90% des échanges commerciaux effectués par voie maritime, selon Pape Diouf

  • Par : APS | Le 03 mai, 2013 à 21:05:13 | Lu 6128 fois | 2 Commentaires
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90% des échanges commerciaux effectués par voie maritime, selon Pape Diouf

Le commerce extérieur est ''un secteur vital’’ de l’économie sénégalaise, a rappelé, vendredi, le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, Pape Diouf, selon qui 90% des échanges commerciaux se font par voie maritime, sous le contrôle de la douane.

‘’La douane sénégalaise joue donc un rôle extrêmement important de veille et de police dans les transactions commerciales. D’où la nécessité pour tous les acteurs du commerce de cerner correctement les prérogatives de la douane, à travers la réglementation édictée, à cet effet’’, a-t-il souligné.

M. Diouf s’exprimait vendredi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où il lançait les travaux d’un séminaire de deux jours sur ‘’le dédouanement des marchandises procédures et contentieux douaniers’’, à l’initiative du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC).

Selon Pape Diouf, les chargeurs sénégalais, ‘’frange la plus significative de cette population’’, doivent, plus que tous les autres acteurs, s’approprier ces normes douanières. Pour lui, le COSEC a toujours placé la formation des chargeurs sénégalais au cœur de ses préoccupations.

‘’La formation est un des leviers sur lesquels le Sénégal doit s’appuyer pour améliorer son potentiel économique. Notre pays a besoin d’entrepreneurs informés et bien formés C’est la voie idéale pour l’accès à cette émergence économique tant souhaitée’’, a déclaré M. Diouf, ajoutant que l’émergence économique ''n’est possible que si les acteurs qui animent cette économie sont outillés pour faire face aux innombrables défis''.

Pour Pape Diouf, en permettant à des chargeurs de s’évaluer sur des questions aussi délicates que le dédouanement des marchandises, le COSEC ne fait que respecter l’esprit et la lettre de mission qui a présidé à sa création.

En effet, le COSEC a pour ‘’mission essentielle de protéger et de promouvoir les intérêts des chargeurs’’. ‘’En les aidant à se former dans ses domaines où les intérêts peuvent être en jeu ou remis en cause, le COSEC s’évertue résolument à jouer son rôle de défenseur des intérêts des chargeurs’’, a insisté M. Diouf.

‘’Une bonne formation dans ces domaines permet, d’une part, de garantir une plus grande célérité dans les procédures douanières mais, d’autre part, de donner une perception plus juste de l’environnement des affaires’’, a-t-il dit.

Il a fait savoir que la qualité de l’environnement des affaires constitue un des indicateurs retenus dans le Doing Business. Le Sénégal a été classé au 166e rang sur 185 pays, dans le rapport 2013 du Doing Business.

Afin d’améliorer son classement, le gouvernement du Sénégal a mis en œuvre plusieurs réformes réglementaires pour faciliter la pratique des affaires. Au niveau douanier, l’application de la dématérialisation intégrale dans les procédures de dédouanement aidera ‘’incontestablement’’ à améliorer l’environnement des affaires.

Pour sa part, le président du Conseil d’administration du COSEC), Babacar Ndiaye, a déclaré que l’administration douanière aide les entreprises citoyennes implantées au Sénégal à prospérer dans leurs activités, en élimant celles qui font de la fraude leur leitmotiv et leur système de gestion.

C’est pour cette raison, a-t-il ajouté, que le COSEC réitère son engagement à renforcer les capacités des chargeurs sénégalais qu’il a invités à participer ‘’consciencieusement’’ aux travaux de ce séminaire et à être attentifs aux suggestions et recommandations issues de ce premier séminaire, pour davantage être au chevet des intérêts de ses membres.

De son côté, le directeur général du COSEC, Abdoulaye Diop, a rappelé que la raison d’être de sa société est l’épanouissement des chargeurs sénégalais dans son cadre d’expression et dans ses activités quotidiennes.

‘’Pour cette raison principale, toutes les actions menées par l’institution (le COSEC) convergent nécessairement vers la satisfaction des intérêts de ces opérateurs économiques’’, a fait valoir Abdoulaye Diop.



ADE/AD




APS

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Commentaire (1)


N'importe Quoi ! En Mai, 2013 (21:55 PM) 0 FansN°: 1
chiffre à la con vu qu'il n'y a pas une concurrence sérieuse de d'autres moyens de transport comme le train.
Alsenegal En Mai, 2013 (04:18 AM) 0 FansN°: 1
tous les professionnels du transport maritime le savaient depuis longtemps que 90% du commerce mondial se fait par voie maritime. mr le ministre devrait insister que le sénégal ait des moyens de transport naval pour pouvoir jouer ne serait ce qu'un petit rôle dans l'économie maritime.il faut développer le transport maritime au sénégal ce que fait le cosec est très facile même un élève du cm peut le faire: les affrètements d'espace à bord des navires appartement à des armateurs étrangers qui fixent nous imposent leur prix de transport trop cher. que ce soit le riz ou les hydrocarbures le sénégal les importe par le biais des navires étrangers: ce qui souvent provoque des retards d'approvisionnement et crève même le budget de la sar(pour les hydrocarbures).

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