Louga : le gouvernement invité à revenir sur la mesure de fermeture de certains daaras

  • Par : APS | Le 09 mars, 2013 à 10:03:16 | Lu 4911 fois | 9 Commentaires
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Louga : le gouvernement invité à revenir sur la mesure de fermeture de certains daaras

Des responsables de daara (école coranique), membres de la Fédération régionale des associations d’écoles coraniques de Louga (Nord), se sont élevés, vendredi, contre la mesure visant à fermer certains établissements et ont invité les pouvoirs publics à revenir sur cette décision prise au lendemain de la mort de 9 talibés dans l’incendie de leur dortoir à Dakar.

‘’Nous invitons le gouvernement à revenir sur la décision d’interdire la mendicité et de fermer certains daraas. On parle aujourd’hui de fermer certains daraa, alors qu’aucune loi n’encadre leur organisation’’, a notamment déclaré l’Imam Mohamadou Lô, au cours d’une conférence publique.

Vendredi, des écoles coraniques qui ne présenteraient des risques pour leurs occupants ont commencé à être fermées dans le département de Guédiawaye (Dakar) et les talibés orientés vers des structures d’accueil.

‘’A l’état actuel des choses, aucun responsable d’école coranique ne peut attaquer cette mesure en justice tout simplement parce qu’elle n’a pas de fondement juridique. Elle n’a aucune base légale’’, a-t-il fait valoir, lors de cette rencontre organisée au centre culturel islamique de la ville.

‘’La mendicité, a-t-il souligné, n’est inscrite nulle part dans l’islam. Mais à l’impossible nul n’est tenu. Les écoles coraniques ne bénéficient pas des fonds de l’éducation nationale. Comment convaincre un maître coranique de cesser de faire mendier les élèves, si ces derniers n’ont pas de quoi manger? ‘’.

Il a cependant reconnu les problèmes qui entourent ce phénomène, estimant qu’il y a des personnes qui, sous le nom de maîtres coraniques, ''exploitent des enfants qui n’ont même pas le temps à consacrer à l'apprentissage du Coran''. 

‘’Ce fléau existe depuis 1983. Ce n’est pas seulement propre aux écoles coraniques. Dans chaque secteur, il y a des problèmes. C’est pourquoi le gouvernement devait d’abord se concerter avec les acteurs au lieu de prendre cette décision sous le coup de l’émotion’’, a regretté M. Lô.

Le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a indiqué, mercredi à Dakar, que le gouvernement va vers ''l'interdiction totale'' de la mendicité des enfants dans les rues et invité ses compatriotes à s’impliquer dans la lutte contre ce fléau en dénonçant les faux marabouts à la police. 

‘’Il faut que l’ensemble de la population sénégalaise décide de se battre contre cette mendicité des enfants. Il faut que la population se sente également concernée par ce problème’’, a déclaré le Premier ministre.

‘’Nous mettons en garde le gouvernement contre les problèmes diplomatiques que cette mesure pourrait soulever. On commence à stigmatiser les maîtres coraniques de la sous-région qui ont ouvert des écoles au Sénégal, alors qu’au même moment beaucoup de nos compatriotes s’adonnent à cette même activité dans beaucoup de pays’’, a, pour sa part, dit Serigne Abdou Seck.

‘’Nous ne comprenons pas que l’on permette à des étrangers d’ouvrir des maisons de culte et de s’adonner à la vente d’alcool, et en même temps qu’on tente d’exclure ceux qui vulgarisent le livre saint des musulmans’’, a-t-il relevé.



AKS/OID/AD




APS

Commentaire (7)


Alphaone En Mars, 2013 (10:28 AM) 0 FansN°: 1
Si vous affirmez que cela dure depuis 1983, cela fait donc trente ans que vous êtes au courant du problème, qu'attendez vous donc pour y remédier! ..... encore trente ans?

Et stigmatiser les autres cultes, sous prétexte qu'ils vendent de l'alcool, c'est pour le moins hypocrite, la majorité des boissons alcoolisées sont vendues par des musulmans et consommées par des musulmans.
Juste Mesure En Mars, 2013 (12:21 PM) 0 FansN°: 1
c'est bien de sévir contre les exploiteurs d'enfants, si on parvient à les identifier sans jeter le bébé avec l'eau du bain. il y a même lieu d'applaudir si on ne verse pas dans la stigmatisation.
mais il y a fort à craindre que la précipitation de telles mesures, suite à un coup d'émotion médiatisée, ne donne pas la garantie d'une bonne gestion de ce phénomène social.
par ailleurs, on aurait aimé une réactivité aussi "spontanée" et une aussi grande fermeté à l'encontre les sachets d'alcool destinées aux élèves et aux jeunes dans les quartiers. a tout casser, je préfère mille fois des enfants mendiants qui apprennent des rudiments du coran à des ivrognes invétérés dès l'âge de 15 ans. c'est à croire qu'on nettoie la rue des enfants mendiants des daaras pour les préparer à des enfants des rues types favelas du brésil avec leurs addictions et leur violence meurtrière.
Bg En Mars, 2013 (10:47 AM) 0 FansN°: 2
IL YA DANS CE PAYS DES GENS VRAIMENT IRRESPONSABLES CEUX QUI TENTENT DE FAIRE PRESSION SUR LETAT POUR LE FAIRE REVENIR SUR SA DECISION D INTERDIRE LA MENDICITE DES ENFANTS SONT PIRE QUE LE DIABLE CAR LETAT VIENT DE PRENDRE UNE MESURE LOUABLE COMMENT UN HOMME REFLECHI PEUT IL REMETTRE EN QUESTION UNE TELLE MESURE EN TOUT CAS LA MENDICITE INFANTILE EST INTERDITE ET LETAT NE REVIENDRA PAS LA DESSUS ALLEZ TRAVAILLER AU LIEU DE FAIRE TRAVAILLER DES ENFANTS LA PLACE DUN ENFANT C PAS LA RUE VOUS ETES DES ADULTES SANS PITIE
Humanus En Mars, 2013 (12:03 PM) 0 FansN°: 3
Il faut que ces gens comprennent que :

1/ Il n'y a là aucune attaque contre l'Islam

2/ Mettre fin à cette violence insupportable faite aux enfants est un devoir pour tous, à commencer par ceux qui sont censés être leurs éducateurs.
Diop En Mars, 2013 (16:51 PM) 0 FansN°: 4
cofi waxaty da darayi bodé goor dinala yomal bédé djigén dina maye aw rab boye doré
Reflexion En Mars, 2013 (21:12 PM) 0 FansN°: 5
Parole de l'himan "on permette à des étrangers d’ouvrir des maisons de culte et de s’adonner à la vente d’alcool " c'est de la mauvaise foi, une comparaison sans fondement, loin du sujet et cela n'a rien à voir avec l'exploitation esclavagiste des enfants ! Les maisons de culte des étrangers seraient-elles interdites comme en Arabie Sahoudite ? quand à la vente d'alcool est elle interdite au SN, elle concerne des adultes majeurs et responsables et pas des enfants esclaves de dharas ! Comment peut on pour défendre l'indéfendable (la honte du Sénégal) employer des arguments pareils ?

On est très proche de la charia islamique dans ce type de déclaration. A quand l'interdiction de la musique ? Et quel " problème diplomatiques " pourraient soulever l'interdiction des dharas ? Comment peut on aléguer de tels arguments pour justifier l'injustifiable. Trouvez vous un travail messieurs les exploiteurs d'enfants, de plus le travail est une vertu, par lui on existe dans la société et on participe au développement de la nation !
Salll En Mars, 2013 (01:33 AM) 0 FansN°: 1
l'alcool est vendu en petits sachets dans les buvettes de quartiers ou villes sans que personne ne dit un mot.ces établissements ne sont pas connus comme des lieux où on a le droit de vendre des produits alcooliques.
Deug En Mars, 2013 (06:27 AM) 0 FansN°: 6
C'EST DOMMAGE MAIS JE CRAINS QUE CETTE MESURE DU GOUVERNEMENY BIEN QUE LOUABLE NE PASSERA PAS. LES DAARAS NE SERONT PAS FERMEES.
Dalimad En Mars, 2013 (20:16 PM) 0 FansN°: 7
Je pense ke la meilleur solution a ce fleau social pour l'etat est de creer des centres sociaux avec a leur sien des travailleurs sociaux et que tout enfant trouver dans la rue entrain de mendier y soit amene.

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