
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a entamé sa grande offensive de «dénonciation des persécutions du régime de Macky Sall». La première étape de cette internationalisation du différend qui l’oppose au nouveau régime a été la chancellerie de l’Union européenne à Dakar, où la délégation du PDS s’est rendue dans l’après-midi.
Les libéraux refusent de se laisser mener à l’abattoir sans broncher. Mis sur la sellette par le nouveau régime au motif de la traque des biens mal acquis avec les convocations de certains dignitaires, et des plaintes en France et aux Etats unis dont ils font l’objet, en plus de l’interdiction de voyager qui frappent certains parmi eux, ils ont lancé ce que l’on pourrait appeler la grande offensive de sensibilisation de l’opinion publique internationale. La première étape de cette longue marche a été la chancellerie de l’Union européenne à Dakar. La délégation libérale y est arrivée dans l’après-midi, pour selon le porte-parole du PDS, «porter la bonne parole». Babacar Gaye explique : «Nous avons décidé de porter la bonne information aux partenaires au développement. Nous les avons informés sur la nature du combat que nous sommes en train de mener et qui s’inscrit dans le cadre de la défense de l’Etat de droit». Le porte-parole du PDS affirme qu’ils ont fait part au diplomate européen de leur volonté de respecter les audits et leurs résultats, mais ils s’inscrivent dans une logique de contestation de toutes les convocations à la Section de recherches de la gendarmerie et qui s’inscriraient dans le cadre de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI)
De l’avis de Babacar Gaye, la représentation diplomatique de l’Union européenne est en phase avec eux dans le cadre de ce combat qu’ils mènent pour un Etat de droit. Car, «le Sénégal est une démocratie qu’il faut préserver». La rencontre avec l’ambassadeur européen a duré quatre-vingt-dix minutes et s’est déroulée en présence de son conseiller chargé des affaires politiques. D’autres visites sont programmées toujours dans le cadre de cette dénonciation «des harcèlements et de la diabolisation», dont-ils font l’objet de la part du nouveau régime.
Les libéraux ont entamé ce bras de fer pour apporter la riposte suite aux convocations de sept dignitaires de l’ancien régime à la Brigade de recherches de la gendarmerie nationale. Ils devront répondre des soupçons d’enrichissement illicite et tenter d’apporter des réponses conséquentes aux interrogations des enquêteurs, en prouvant l’origine licite de leur patrimoine.
Réagissez à cet article (en respectant les règles ci-dessous)

|











SATHIE NGUENE YENE NIEUP....................GNI GNO TASS SUNU YAAKAR. (VOLEURS DE LA REPUBIQUE)