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Amilcar Cabral, 40 ans après : Hommage à un intellectuel révolutionnaire

  • Par : Demba Moussa Dembélé | Le 24 janvier, 2013 à 10:01:22 | Lu 8294 fois | 17 Commentaires
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Amilcar Cabral, 40 ans après : Hommage à un intellectuel révolutionnaire

« Nous ne sommes rien sur cette terre si nous ne sommes d’abord lesesclaves d’une cause, de la cause des peuples, la cause de la justiceet de la liberté…» Frantz Fanon

Tout comme Frantz Fanon, Amilcar Cabral fut « l’esclave d’une cause »,celle de la Libération de son peuple et des peuples d’Afrique du joug de l’oppression et de la domination impérialistes. Tout comme Fanon,il sacrifia sa vie au service de cette cause sacrée et immortelle. Le 20 janvier 2013 marque le 40e anniversaire de l’assassinat d’Amilcar Cabral, fondateur et dirigeant du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et des Iles du Cap-Vert (PAIGC). 

Dans son pays et un peu partout dans le monde, des activités ont été organisées pour honorer la mémoire de ce leader visionnaire, charismatique, panafricaniste ardent et intellectuel révolutionnaire.

Naissance d’une conscience révolutionnaire

Amilcar Cabral est né et a passé son adolescence dans un pays colonisé où il a été témoin du racisme, des humiliations quotidiennes et exactions de toutes sortes à l’encontre de ses concitoyens par l’Etat colonial portugais. Ces humiliations et les conditions de vie misérables de la majorité de la population, notamment des paysans, ont été un grand facteur dans sa prise de conscience. Entre 1941 et 1948,une série de famines meurtrières avaient entraîné la mort de dizaines de milliers de paysans. Il semble que ces tragédies avaient joué un rôle décisif dans le choix de Cabral d’entreprendre des études d’agronomie à l’Université C’est à Lisbonne, la métropole coloniale, qu’il va entreprendre ses études universitaires. Ce séjour contribuera à renforcer sa prise de conscience révolutionnaire. Dans la métropole portugaise, il rencontra ceux qui deviendront les futurs dirigeants des mouvements de Libération des autres colonies portugaises, comme Agostinho Neto d’Angola et Eduardo Mondlane du Mozambique, entre autres.Durant son séjour à Lisbonne et à son retour dans son pays, Cabral fut influencé par les échos des luttes d’émancipation des peuples sous domination et par les idées progressistes et révolutionnaires, comme le panafricanisme ou le marxisme.

 Depuis le Congrès Panafricaniste de Manchester en 1945, l’idéologie panafricaniste avait progressivement pénétré les milieux intellectuels progressistes et nationalistes africains et de la Diaspora. L’indépendance du Ghana en 1957 sous la direction du Président Kwame Nkrumah, une des figures de proue du Panafricanisme, contribua à rendre cette doctrine plus familière à Cabral et aux autres dirigeants des mouvements de Libération nationale en Afrique. 

En outre, Nkrumah et les principaux leaders du Panafricanisme étaient de fervents marxistes. Parmi eux, on noter aplus particulièrement William E. B. Dubois, le plus grand intellectuel africain-américain de son époque ; et le trinidadien C.R.L James,révolutionnaire, penseur et écrivain. James est surtout connu comme l’auteur du livre « Les Jacobins Noirs », qui, dans un style éloquent et poétique, analysa la signification historique de la Révolution Haïtienne de Toussaint Louverture et Jean-Jacques Des salines.

L’influence de ces figures du Panafricanisme et le soutien des pays du camp socialiste au mouvement de libération des peuples colonisés amenèrent Cabral à adhérer au marxisme, une adhésion somme toute naturelle, car nombre d’intellectuels progressistes des pays colonisés étaient marxistes ou avaient des sympathies pour le marxisme.Amilcar Cabral avait été également influencé par les écrits sur le colonialisme. Et à ce titre, il ne fait pas de doute que Cabral avait entendu parler d’Aimé Césaire, figure dominante et intellectuel flamboyant de la « Négritude » et auteur du livre le plus dévastateur contre le colonialisme, « Le discours sur le colonialisme ». 

Ce livre et celui de Frantz Fanon, «Les damnés de la terre », qui ont contribué à mettre à nu la nature barbare, tyrannique, immorale et déshumanisante du système colonial, démolissant ainsi les arguments sur sa prétendue « mission civilisatrice » ont eu un écho profond dans la pensée et l’action des intellectuels luttant contre la domination coloniale, comme Cabral.

La fondation du PAIGC et le déclenchement de la lutte armée

 

Après ses études à Lisbonne, Cabral retourna en 1952 à Bissau où il travailla pendant quelques avant d’aller en Angola en 1955. Dans ce pays il reprit contact avec les nationalistes angolais et participa à la fondation du Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola(MPLA). De retour en Guinée, il fonda en 1956 le PAIGC qui décida de faire de la population urbaine le fer de lance de la lutte contre le colonialisme. Mais en 1959, une grève des ouvriers fut noyée dans le sang par l’Etat colonial portugais, avec près de 50 morts et plus de 300 blessés.Cette répression sanguinaire eut deux conséquences majeures dans la pensée de Cabral et de ses camarades.

 La première était que face à la sauvagerie de la répression coloniale, le recours à la violence était inéluctable. La deuxième conséquence était que Cabral fut obligé de réexaminer la stratégie du PAIGC en décidant de donner la priorité à la mobilisation des masses paysannes dans les campagnes. Cabral était conforté dans sa conviction que la violence était la voie nécessaire pour obtenir la Libération de son pays par l’exemple de la Guerre d’Indépendance de l’Algérie contre le colonialisme français et la défaite de celui-ci par le peuple vietnamien. Ces deux exemples et d’autres ont dû renforcer son optimisme dans la possibilité de vaincre le colonialisme portugais en ayant recours à la lutte armée.

Celle-ci fut déclenchée en 1963 et très rapidement enregistra d’importants succès sur le plan militaire et diplomatique. Pour renforcer le soutien international à la lutte et isoler davantage le colonialisme portugais, Cabral multiplia les voyages à travers le monde. C’est au cours de ces déplacements qu’il prononça la plupart de ses discours les plus importants qui constituent des contributions théoriques et politiques majeures à l’analyse des problèmes liés à la lutte de libération nationale.

 L’héritage théorique

 

Dans une série de discours, Cabral avait esquissé les contours de sa pensée politique.et exposé sa position sur les grands débats idéologiques de son époque. Il y avait abordé les sujets liés à la stratégie révolutionnaire, à la domination impérialiste ; à la théorie de l’histoire et de la force motrice de l’histoire ; au rôle de la petite bourgeoisie dans la lute de Libération ; à l’importance de la culture, à la fois comme instrument de domination et arme de résistance. Parmi les textes majeurs, on notera le célèbre discours prononcé à la Havane, à Cuba, en 1966 lors de la première rencontre tricontinentale des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine ;l’éloge funèbre du Président Kwame Nkrumah et l’hommage rendu à Eduardo Mondlane, lors d’une visite aux Etats-Unis.

Ces textes et d’autres ont été rassemblés sous la direction de Mariode Andrade et publiés sous le titre « L’arme de la théorie » aux éditions Maspero à Paris, en 1975.Cabral attachait une grande importance à la théorie dans la lutte de Libération, parce qu’elle était une arme indispensable dans le combat contre l’ennemi. En fidèle disciple de Lénine selon qui « il n’y a pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire », Cabral avait observé : « s’il est vrai qu’une révolution peut échouer même si elle est basée sur une théorie parfaitement conçue, jusqu’à présent personne n’a conduit une révolution victorieuse sans théorie révolutionnaire ».

Par conséquent, pour lui, un mouvement révolutionnaire digne de ce nom doit nécessairement s’appuyer sur une théorie révolutionnaire, sinon,l’échec est inévitable.Mais Cabral n’était pas un dogmatique. C’était un théoricien original et à l’esprit indépendant. Pour lui, les « révolutions ne sont pas exportables », en dépit de la similitude des situations et de l’existence du même ennemi pour les peuples dominés: l’impérialisme.Chaque révolution est tributaire du contexte historique, politique,social et culturel du pays dans lequel elle se déroule. Par conséquent, les théories, même si elles ont le même socle idéologique,doivent s’adapter au contexte de chaque pays, de chaque société. En outre, pour Cabral il est fondamental de ne point perdre de vue la dialectique de la théorie et de la pratique dans laquelle la théorie sert à éclairer la pratique qui doit à son tour valider ou infirmer celle-là.

 .Tout comme Frantz Fanon, Cabral avait compris l’importance de la culture dans la stratégie de conquête coloniale. Dans un discours à la mémoire d’Eduardo Mondlane, prononcé à l’Université de Syracuse à NewYork et intitulé « Libération Nationale et Culture », Cabral souligna que les leçons de l’histoire ont enseigné que la domination étrangère sur un peuple ne peut durer que si le dominateur procède à une répression systématique de la culture du peuple dominé pour imposer sa culture et ses valeurs à la place. En effet, dit-il « l’histoire nous enseigne que dans certaines circonstances il devient aisé pour des étrangers d’imposer leur domination… 

Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’elle ne peut être préservée que par un contrôle permanent et organisé de la vie culturelle du peuple dominé... ».Cependant, la culture peut également servir comme arme de résistance dans la lutte pour mettre fin à la domination. C’est pourquoi, Cabral accordait un rôle crucial à la culture dans la stratégie globale de lutte pour la Libération nationale.

 C’est en se réappropriant sa culture que le colonisé arrive à lutter plus efficacement contre son aliénation et à remettre en cause les valeurs étrangères qu’on lui a inculquées, donc à mieux résister à la domination étrangère.L’héritage politique Sur le plan politique, Amilcar Cabral a apporté des contribution simpérissables sur la nature du leadership, sur la construction du mouvement révolutionnaire, sur la résolution des contradictions en son sein et sur nombre d’autres questions liées à la lutte de Libération nationale.L’un des héritages politiques majeurs laissés par Cabral est sans doute son appel au « suicide » de l’intellectuel révolutionnaire: « la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires complètement identifiés avec les aspirations profondes du peuple auquel ils appartiennent ».

Voilà la voie à suivre : se « suicider » pour se débarrasser des tendances bourgeoises qui guettent en permanence la petite bourgeoisie et qui l’amènent à trahir la Révolution ou à la confisquer une fois qu’elle est devenue victorieuse. Cet appel au « suicide » de la petite bourgeoisie est un aspect capital de la pensée politique de Cabral.Car, pour lui, le « suicide » est la condition sine qua non de la fusion du leadership avec les masses, de sa capacité à respecter les principaux fondamentaux qui guident le mouvement de Libération Cabral ne s’était pas contenté de théoriser sur le « suicide » de la petite bourgeoisie. Tout comme Eduardo Mondlane, qu’il admirait tant,il avait été capable de se « suicider » lui-même pour épouser complètement le point de vue et les aspirations des masses populaires.

Il avait su se transformer pour s’identifier aux classes laborieuses et aux masses paysannes et se mettre à leur niveau. Cela explique,entre autres, l’immense respect dont il jouissait tant à l’intérieur de son pays qu’à l’extérieur et le succès de la Lutte de Libération qui, en moins d’une dizaine d’années, avait pu libérer les trois quarts du pays, en dépit de la férocité de la répression de l’Etat colonial portugais.Hélas ! des intellectuels de la trempe de Cabral sont une espèce rare.

C’est pourquoi l’appel au « suicide » de l’intellectuel africain a eu peu d’écho, comme le montre l’expérience de plus de 50 ans «d’indépendance ». Les soubresauts qu’a connus et que continue de connaître la Guinée-Bissau montrent que l’appel de Cabral n’a pas été entendu par nombre de ses propres compagnons de lutte ou héritiers.

Que dire alors du comportement de nombre d’intellectuels «révolutionnaires » mais qui, une fois au pouvoir, tournent le dos au peuple et deviennent des exécutants dociles des politiques dictées parles institutions financières internationales et leurs « partenaires »occidentaux? 

Dans nombre de cas, une fois le pouvoir acquis, ils ont souvent maintenu le statu quo et engagé la course aux privilèges et à l’argent au détriment de la lutte pour la décolonisation des mentalités et la transformation des structures économiques et sociales héritées de la colonisation.

Conclusion

Quarante ans après son assassinat, les idées et l’exemple de Cabral restent plus actuels que jamais. Sa disparition prématurée a privé le mouvement révolutionnaire africain de l’un de ses théoriciens les plus éminents et les plus originaux. Cabral était un leader qui était étroitement lié aux masses et profondément imbu des valeurs fondamentales de son peuple. C’était un visionnaire et un ardent panafricaniste. Il symbolise le type de leadership qui manque cruellement à l’Afrique en ces temps de menaces grandissantes de recolonisation du continent. En effet, les évènements en cours au Mali et ceux de Libye et de Côte d’Ivoire en 2011 avaient mis à nu l’impuissance de l’Afrique officielle et le manque de vision stratégique des dirigeants du continent dont certains ne sont que de vulgaires marionnettes au service des puissances impérialistes.

Ainsi donc, en cette période de profonde déception à l’égard des «indépendances » et du rôle des « élites » politiques et intellectuelles africaines, il est essentiel de rappeler que le continent a produit un grand penseur et un leader révolutionnaire de la trempe d’Amilcar Cabral Ce penseur révolutionnaire fondamental mérite d’être reconnu comme tel et célébré par tous les véritables patriotes africains. Les organisations politiques et mouvements sociaux africains, qui luttent pour l’avènement d’une Nouvelle Afrique debout, indépendante, souveraine, unie, démocratique et prospère,doivent se réapproprier les idées et l’œuvre de Cabral, tout comme celles des autres martyrs et héros de la Révolution Africaine. 

Leur vie et leurs œuvres doivent être enseignées dans les écoles et universités africaines. C’est là une des conditions essentielles qui permettraient de décoloniser complètement les mentalités et nous réapproprier notre propre histoire.. 

Demba Moussa Dembélé

Ligue internationale de la lutte des peuples

Vice-président du Réseau international Frantz Fanon

Dakar


Demba Moussa Dembélé


Commentaire (10)


Papi En Janvier, 2013 (13:23 PM) 0 FansN°: 1
super bien raconté. Je vous remercie pour tout cet effort allant dans le sens d'éveiller au mieux les consciences.
Bling Bling En Janvier, 2013 (13:46 PM) 0 FansN°: 2
Si je regarde autour de moi, il m'arrive de me dire que Lumumba, Nkrumah, Cabral, Sankara, etc. se sont sacrifiés ou morts pour rien. L'Afrique est encore divisée, faible et misérable cinquante ans après les indépendances. On devrait avoir honte qu'il en soit encore ainsi ne serait ce que pour la mémoire de ces dignes fils d'Afrique
Virulence En Janvier, 2013 (14:13 PM) 0 FansN°: 1
bling bling, non non ils ne sont pas mort pour rien, c'est juste nous qui vivons pour rien !
ils ont fait leur part du job, et leur combat a inspiré ou continue d'inspirer des générations d'africains, ils ont tracé la voie, libre à nous de l’emprunter ou pas !
Spinola En Janvier, 2013 (02:42 AM) 0 FansN°: 2
dans son livre la casamance ce que disent les armes. jean claude marut étale tout le mal que la france et le sénégal font subir la guinée-bissau, la casamance et la gambie. le sénégal en tant que pays africain avance avec une peau noire et un masque blanc.  :haha: 
Emti En Janvier, 2013 (16:42 PM) 0 FansN°: 3
Merci, bel article, cela change un peu!!!

@ virulence, très bonne remarque.
Naa En Janvier, 2013 (16:52 PM) 0 FansN°: 4
"ILS VIVRONT ETERNELLEMENT DANS LE COEUR DE LEURS SEMBLABLES, CES HEROES AFRICAINS" .

Jahlive3563 En Janvier, 2013 (17:26 PM) 0 FansN°: 5
This a very informative and interesting article. Well done. However, I would like to make a point. Cabral was a very pragmatical revolutionary leader. If we analyze his approach and how he developed the Guinea Bissau national liberation movement easily we may see some Marxist dialectical theoretical procedure (1956-1959 more Marxist-Leninist approach and 1959-1963: more Marxist-Maoist approach). His feeding ground was the Guinea Bissau's local realities and not external dogmatic and theoretical ideas. All this just to say that Cabral had always refused to call himself a Marxist but for sure he was aware of the Marxist theory.

Thanks
Weuz En Janvier, 2013 (20:18 PM) 0 FansN°: 6
completement a cote je me demande juste pourquoi ton anglais ici
Youth En Janvier, 2013 (20:30 PM) 0 FansN°: 7
son ( bonnet ) est porte aujourdhui fierement par les jeunes roots senegalais. on appelle ca cabral
Chopin Mozart Diop En Janvier, 2013 (02:51 AM) 0 FansN°: 1
@ youth  :haha:  ce sont plutôt les jeunes casamançais qui se comportent comme amilcar cabral un paysan agronome. les jeunes sénégalais ont comme référence les brailleurs porteurs de pancartes. les jeunes sénégalais braillent "y'en na marre d’être sénégalais" nous voulons parlé à laurent fabius.  :haha: 
Fan Cabral En Janvier, 2013 (13:06 PM) 0 FansN°: 8
cabral malheureusement l’Afrique n'a pas compris ton combat, jusuqu'à présent on est colonisé sous une autre forme si nous prenons le cas de la guinée bissao par exemple les bissao guinées font le carnaval à la portugaise exposant leurs sexe partout, elles s’habillent comme les portugais or carbral vous avez dit la culture c'est arme pour résister le colonisateur mais malheureuse on a pas bien apprit cette leçon. on colonisé par notre manière de faire, de parler , de s'habiller etc... quand nous voyons même ton image tu n'est pas n'importe qui tu t'idenfie à la africaine avec ton chapeau vraiment les leadeurs comme cabral nous manque.
Mendy Kandjiaf En Janvier, 2013 (21:43 PM) 0 FansN°: 1
 :down:  @ fan de cabral sÉnÉgalais tu es moins qu'un morpion ne confond pas le carnaval de rio et celle de bissau. les femmes sÉnÉgalaises font pires que les matadors en string sur les chars de rio. au sÉnÉgal pays de 90 pour cent de musulmans les femmes s'exhibent dans les soirÉes nocturnes et les folklores attractions pour touristes dans les hÔtels de la petites cote. sans oublier vos marabouts pÉdophiles, vos homos et vos lesbiennes qui font buzz dans ce site. enlevez les poutres dans vos yeux pour bien distinguer ce qui se passe a bissau. pauvre type.
@ Fan Cabral En Janvier, 2013 (21:50 PM) 0 FansN°: 2
et si on tapez youtube danse sénégalaise leumbeul, sur la guinée bissau il n'y a rien de telle. les arabes en prend plein
les yeux sur les divers danse sénégalaise.  :haha: 
Ma Puce En Janvier, 2013 (19:11 PM) 0 FansN°: 9
Monsieur Dembélé, un grand Merrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrci!

Fara Wouddé En Janvier, 2013 (13:25 PM) 0 FansN°: 10
C'est triste

Et pourtant le continent n'a jamais compté autant d'intello, de diplomés et d'universitaires que de nos jours.

Mais révolution!!! Daraa

Que costumes et cravates

Que des corrompus animés à gagner leurs salaires minables

Le panafricanisme est mort avec cette nouvelle race d'intello africains

L'affaire du mali illustre très bien l'état du continent avec ses innombrables "dipôlomés" à la con

Et l'on s étonne d'etre traités comme les derniers des ders sur le plan international

Heureusement que je n'ai pas été à l'école

Merci à ces illustres Messieurs de l'Afrique D'antan

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