte a allaité son Bébé qui allait devenir Prophète vénéré dans le Coran, plus loin encore dans l'histoire de l'humanité, les chroniques révèlent que des sociétés humaines existaient avant la première Bible des hébreux. Mais ce qui controverse les admis, crus, établis, ce fut ces coptes qui portaient des voiles élégants, ne cachant point le visage des femmes, car là, ce fut une survivance de la culture du monde ancien égyptien, alors aujourd'hui, ces prêtres, chrétiens, musulmans, pour ne pas évoquer les hébreux qui n’envahirent guère aucun peuple au nom de la religion selon l'l'histoire, l’histoire dresse face à ces illuminés nés des contours aventureux de l’histoire, un tableau de vérités irréversibles qui luttent naturellement contre leurs hallucinations (al awham) qu'ils érigent en dogmes et lois. Illettré fut-iil, le prophète Mohamed reçut le message qui recommandait ' Demander la science , même s'il faudrait la quêter dans le monde et jusqu'en Chine'. Aujourd'hui, musulman croyant, laïque croyant, ne saurait guère admettre l'Islam dévié, devenu un fond de commerce pour ceux qui en ont profité depuis ded siècles....Un autre musulman est né! il doit être écouté parce qu'il est le seul qui écoute les fulgurances poétiquement humanistes de Mohamed, le Nabi des tellurismes cosmogoniques.....Mr Ramadan, va te faire fiche, et réviser ta petite et naine biographie....Envoyez lui ce message, Merci.....Mais la FEMME EST REINE!!!!
Saada En Janvier, 2013 (19:12 PM) 0 FansN°: 22
Le nombre exact des membres de la famille Al Saoud n'est pas connu. Secret d'Etat... Evaluée à environ sept mille, dont quatre mille mâles, la famille royale est très prolifique (à titre d'exemple, le roi Abd el Aziz a eu trente-six fils, le roi Saoud, cent deux enfants) et revêt maintenant la forme d'une véritable classe sociale. Classe de privilégiés, bien sûr, dont la puissance financière est considérable et le train de vie en général ostentatoire. Les princes se sont imposés dans tous les secteurs de la vie du pays, ils sont partout. « Houm ahl e bit », ils sont les maîtres de la maison, comme on le dit dans le petit peuple. A titre de comparaison, la famille royale omanaise compte, outre le sultan Qabous, à peine vingt-cinq princes qui mènent une existence discrète et sans histoires. Les membres de la famille royale saoudienne émargent tous à une liste civile dont le montant est soigneusement gardé secret. On peut tenir pour acquis qu'un jeune prince de rang moyen perçoit une indemnité mensuelle de base de 100 000 francs. Celle-ci sera augmentée avec l'âge et les charges de famille. Quand il se marie, il bénéficie d'un prêt sans intérêt pour construire sa résidence, mais cette libéralité ne peut être accordée qu'une fois. Les princesses perçoivent les mêmes avantages. Il arrive que ces princes et princesses écrivent au roi pour solliciter une aide financière exceptionnelle. Il est rare que leur requête soit rejetée, en particulier en période de ramadan, pendant laquelle le Coran recommande d'être généreux. Pour mieux fixer les idées, un prince de moyen lignage ayant la quarantaine peut avoir une demeure à Riyad, une autre à Djedda, un « camp » (groupe de tentes ou de caravanes, en général dotées de tout le confort) dans le Nadjd, un plateau désertique où il viendra passer ses week-ends d'hiver, un appartement à Paris ou à Londres et un pied-à-terre en Espagne. Il a un parc automobile d'une dizaine de voitures avec, pour son usage personnel, l'incontournable Mercedes 300 ou 600 ou la prestigieuse BMW 735 et au moins une, voire deux 4x4 Toyota ou Nissan, ainsi qu'un van GMC Suburban ou autre véhicule de ce type pour transporter les enfants et les nannies philippines... Sa voiture personnelle a généralement une plaque spéciale, ornée de l'emblème saoudien : un palmier au milieu de deux sabres croisés. A Paris, il descend plutôt au George-V, pour être plus près des Champs-Elysées, et déjeune au Fouquet's - le rendez-vous des Saoudiens en goguette, notamment pendant l'été. A Cannes, il prend une suite au Noga-Hilton, où l'ambiance est plus moyen-orientale. Le roi Abd el Aziz avait demandé aux princes de rester à l'écart des affaires : « Ne rivalisez pas avec les marchands sur leur terrain ; sinon, ils deviendront vos rivaux sur le terrain politique. » Le moins que l'on puisse dire est que le message n'a pas été entendu. Depuis la mort du roi Fayçal, qui fut le dernier obstacle à cette ruée vers les affaires, presque tous les princes, grands et petits, se sont lancés dans des activités commerciales. Les sociétés de contracting ou de trading leur appartenant en nom propre ou par l'intermédiaire d'un « faux nez » se sont multipliées. L'exemple venant d'en haut, cette boulimie commerciale s'est accrue après l'avènement du roi Fahd, dont le goût pour le business est connu. Cette occupation peut être lucrative, et comporte peu de risques. Le prince ne fait qu'apporter son nom et son réseau familial de relations. Il met rarement de l'argent au pot : les fonds nécessaires sont en général empruntés aux banques locales à des taux bonifiés. Pour le quotidien et l'essentiel du travail, il dispose en général d'un ou de plusieurs Libanais, Syriens ou Egyptiens. Quand il a plus de moyens, le prince a un ou deux assistants américains ou, plus souvent, anglais, qui sont certainement les Occidentaux les moins chers sur le marché saoudien et les plus disposés à venir travailler dans ce pays. Récemment, un entrepreneur saoudien qui avait publié une offre d'emploi dans un journal londonien eut la surprise de recevoir plus d'un millier de réponses. Le mauvais état du marché du travail en Grande-Bretagne n'explique pas tout... La magie du désert n'est pas morte de l'autre côté du Channel. Beaucoup de princes possèdent des fiefs qui leur ont été attribués ou qu'ils se sont taillés sur mesure. Ainsi, l'un des fils du roi a un droit de regard sur tout ce qui touche aux installations sportives, que ce soit pour leur construction ou pour leur entretien. Dans ce pays où l'on a vu large en matière de sport, la rente doit être confortable. Un autre fils du souverain possède la société qui a le monopole des contrôles techniques auxquels sont astreints, de façon périodique, les véhicules à moteur. Eu égard au nombre de voitures et de camions qui roulent en Arabie, les revenus ne devraient pas, là non plus, être à dédaigner. Certains princes sont encore moins regardants sur les moyens d'enrichissement. Des bruits persistants associent des émirs à la contrebande d'alcool. Eux seuls en effet ont - avec les diplomates - la possibilité d'importer des conteneurs sans s'exposer aux tracasseries de la douane. Comme dans tous les pays de prohibition, le commerce des vins et liqueurs est ici florissant et profitable. Une bouteille d'un litre de Johnnie Walker Black Label vaut au marché noir jusqu'à 1 000 riyals (1 600 francs) pendant les fêtes de fin d'année, 500 environ en temps normal... Certains émirs sont-ils associés à l'importation de drogue, comme on le murmure ? Il n'y a jamais eu de preuve. Remarquons cependant que, là aussi, la tentation doit être forte lorsque l'on est quasiment assuré de ne pas être fouillé à l'entrée sur le territoire. Au chapitre des petits trafics, il faut relever celui des permis de résidence, auquel les moins nantis des Al Saoud se livrent, sans scrupule apparemment : un permis pour deux ans vaut environ 4 500 riyals (7 200 F), et il n'est pas rare qu'un prince ait un fonds de 400 clients, pakistanais, indiens ou autres. Ce créneau fructueux est également exploité par beaucoup de « petits » Saoudiens pour améliorer leurs fins de mois. Il va sans dire que ces importations de main-d'oeuvre, qui s'organisent au gré des besoins des princes, accroissent de façon anarchique le nombre des expatriés et aggravent la situation d'un marché du travail déjà saturé. Mais il y a belle lurette que les grands princes ne se satisfont plus de ces petits profits. Plus on grimpe dans la hiérarchie familiale, plus la familiarité avec l'argent augmente en même temps que les besoins financiers... La famille Al Saoud aime l'argent au point d'être cupide. Mais elle peut aussi s'enorgueillir de brillantes réussites, telle celle du petit-fils d'Abd el-Aziz, le prince Al Walid ben Tallal, dont la grand-mère était circassienne et la mère fille de l'ancien président libanais Riad Solh. Ce prince est déjà, à moins de 40 ans, milliardaire en dollars. En 1991, sa participation au capital de Citicorps Bank monte à 10 %, en y injectant d'un coup 500 millions de dollars. Il possède 10 % des prestigieux magasins new-yorkais Sacks et est l'actionnaire majoritaire de la chaîne hôtelière américaine de luxe Fairmont. Ce prince a également beaucoup investi en Arabie, surtout dans la distribution (supermarché Zazizia, bien connu des habitants de Riyad, et chaîne Panda), ainsi que dans le secteur bancaire (il est le principal actionnaire de la United Saudi Commercial Bank). L'homme appartient au monde de la finance internationale et à la race des managers. Actif et travailleur, il est sans doute un des rares businessmen de la famille, un de ceux qui ne se contentent pas de toucher des commissions ou d'être des « partenaires dormants », attendant de percevoir leur jackpot annuel. Audacieux, il vient de se faire connaître en France en rachetant environ 20 % des actions d'Euro Disneyland, pourtant en situation financière difficile. Il s'est enfin porté candidat, en association avec la société Accor, au rachat de la chaîne hôtelière Méridien. Il faut également citer la réussite du prince Mohammed Ben Fahd, fils du roi, qui est à la tête d'un des groupes les plus importants du pays, la société Al Bilad. Nommé, il y a deux ans, gouverneur de la province orientale, le prince a dû mettre un bémol à ses activités commerciales. La réussite du prince Fahd Ben Abdallah Ben Abderahman à la tête de l'énorme société Maouared est aussi impressionnante. Mais cela n'est rien, comparé à la fortune du roi Fahd, estimée à un moment par Fortune Magazine à plus de 20 milliards de dollars. Le roi possède, en Arabie, douze palais, dont l'extraordinaire Al Yamamah de Riyad. Il s'est fait construire, depuis la guerre du Golfe, un bunker NBC (protection contre les armes nucléaires, bactériologiques et chimiques) de plus de 14 000 m2, dont 7 000 m2 habitables, qui comporte, outre une partie réservée au prince héritier, tous les éléments constitutifs des palais saoudiens : majlis pour les audiences, enfilades de bureaux et de salons, appartements royaux et toutes sortes d'équipements, dont une salle de chirurgie équipée pour opérer à coeur ouvert, ainsi qu'une cage de Faraday de 600 m2. Le roi s'y est réfugié, en janvier 1992, pendant quelques jours, après que le président Bush eut expédié une dizaine de missiles Tomahawk sur les environs de Bagdad, pour contraindre Saddam Hussein à se montrer plus coopératif avec l'Onu. Sans doute le souverain, qui a gardé un mauvais souvenir des SCUD lancés contre son pays pendant la guerre du Golfe, voulait-il se mettre à l'abri d'une éventuelle riposte irakienne. Son séjour a été d'autant plus discret que personne d'autre n'était aussi bien protégé. Un autre bunker de ce genre est en construction sous le palais royal de Djedda. Mais, faute de crédits, les travaux semblent arrêtés. Le besoin, à vrai dire, ne s'en fait pas sentir. Le roi est en effet hors de portée des missiles irakiens (s'il en reste) ou iraniens. Peut-être songe-t-il à une action ennemie soudanaise, ou yéménite... Le souverain possède également plusieurs yachts, dont l'un est estimé à 100 millions de dollars. Amoureux du spectacle de la mer beaucoup plus que des sports liés à celle-ci, le roi a aménagé une île pour lui et sa famille à une cinquantaine de kilomètres au nord de Djedda... C'est là qu'il passe ses week-ends d'été lorsqu'il séjourne dans la province occidentale. Il a, d'autre part, une villa près de Cannes, une autre, de 3 hectares, à Genève, un domaine de 33 hectares sur les bords du lac Léman, pour l'aménagement duquel il est en conflit avec les riverains, un palais à Marbella et une propriété dans les Yvelines qui fut un temps sous les feux de l'actualité lorsqu'on parla à son sujet de la construction d'une bretelle d'accès privée à l'autoroute de l'Ouest. Devant la tempête soulevée par cette affaire dans l'opinion française, le roi, qui n'aime guère ce type de publicité, a abandonné prudemment le projet. Apparemment sans douleur excessive, car il n'a jamais visité cette propriété et ne la visitera probablement jamais, vu son âge et son état de santé. D'ailleurs, la proximité de l'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole rend cette demeure peu habitable pour un souverain qui ne badine ni avec son intimité ni avec la sécurité. On peut se demander, à l'énoncé de tous ces inconvénients, si l'achat de cette demeure était bien utile, et s'il n'a pas été surtout une bonne affaire pour l'inévitable courtier libano-syrien. Enfin, pour clore brillamment cette liste immobilière, qui n'est évidemment pas exhaustive, rappelons que le souverain s'est fait bâtir à Djedda une île artificielle reliée à la terre par une autoroute privée et plantée d'essences rares. Sur cette presqu'île, il a édifié un somptueux palais et un port pour son yacht. C'est dans ce décor, à la confection duquel les meilleurs architectes intérieurs français et italiens ont apporté leurs talents, que le roi vit les trois quarts de l'année. Le résultat de ces concours européens n'est pas toujours du meilleur goût. Il plaît en tout cas au maître de céans, qui consacre une bonne partie de son temps à la décoration de ses palais et de leurs jardins... Khaled Ben Sultan, le fils aîné du sultan, fut, pendant la guerre du Golfe, commandant en chef des troupes arabes et islamiques. Ses talents de stratège furent à l'époque contestés, notamment par le général Norman Schwarzkopf, qui n'en dit pas que du bien dans ses Mémoires. Mais il était aussi - et peut-être surtout - chargé du gîte et du couvert de plus de 600 000 soldats. Dans ce domaine, il se révéla excellent organisateur, ainsi qu'homme d'affaires avisé. Il fit tellement danser l'anse du panier et gagna tellement d'argent (3 milliards de dollars, dit-on) qu'il fut limogé quelques mois après la libération du Koweït sous la pression des religieux. L'homme a sans doute souffert de cette disgrâce qu'à vrai dire il ne méritait pas plus que d'autres. Mais il est vrai qu'il avait eu aussi tendance à se prendre pour le « Père la Victoire », ce qui, aux yeux du roi Fahd, était certainement encore moins pardonnable. En attendant son retour aux affaires - après la mort du roi ? -, il gère, entre Londres et Riyad, sa colossale fortune, à laquelle il a ajouté récemment le journal libanais Al Hayat. Dans l'exercice de ce dernier hobby, le prince s'est jusqu'à présent montré plus libéral et respectueux de l'éthique journalistique que prévu. Ce respect de l'opinion des autres est suffisamment rare ici pour ne pas le passer sous silence. Le prince Bandar Ben Sultan, actuel ambassadeur aux Etats-Unis, est une des figures les plus médiatiques de la famille. Fils du ministre de la Défense et d'une esclave noire, il vécut une jeunesse difficile. L'islam ne reconnaît pas la notion d'enfant bâtard, mais n'exige pas pour autant que le père traite tous ses rejetons de la même façon. Le jeune Bandar fut ainsi délaissé par son père au point que le roi Fayçal s'en émut et fit des remontrances à son ministre de la Défense. Celui-ci adopta dès lors une attitude plus paternelle. Le jeune prince a puisé dans les difficultés de son enfance une motivation que ses autres frères n'ont pas. Il fit de brillantes études : élève du Royal Air Force College britannique, il a terminé sa formation d'officier de l'armée de l'air en suivant les cours de différentes écoles américaines. Membre de la mission militaire saoudienne aux Etats-Unis, il a été ensuite attaché militaire à Washington et enfin ambassadeur au même poste... Le prince Bandar Ben Sultan entretient depuis longtemps d'excellents rapports avec tous les poids lourds de l'industrie américaine et en particulier avec les grandes sociétés d'armement. Une grande partie des contrats militaires signés par l'Arabie pendant et après la guerre du Golfe sont passés par lui. L'habileté du prince semble également avoir été utilisée par les Britanniques pour vendre leurs Tornado. Tout cela s'est fait en parfaite coordination avec l'entourage du souverain. Il va sans dire que ce remarquable numéro de connivence profite à tous les intervenants. Faut-il dès lors s'étonner que l'homme soit actuellement cité par la presse américaine comme l'un des plus riches du monde ? Le prince, qui attend depuis longtemps le portefeuille des Affaires étrangères, aurait pu avoir un avenir ministériel. Son enrichissement, aussi rapide que suspect, qui a provoqué l'ire des milieux religieux, le lui a jusqu'à présent interdit. Au sommet de la pyramide familiale se tient le prince Sultan. Ministre de la Défense, il gère depuis trente ans la partie la plus grasse du budget saoudien, qui a représenté, au cours des dernières années, 30 % du PIB (la France, à titre de comparaison, y consacre 4 % de son PIB). Il s'est réservé la gestion des contrats d'armement, ce qui, pour beaucoup d'observateurs, n'est évidemment pas innocent. De ce promontoire stratégique, il veille aux affaires, les siennes d'abord, bien entendu. La cour royale est un autre centre de brassage des affaires. Elle est même devenue, ces dernières années, le passage obligé pour les plus gros contrats. Les frères Al Ibrahim, dont la soeur, Umm Azouz, est la troisième femme du roi et la mère du prince Abd el-Aziz, le fils chéri du roi, s'y sont acquis, sous le regard bienveillant du souverain, une réputation de requins de la finance. En association avec le petit prince et l'ambassadeur à Washington, le prince Bandar Ben Sultan, ils furent à l'origine du fabuleux contrat Al Yamamah, signé à la barbe des Français, en 1985. En effet, la Grande-Bretagne réussit à vendre à l'époque, dans le cadre d'un barter (accord de troc) pétrolier, 72 avions Tornado, 30 avions d'entraînement Hawk ainsi que trois chasseurs de mines pour la somme rondelette de 87 milliards de francs. Les Français, qui proposaient le Mirage 2000 et qui avaient pour eux l'avis favorable du comité technique de l'armée de l'air, mais pas les bons agents, perdirent là un marché capital. Les taux de commission crevèrent à cette occasion les plafonds, et atteignirent, dit-on, 40 %. Bien que le Tornado ait généré des frais de maintenance exorbitants - il faut le concours de 23 techniciens au sol pour une heure de vol de Tornado, contre 3 pour le Mirage 2000 -, le royaume a acheté, en 1993, 48 nouveaux appareils pour 26 milliards de francs. Les intermédiaires étaient les mêmes... Depuis 1985, aucun contrat important, civil ou militaire, n'a été signé dans le royaume sans que, à des degrés divers, l'entourage royal ait été impliqué. Les derniers en date - conclus avec Boeing et Mc Donnell - Douglas pour la fourniture d'avions civils, et, plus récemment, avec AT&T pour la mise en place d'un million et demi de lignes téléphoniques - ont montré la toute-puissance du clan des Al Ibrahim, ainsi que l'émergence du prince Abd el Aziz. Ce jeune homme de 23 ans, après avoir fait fortune par l'entremise de ses oncles et en liaison avec le prince Bandar Ben Sultan, n'hésite plus à prendre des affaires en direct. Les sociétés américaines et britanniques ont depuis belle lurette découvert le filon, et l'exploitent sans vergogne. Accrochées à des réseaux qui ont depuis longtemps disjoncté, les firmes françaises hésitent à franchir le pas. Leurs résultats s'en ressentent.
Saad En Janvier, 2013 (19:54 PM) 0 FansN°: 23
Le nombre exact des membres de la famille Al Saoud n'est pas connu. Secret d'Etat... Evaluée à environ sept mille, dont quatre mille mâles, la famille royale est très prolifique (à titre d'exemple, le roi Abd el Aziz a eu trente-six fils, le roi Saoud, cent deux enfants) et revêt maintenant la forme d'une véritable classe sociale. Classe de privilégiés, bien sûr, dont la puissance financière est considérable et le train de vie en général ostentatoire. Les princes se sont imposés dans tous les secteurs de la vie du pays, ils sont partout. « Houm ahl e bit », ils sont les maîtres de la maison, comme on le dit dans le petit peuple. A titre de comparaison, la famille royale omanaise compte, outre le sultan Qabous, à peine vingt-cinq princes qui mènent une existence discrète et sans histoires. Les membres de la famille royale saoudienne émargent tous à une liste civile dont le montant est soigneusement gardé secret. On peut tenir pour acquis qu'un jeune prince de rang moyen perçoit une indemnité mensuelle de base de 100 000 francs. Celle-ci sera augmentée avec l'âge et les charges de famille. Quand il se marie, il bénéficie d'un prêt sans intérêt pour construire sa résidence, mais cette libéralité ne peut être accordée qu'une fois. Les princesses perçoivent les mêmes avantages. Il arrive que ces princes et princesses écrivent au roi pour solliciter une aide financière exceptionnelle. Il est rare que leur requête soit rejetée, en particulier en période de ramadan, pendant laquelle le Coran recommande d'être généreux. Pour mieux fixer les idées, un prince de moyen lignage ayant la quarantaine peut avoir une demeure à Riyad, une autre à Djedda, un « camp » (groupe de tentes ou de caravanes, en général dotées de tout le confort) dans le Nadjd, un plateau désertique où il viendra passer ses week-ends d'hiver, un appartement à Paris ou à Londres et un pied-à-terre en Espagne. Il a un parc automobile d'une dizaine de voitures avec, pour son usage personnel, l'incontournable Mercedes 300 ou 600 ou la prestigieuse BMW 735 et au moins une, voire deux 4x4 Toyota ou Nissan, ainsi qu'un van GMC Suburban ou autre véhicule de ce type pour transporter les enfants et les nannies philippines... Sa voiture personnelle a généralement une plaque spéciale, ornée de l'emblème saoudien : un palmier au milieu de deux sabres croisés. A Paris, il descend plutôt au George-V, pour être plus près des Champs-Elysées, et déjeune au Fouquet's - le rendez-vous des Saoudiens en goguette, notamment pendant l'été. A Cannes, il prend une suite au Noga-Hilton, où l'ambiance est plus moyen-orientale. Le roi Abd el Aziz avait demandé aux princes de rester à l'écart des affaires : « Ne rivalisez pas avec les marchands sur leur terrain ; sinon, ils deviendront vos rivaux sur le terrain politique. » Le moins que l'on puisse dire est que le message n'a pas été entendu. Depuis la mort du roi Fayçal, qui fut le dernier obstacle à cette ruée vers les affaires, presque tous les princes, grands et petits, se sont lancés dans des activités commerciales. Les sociétés de contracting ou de trading leur appartenant en nom propre ou par l'intermédiaire d'un « faux nez » se sont multipliées. L'exemple venant d'en haut, cette boulimie commerciale s'est accrue après l'avènement du roi Fahd, dont le goût pour le business est connu. Cette occupation peut être lucrative, et comporte peu de risques. Le prince ne fait qu'apporter son nom et son réseau familial de relations. Il met rarement de l'argent au pot : les fonds nécessaires sont en général empruntés aux banques locales à des taux bonifiés. Pour le quotidien et l'essentiel du travail, il dispose en général d'un ou de plusieurs Libanais, Syriens ou Egyptiens. Quand il a plus de moyens, le prince a un ou deux assistants américains ou, plus souvent, anglais, qui sont certainement les Occidentaux les moins chers sur le marché saoudien et les plus disposés à venir travailler dans ce pays. Récemment, un entrepreneur saoudien qui avait publié une offre d'emploi dans un journal londonien eut la surprise de recevoir plus d'un millier de réponses. Le mauvais état du marché du travail en Grande-Bretagne n'explique pas tout... La magie du désert n'est pas morte de l'autre côté du Channel. Beaucoup de princes possèdent des fiefs qui leur ont été attribués ou qu'ils se sont taillés sur mesure. Ainsi, l'un des fils du roi a un droit de regard sur tout ce qui touche aux installations sportives, que ce soit pour leur construction ou pour leur entretien. Dans ce pays où l'on a vu large en matière de sport, la rente doit être confortable. Un autre fils du souverain possède la société qui a le monopole des contrôles techniques auxquels sont astreints, de façon périodique, les véhicules à moteur. Eu égard au nombre de voitures et de camions qui roulent en Arabie, les revenus ne devraient pas, là non plus, être à dédaigner. Certains princes sont encore moins regardants sur les moyens d'enrichissement. Des bruits persistants associent des émirs à la contrebande d'alcool. Eux seuls en effet ont - avec les diplomates - la possibilité d'importer des conteneurs sans s'exposer aux tracasseries de la douane. Comme dans tous les pays de prohibition, le commerce des vins et liqueurs est ici florissant et profitable. Une bouteille d'un litre de Johnnie Walker Black Label vaut au marché noir jusqu'à 1 000 riyals (1 600 francs) pendant les fêtes de fin d'année, 500 environ en temps normal... Certains émirs sont-ils associés à l'importation de drogue, comme on le murmure ? Il n'y a jamais eu de preuve. Remarquons cependant que, là aussi, la tentation doit être forte lorsque l'on est quasiment assuré de ne pas être fouillé à l'entrée sur le territoire. Au chapitre des petits trafics, il faut relever celui des permis de résidence, auquel les moins nantis des Al Saoud se livrent, sans scrupule apparemment : un permis pour deux ans vaut environ 4 500 riyals (7 200 F), et il n'est pas rare qu'un prince ait un fonds de 400 clients, pakistanais, indiens ou autres. Ce créneau fructueux est également exploité par beaucoup de « petits » Saoudiens pour améliorer leurs fins de mois. Il va sans dire que ces importations de main-d'oeuvre, qui s'organisent au gré des besoins des princes, accroissent de façon anarchique le nombre des expatriés et aggravent la situation d'un marché du travail déjà saturé. Mais il y a belle lurette que les grands princes ne se satisfont plus de ces petits profits. Plus on grimpe dans la hiérarchie familiale, plus la familiarité avec l'argent augmente en même temps que les besoins financiers... La famille Al Saoud aime l'argent au point d'être cupide. Mais elle peut aussi s'enorgueillir de brillantes réussites, telle celle du petit-fils d'Abd el-Aziz, le prince Al Walid ben Tallal, dont la grand-mère était circassienne et la mère fille de l'ancien président libanais Riad Solh. Ce prince est déjà, à moins de 40 ans, milliardaire en dollars. En 1991, sa participation au capital de Citicorps Bank monte à 10 %, en y injectant d'un coup 500 millions de dollars. Il possède 10 % des prestigieux magasins new-yorkais Sacks et est l'actionnaire majoritaire de la chaîne hôtelière américaine de luxe Fairmont. Ce prince a également beaucoup investi en Arabie, surtout dans la distribution (supermarché Zazizia, bien connu des habitants de Riyad, et chaîne Panda), ainsi que dans le secteur bancaire (il est le principal actionnaire de la United Saudi Commercial Bank). L'homme appartient au monde de la finance internationale et à la race des managers. Actif et travailleur, il est sans doute un des rares businessmen de la famille, un de ceux qui ne se contentent pas de toucher des commissions ou d'être des « partenaires dormants », attendant de percevoir leur jackpot annuel. Audacieux, il vient de se faire connaître en France en rachetant environ 20 % des actions d'Euro Disneyland, pourtant en situation financière difficile. Il s'est enfin porté candidat, en association avec la société Accor, au rachat de la chaîne hôtelière Méridien. Il faut également citer la réussite du prince Mohammed Ben Fahd, fils du roi, qui est à la tête d'un des groupes les plus importants du pays, la société Al Bilad. Nommé, il y a deux ans, gouverneur de la province orientale, le prince a dû mettre un bémol à ses activités commerciales. La réussite du prince Fahd Ben Abdallah Ben Abderahman à la tête de l'énorme société Maouared est aussi impressionnante. Mais cela n'est rien, comparé à la fortune du roi Fahd, estimée à un moment par Fortune Magazine à plus de 20 milliards de dollars. Le roi possède, en Arabie, douze palais, dont l'extraordinaire Al Yamamah de Riyad. Il s'est fait construire, depuis la guerre du Golfe, un bunker NBC (protection contre les armes nucléaires, bactériologiques et chimiques) de plus de 14 000 m2, dont 7 000 m2 habitables, qui comporte, outre une partie réservée au prince héritier, tous les éléments constitutifs des palais saoudiens : majlis pour les audiences, enfilades de bureaux et de salons, appartements royaux et toutes sortes d'équipements, dont une salle de chirurgie équipée pour opérer à coeur ouvert, ainsi qu'une cage de Faraday de 600 m2. Le roi s'y est réfugié, en janvier 1992, pendant quelques jours, après que le président Bush eut expédié une dizaine de missiles Tomahawk sur les environs de Bagdad, pour contraindre Saddam Hussein à se montrer plus coopératif avec l'Onu. Sans doute le souverain, qui a gardé un mauvais souvenir des SCUD lancés contre son pays pendant la guerre du Golfe, voulait-il se mettre à l'abri d'une éventuelle riposte irakienne. Son séjour a été d'autant plus discret que personne d'autre n'était aussi bien protégé. Un autre bunker de ce genre est en construction sous le palais royal de Djedda. Mais, faute de crédits, les travaux semblent arrêtés. Le besoin, à vrai dire, ne s'en fait pas sentir. Le roi est en effet hors de portée des missiles irakiens (s'il en reste) ou iraniens. Peut-être songe-t-il à une action ennemie soudanaise, ou yéménite... Le souverain possède également plusieurs yachts, dont l'un est estimé à 100 millions de dollars. Amoureux du spectacle de la mer beaucoup plus que des sports liés à celle-ci, le roi a aménagé une île pour lui et sa famille à une cinquantaine de kilomètres au nord de Djedda... C'est là qu'il passe ses week-ends d'été lorsqu'il séjourne dans la province occidentale. Il a, d'autre part, une villa près de Cannes, une autre, de 3 hectares, à Genève, un domaine de 33 hectares sur les bords du lac Léman, pour l'aménagement duquel il est en conflit avec les riverains, un palais à Marbella et une propriété dans les Yvelines qui fut un temps sous les feux de l'actualité lorsqu'on parla à son sujet de la construction d'une bretelle d'accès privée à l'autoroute de l'Ouest. Devant la tempête soulevée par cette affaire dans l'opinion française, le roi, qui n'aime guère ce type de publicité, a abandonné prudemment le projet. Apparemment sans douleur excessive, car il n'a jamais visité cette propriété et ne la visitera probablement jamais, vu son âge et son état de santé. D'ailleurs, la proximité de l'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole rend cette demeure peu habitable pour un souverain qui ne badine ni avec son intimité ni avec la sécurité. On peut se demander, à l'énoncé de tous ces inconvénients, si l'achat de cette demeure était bien utile, et s'il n'a pas été surtout une bonne affaire pour l'inévitable courtier libano-syrien. Enfin, pour clore brillamment cette liste immobilière, qui n'est évidemment pas exhaustive, rappelons que le souverain s'est fait bâtir à Djedda une île artificielle reliée à la terre par une autoroute privée et plantée d'essences rares. Sur cette presqu'île, il a édifié un somptueux palais et un port pour son yacht. C'est dans ce décor, à la confection duquel les meilleurs architectes intérieurs français et italiens ont apporté leurs talents, que le roi vit les trois quarts de l'année. Le résultat de ces concours européens n'est pas toujours du meilleur goût. Il plaît en tout cas au maître de céans, qui consacre une bonne partie de son temps à la décoration de ses palais et de leurs jardins... Khaled Ben Sultan, le fils aîné du sultan, fut, pendant la guerre du Golfe, commandant en chef des troupes arabes et islamiques. Ses talents de stratège furent à l'époque contestés, notamment par le général Norman Schwarzkopf, qui n'en dit pas que du bien dans ses Mémoires. Mais il était aussi - et peut-être surtout - chargé du gîte et du couvert de plus de 600 000 soldats. Dans ce domaine, il se révéla excellent organisateur, ainsi qu'homme d'affaires avisé. Il fit tellement danser l'anse du panier et gagna tellement d'argent (3 milliards de dollars, dit-on) qu'il fut limogé quelques mois après la libération du Koweït sous la pression des religieux. L'homme a sans doute souffert de cette disgrâce qu'à vrai dire il ne méritait pas plus que d'autres. Mais il est vrai qu'il avait eu aussi tendance à se prendre pour le « Père la Victoire », ce qui, aux yeux du roi Fahd, était certainement encore moins pardonnable. En attendant son retour aux affaires - après la mort du roi ? -, il gère, entre Londres et Riyad, sa colossale fortune, à laquelle il a ajouté récemment le journal libanais Al Hayat. Dans l'exercice de ce dernier hobby, le prince s'est jusqu'à présent montré plus libéral et respectueux de l'éthique journalistique que prévu. Ce respect de l'opinion des autres est suffisamment rare ici pour ne pas le passer sous silence. Le prince Bandar Ben Sultan, actuel ambassadeur aux Etats-Unis, est une des figures les plus médiatiques de la famille. Fils du ministre de la Défense et d'une esclave noire, il vécut une jeunesse difficile. L'islam ne reconnaît pas la notion d'enfant bâtard, mais n'exige pas pour autant que le père traite tous ses rejetons de la même façon. Le jeune Bandar fut ainsi délaissé par son père au point que le roi Fayçal s'en émut et fit des remontrances à son ministre de la Défense. Celui-ci adopta dès lors une attitude plus paternelle. Le jeune prince a puisé dans les difficultés de son enfance une motivation que ses autres frères n'ont pas. Il fit de brillantes études : élève du Royal Air Force College britannique, il a terminé sa formation d'officier de l'armée de l'air en suivant les cours de différentes écoles américaines. Membre de la mission militaire saoudienne aux Etats-Unis, il a été ensuite attaché militaire à Washington et enfin ambassadeur au même poste... Le prince Bandar Ben Sultan entretient depuis longtemps d'excellents rapports avec tous les poids lourds de l'industrie américaine et en particulier avec les grandes sociétés d'armement. Une grande partie des contrats militaires signés par l'Arabie pendant et après la guerre du Golfe sont passés par lui. L'habileté du prince semble également avoir été utilisée par les Britanniques pour vendre leurs Tornado. Tout cela s'est fait en parfaite coordination avec l'entourage du souverain. Il va sans dire que ce remarquable numéro de connivence profite à tous les intervenants. Faut-il dès lors s'étonner que l'homme soit actuellement cité par la presse américaine comme l'un des plus riches du monde ? Le prince, qui attend depuis longtemps le portefeuille des Affaires étrangères, aurait pu avoir un avenir ministériel. Son enrichissement, aussi rapide que suspect, qui a provoqué l'ire des milieux religieux, le lui a jusqu'à présent interdit. Au sommet de la pyramide familiale se tient le prince Sultan. Ministre de la Défense, il gère depuis trente ans la partie la plus grasse du budget saoudien, qui a représenté, au cours des dernières années, 30 % du PIB (la France, à titre de comparaison, y consacre 4 % de son PIB). Il s'est réservé la gestion des contrats d'armement, ce qui, pour beaucoup d'observateurs, n'est évidemment pas innocent. De ce promontoire stratégique, il veille aux affaires, les siennes d'abord, bien entendu. La cour royale est un autre centre de brassage des affaires. Elle est même devenue, ces dernières années, le passage obligé pour les plus gros contrats. Les frères Al Ibrahim, dont la soeur, Umm Azouz, est la troisième femme du roi et la mère du prince Abd el-Aziz, le fils chéri du roi, s'y sont acquis, sous le regard bienveillant du souverain, une réputation de requins de la finance. En association avec le petit prince et l'ambassadeur à Washington, le prince Bandar Ben Sultan, ils furent à l'origine du fabuleux contrat Al Yamamah, signé à la barbe des Français, en 1985. En effet, la Grande-Bretagne réussit à vendre à l'époque, dans le cadre d'un barter (accord de troc) pétrolier, 72 avions Tornado, 30 avions d'entraînement Hawk ainsi que trois chasseurs de mines pour la somme rondelette de 87 milliards de francs. Les Français, qui proposaient le Mirage 2000 et qui avaient pour eux l'avis favorable du comité technique de l'armée de l'air, mais pas les bons agents, perdirent là un marché capital. Les taux de commission crevèrent à cette occasion les plafonds, et atteignirent, dit-on, 40 %. Bien que le Tornado ait généré des frais de maintenance exorbitants - il faut le concours de 23 techniciens au sol pour une heure de vol de Tornado, contre 3 pour le Mirage 2000 -, le royaume a acheté, en 1993, 48 nouveaux appareils pour 26 milliards de francs. Les intermédiaires étaient les mêmes... Depuis 1985, aucun contrat important, civil ou militaire, n'a été signé dans le royaume sans que, à des degrés divers, l'entourage royal ait été impliqué. Les derniers en date - conclus avec Boeing et Mc Donnell - Douglas pour la fourniture d'avions civils, et, plus récemment, avec AT&T pour la mise en place d'un million et demi de lignes téléphoniques - ont montré la toute-puissance du clan des Al Ibrahim, ainsi que l'émergence du prince Abd el Aziz. Ce jeune homme de 23 ans, après avoir fait fortune par l'entremise de ses oncles et en liaison avec le prince Bandar Ben Sultan, n'hésite plus à prendre des affaires en direct. Les sociétés américaines et britanniques ont depuis belle lurette découvert le filon, et l'exploitent sans vergogne. Accrochées à des réseaux qui ont depuis longtemps disjoncté, les firmes françaises hésitent à franchir le pas. Leurs résultats s'en ressentent.
Elimanels En Janvier, 2013 (20:51 PM) 0 FansN°: 24
Maudits soient les Arabes, cette sale race qui constitue le poison de l'humanité. Mais également, comment et pourquoi sommes-nous si bêtes, nous les Africains noirs ? Nous sommes les seuls sur cette terre à adorer des êtres qui nous méprisent. Quelque part je me dis que ce qui nous arrive c'est aussi bien fait pour nous. C'est nous qui adorons les Arabes, lesquels nous méprisent. C'est presque juste puisque nous acceptons d'être si bêtes. C'est triste d'être si bête !
Diol Idrissa En Janvier, 2013 (23:01 PM) 0 FansN°: 1
qu eu dieu vous benuse
Chomeur En Janvier, 2013 (00:59 AM) 0 FansN°: 25
Programme de recrutement 2013 de la fonction publique.... fonctionpublique.gouv.sn
Noirsattention En Janvier, 2013 (02:35 AM) 0 FansN°: 26
Les arabes et leur religion – l’islam ce n’est pas un patrimoine partagé entre les arabes et noirs-africains, il faut la savoir dès maintenant – créez votre propre religion et laissez-les avec leur religion. C’est Tout et point final.
Africanus Africanus Senegalens En Janvier, 2013 (05:43 AM) 0 FansN°: 27
TR n'a jamais caché ses soutiens au x " frères de ses frères " !

Il est frère musulman , il dénonce ou parle des jihdistes comme ses ennemis dans l'islam , ses concurants mais se soucie peu du sort des noirs , du noir !

frére musulman et djihadiste ne s'aiment .

Tr est un arbe comme les autres
Kine En Janvier, 2013 (16:30 PM) 0 FansN°: 28
"Tariq Ramadan (...) avait laissé entendre que l’islam « africain » était plus « folklorique » que « spirituel », répondant, ainsi, à un chercheur américain encore intéressé par l’enrichissante diversité de l’islam !"

Il l'a répété à plusieurs reprises, notamment à propos des zikrs mourides.
L . A  En Janvier, 2013 (19:54 PM) 0 FansN°: 1
malheureusement, ce qui ne devrait jamais arrivé, sur la terre d’afrique est arrivé !!!! des musulmans chassent leurs frères de foi, comme des bêtes sauvages … tous ces malheurs sont les résultats d’un projet diabolique, planifiée, et financé depuis des années par certains pays arabes , endoctriné et enseigné par ces néo-faux-fuyants-théologiens, comme tariq ramadan qui sillonnent afrique de l’est à l’ouest pour défait l’immense travail que les fondateurs et transplanteurs des confréries comme tidianyya, khadryya et mouridyya .

ces grands figures emblématiques de l’islam en afrique noire, qui ont réussi à repensée l’islam de la razzia-esclavagiste qui avait terrorisé les africains au début des 11 siècles, en lui donnant un visage humain, dans lequel, les africain y voyaient et continuer à y voient.
animés par une mauvaise volonté sinon une mauvaise foi dans le traitement de l’esclavage par ceux-là mêmes qui sont sensé contribuer à l’élimination de l’esclavage parce qu’ils n’ont pas compris l’essence même du message divin, en appuyant sur des versets coraniques, « l’esclavage est mentionné dans le texte du coran » ces insensés incendiaient les villages africains, tuaient les vieillards et les adultes résistants capturant et réduisant les enfants , les adolescents et les femmes en esclave.
nous avons cri que ces comportements d’un autre âge n’est plus que de mauvais souvenir.
mais face à ces néo-précurseurs venant d’ailleurs qui veulent anéantir tous ce que nous ancêtres-chefs religieux ont fait, nous africains dignes de ce nom, nous n’avons pas le choix ; la rupture est inévitable !!! nous ne voulons pas voir chez nous.les conséquences quotidiennes en vie humaine et la montée de la violence observée ailleurs où les petits peules qui qi n’ont rien demandé à personne qui paieraient les pots cassés. nous devons déclarer tariq ramadan perso-na no gratta chez nous avant qu’il ne soit trop trad.
N'appa En Janvier, 2013 (23:44 PM) 0 FansN°: 1
merci mbokami bien parle la religion islamique n'appartient pas aux arabes
Ibrahima En Janvier, 2013 (23:39 PM) 0 FansN°: 29
salam mbokayi moi je pense que la rellgion islamique ya parfpois des etres humains qui oublient que L'ISLAM n'est pas ni pour les arabes .ni pourl es noirs ni pour les jaunes et si ALLAH LE TOUT PUISSANT voulait que tts les etres vivants se prosternent un seul KOUN suffirait et on est pas besoin d'ertre un arabe( laissant ses habits soi disant ibadou ) pour etre musulman.paerfois des gens confondent la culture arabe et l'islam.L'islam est la seule remede contre toutes ces folies et IL est GRATIS et pas d'effaits secondaires................ salam



















































' pour etre un musulman
Bamba En Mars, 2013 (16:41 PM) 0 FansN°: 30
Monsieur samb est un complexé et un haineux!!

Mr Ramadan est un savant charismatique !!

Mr samb un haineux tout moche !! un vrai rat

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