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Corruption en milieu scolaire : Le sexe, une matière dominante

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Corruption en milieu scolaire : Le sexe, une matière dominante

Avec un indice de perception de la corruption très élevé, selon l’organisation non gouvernementale Transparency International, le Sénégal se situe à la 105e place sur 178 pays classés. Mais si, jusqu’ici, la grande corruption financière a beaucoup fait parler d’elle dans les médias, il reste que la petite corruption quotidienne produit les mêmes effets néfastes au sein de la société. 

 

Les rapports sur l’indice de perception de la corruption au Sénégal des organisations internationales nous apprennent à longueur d’année que le pouvoir de l’argent fausse le jeu de la concurrence dans l’attribution des marchés publics ou que, dans les structures hospitalières, il faut souvent donner ‘un dessous de table’ pour obtenir des soins appropriés, ou encore que selon qu’on est riche ou pauvre, dame justice se penche souvent en cas de litige pour le plus offrant. Mais ce qu’on ignorait jusqu’ici, c’est qu’il y a, à côté de la grande corruption dont les médias se font les choux gras, une petite corruption sournoise, mais combien néfaste pour l’égalité des chances dans le système éducatif. En effet, dans le milieu scolaire règne une corruption répugnante et pleine de danger entretenue d’une part par des parents corrupteurs ou des élèves eux-mêmes et, d’autre part, par des responsables d’établissements ou des enseignants corrompus qui évaluent en fonction de la valeur des faveurs remises.

Ce qui fait dire à Ndèye Bâ, membre de la Commission nationale de lutte contre la non transparence, la corruption et la concussion (Cnlcc) que le baromètre de la corruption n’est pas que financer. Loin s’en faut. ‘Une seule structure ne peut lutter contre la corruption. Il faut une grande coalition pour lutter contre la grande corruption comme la petite corruption qu’il y a dans le milieu scolaire. Nous avons fait un film à Guédiawaye et les élèves nous ont dit qu’il se passe autre chose que l’argent : pour passer en classe supérieure, les parents donnent des cadeaux ou les élèves acceptent des Notes sexuellement transmissibles’, signale-t-elle lors d’un petit déjeuner d’information organisé, hier, dans un hôtel de Dakar, en marge de la réunion du Réseau africain des parlementaires pour la transparence, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, prévue du 19 au 21 janvier prochain. De l’avis de Phillipe Thomas, représentant de l’Union européenne, ‘ce qui fait plus mal, c’est la petite corruption quotidienne comme le fait pour un parent de donner un cadeau à un enseignant pour qu’il obtienne divers avantages’, reconnaît-il.

 

Plusieurs acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption ont pris part à cette rencontre, notamment les députés, l’Union européenne, la société civile, les services du ministère des Finances, les autorités de régulation et la presse, en l’absence remarquée du secteur privé et de la justice. Les intervenants ont, chacun, donné son avis sur la situation de la corruption dans notre pays, tout formulant des suggestions pour éradiquer ce fléau qui gangrène la société. ‘La corruption existe partout, ce qui est important ce sont les actions à mener pour lutter contre’, explique Phillipe Thomas, représentant de l’Union européenne, non sans saluer le rôle que joue la presse au Sénégal dans la dénonciation des actes de corruption. D’après M. Thomas, le socle qui permet de déceler l’indice de perception dans un pays est l’état de droit, contrairement à ce qui se passe dans une dictature.

 

Cependant, selon toujours le diplomate européen, tout n’est pas d’avoir de ‘bonnes règles’ contre la corruption, il faut aussi ‘les appliquer’, mais ‘il faut aussi qu’il y ait la transparence dans la gestion et forcément un contrôle’ par les organes supérieurs chargés de cette mission comme l’Assemblée nationale, la Cour des comptes, la Centif pour ne citer que ceux-là s’agissant du cas du Sénégal. Pour Phillipe Thomas, la passation des marchés publics reste encore ‘un enjeu’, malgré la mise en place de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) et la Direction centrales de contrôle des marchés publics (Dcmp).

 

Selon le coordonnateur du Projet de coordination des réformes budgétaires et financières (Pcrbf) du ministère de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Dieng, l’Armp et la Dcmp ont été les réponses du gouvernement pour ‘un nouveau système de passation des marchés publics. Cela a permis d’économiser de l’argent pour l’Etat et, en même temps, de faire régresser le gré à gré qui est en dessous de 8 % alors qu’avant, il était de 60 %’, se réjouit-il. D’après lui, ‘comme toute œuvre humaine, il y a des imperfections’. C’est pourquoi, d’ores et déjà, le gouvernement réfléchit avec les acteurs sur comment préserver les acquis et améliorer les outils existants pour qu’ils soient plus applicables sans difficulté majeure.

 

En écho, Idrissa Bâ, chargé de la communication de la Direction centrale de contrôle des marchés publics (Dcmp), dira qu’il ‘faut que les gens sachent qu’il est possible de gagner des marchés sans pour autant passer par la corruption’. Pour ce faire, il invite les citoyens au respect de l’éthique et des valeurs morales. Embouchant la même trompette, Doudou Wade, président du groupe parlementaire Libéral et démocratique à l’Assemblée nationale, suggère d’introduire des modules sur l’éthique et les valeurs morales dans les écoles de formation.

 

MAMADOU MBODJI (FORUM CIVIL) : ‘Il ne faut laisser aucun refuge au corrupteur et au corrompu’

 

Mamadou Mbodji du Forum civil a salué le fait que toutes les institutions de l’Etat se soient aujourd’hui engagées dans la lutte contre la corruption, avec en tête l’Assemblée nationale. ‘S’il y a une institution de l’Etat qui a innové dans le domaine de la lutte contre la corruption, c’est l’Assemblée nationale’, assure-t-il. Et de rappeler que ‘le Forum civil existe depuis 1993, nous avons assisté à la gestion socialiste, mais de 2000 à aujourd’hui, il y a un changement sur le cadre normatif de la lutte contre la corruption. Nous sommes l’une des rare constitutions au monde à y avoir inscrit le principe de la bonne gouvernance, la transparence comme la liberté d’expression’.

 

Parlant de l’indice de perception de la corruption de Transparency international dont le Forum civil est le correspondant, M. Mbodji estime qu’il n’est pas ‘catastrophique’. Toutefois, il a recommandé qu’on aille vers la suppression du gré à gré dans l’attribution des marchés de la commande publique, car, précise-t-il, ‘c’est le lit de la corruption’. Faisant écho au président Doudou Wade appelant à la création d’une vaste coalition contre la corruption, le coordonnateur du Forum civil souligne qu’il ‘faut davantage respecter la loi et la réglementation et il ne faut laisser aucun refuge au corrupteur et au corrompu’. Pour ce faire, il a appelé de ses vœux que ‘l’administration publique qui est au cœur de la corruption’, soit individuellement ou collectivement, de même que l’Union des magistrats du Sénégal, le barreau et le secteur privé soient impliqués dans cette vaste coalition de lutte contre la corruption au Sénégal.

 


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10 Commentaires

  1. Auteur

    Nekh Yaye

    En Janvier, 2011 (05:39 AM)
    le senegal mo dieul pee si corruption
  2. Auteur

    Kagna

    En Janvier, 2011 (05:45 AM)
    legui mom coefficient wame khana moy nombre de danou!!!!!!!!!!!!
    Auteur

    Wagg Deug

    En Janvier, 2011 (08:36 AM)
    amadou, vous savez qui est malick ndiaye, de même que tous les étudiants ; sourang et dieu ; yalla dina até yagaroul sakh: wassalam
    Auteur

    Sitor

    En Janvier, 2011 (08:45 AM)
    Ya un adage qui dit : "les belles femmes sont toujours des jouets pour les autres homme"
    Auteur

    Nubianne

    En Janvier, 2011 (09:25 AM)
    La corruption ne doit pas être une logique, le fait de vouloir un truc à tout prix, doit pas nous poussé a s'adonner automatiquement à la corruption!
    Auteur

    Direct-

    En Janvier, 2011 (22:29 PM)
    yalna diamou yag senegal amine

    Auteur

    Raféte

    En Janvier, 2011 (23:36 PM)
    ce chantage sexuel est present dans tous les secteurs au senegal surtout au niveau des societés d etat comme la lonase  <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
    Auteur

    Nobanté

    En Janvier, 2011 (12:19 PM)
    bayilène niouy lalaneté dara nékouci professeur nitt leu avant tout té les meufs sont précoce accrochages directe rek ney dioliii
    Auteur

    Sabre

    En Janvier, 2011 (15:40 PM)
    nobanté c vréma dommage

    Auteur

    Beuzo

    En Janvier, 2011 (16:49 PM)
    Il semble que le problème soit aussi au niveau supérieur au niveau des grandes écoles aussi de dakar ! yal na niou mouthieu rek si élèves yi rek amine

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