Macky Sall lance l'acte 3 de la décentralisation, mardi

  • Par : Aps | Le 18 mars, 2013 à 17:03:14 | Lu 9171 fois | 5 Commentaires
content_image

Macky Sall lance l'acte 3 de la décentralisation, mardi



Le président de la République, Macky Sall, procède, mardi à Dakar, au lancement de l’acte 3 de la décentralisation, présenté comme un évènement majeur de la vie des collectivités locales, selon un communiqué reçu à l’APS. Prévue à partir de 9 heures à l’hôtel King Fahd Palace, cette manifestation ‘’marque le démarrage d’un important processus qui mobilisera plusieurs acteurs, au plan institutionnel et technique, ceci après la réforme de 1972 et celle de 1996’’, précise la même source. L’acte 3 de la décentralisation pour des ‘’territoires compétitifs et viables marque une volonté des régimes successifs d’impliquer le citoyen à la base dans la conduite de la gouvernance publique depuis les indépendances''. Ce processus sera piloté par le ministère de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, mentionne le texte. Le Sénégal, depuis son accession à la souveraineté internationale, a opté pour une politique de décentralisation progressive et prudente marquée par quelques dates significatives. En 1960, le statut de commune de plein exercice est élargi à toutes les communes. En juin 1966, le code de l'administration communale est promulgué, réunissant en un texte de référence unique, les différentes lois qui régissaient l'institution communale. En 1972, une loi crée les communautés rurales. Les pouvoirs publics accentuent davantage cette décentralisation, avec une autre loi, en mars 1996. La loi du 1er février 1972 a entraîné des changements importants de l’architecture administrative. Ceux-ci ont abouti à la création de 14 régions, 45 départements, 120 arrondissements, 111 communes et 43 communes d’arrondissement. Selon la loi du 22 mars 1996 portant code des collectivités locales, ‘’dans le respect de l'unité nationale et de l'intégrité du territoire, les collectivités locales de la République sont la région, la commune et la communauté rurale’’. ‘’La région, la commune et la communauté rurale sont dotées de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elles s'administrent librement par des conseils élus au suffrage universel’’, souligne lé législateur, précisant que ‘’les collectivités locales sont créées, supprimées, scindées ou fusionnées dans les conditions prévues par le présent code’’. Aux termes de la même loi, ‘’les collectivités locales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, éducatif, social et culturel d'intérêt régional, communal ou rural’’. La décentralisation est régie par le transfert progressif de compétences. Une première génération de transfert de compétences porte sur 9 secteurs : domaines , environnement et gestion des ressources naturelles, santé, population et action sociale, jeunesse, sports et loisirs, culture, éducation, planification, aménagement du territoire, urbanisme et habitat. La territorialisation sera au cœur de l’acte de la décentralisation. S’exprimant le 14 décembre dernier lors du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), le chef de l’Etat avait déclaré avoir choisi la Casamance pour servir de test à la politique de décentralisation qui devra, pour être effective, s’appuyer, selon lui, sur les contenus à donner à la territorialisation. ‘’J’ai choisi la Casamance pour servir de test à cette politique de territorialisation et cela passera nécessairement par une décentralisation effective du budget consolidé d’investissement’’, avait-t-il notamment dit, lors de la clôture de la 11-ème session du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI). Selon le président de la République, il faut, à terme, que cette collectivité territoriale déconcentrée puisse ’’exécuter les marchés de l’Etat, lancer les appels d’offres à partir des territoires avec les démembrements de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) sur place’’, pour que les procédures ne soient pas en faute à l’exécution de la commande publique. ‘’Ce chantier est ouvert, un ministère a été érigé pour cela et nous allons engager dès le début de 2013 cette vaste concertation autour de l’acte 3 de la décentralisation à travers la politique de territorialisation’’, avait précisé le chef de l’Etat.

 OID/AD

Aps


Commentaire (5)


Vecteur En Mars, 2013 (19:13 PM) 0 FansN°: 1
je n'ai absolument rien compris sil vous plais simplifiez les info.
Plato En Mars, 2013 (20:13 PM) 0 FansN°: 2
Un sujet d'une importance capitale pour le Senegal et les sénégalais mais traité avec un manque de sérieux et surtout une volonté d'opacité telle que le contenu est offusqué jusqu'a le rendre inaccessible a un patriote comme Vecteur qui apparemment cherche a mieux comprendre comment notre pays est gouverne.

La décentralisation doit conduire au démantèlement du système centraliste et dirigiste d'accaparement qui exploite le Senegal depuis la colonisation jusqu'a nos jours.

La classe de la bourgeoisie administrative (les produits de l'ENA (ex ENAM) que sont les magistrats, gouverneurs, préfets, sous-préfets, inspecteurs des domaines/trésor/finances/douanes) qui gère effectivement notre pays et qui est dans une logique d'auto-preservation n'avance que par timides pas dans ce processus de dévolution de l'exercice exécutif aux populations locales qui sont mieux placées pour bien déterminer leurs besoins et y apporter des solutions idoines.

Ce texte parle de l'acte 3 de ce processus de décentralisation qui a été enclenche depuis 1966 (disent-ils). Mais malheureusement il est pauvre en détails comme les pouvoirs réels qui seront dévolus aux collectivités locales. Comme par exemple, le texte parle de la décentralisation du BCI (budget consolidé d'investissement) sans parler du processus d'acquisition par ces même collectivités et les mécanismes de contrôle du pouvoir central qui peuvent empêcher toute action au niveau local.

Une affaire a suivre...
Edman En Mars, 2013 (00:16 AM) 0 FansN°: 3
Mrs&Mmes les journalistes de la presse écrite de grace simplifiez vos textes avec des explixations simples, directes et surtout avec des exemples concrêts. Par exemple, quand vous citez la Casamance comme test, expliquez simplement ce que celà signifie en matière de changement sur le plan territorial. L'état va-t-il créer des centres de developpent du genre Diass avec son aéroport ou Diamgniadio et son université; l'état va t-il transférer par exemple le ministère de l'agriculture à Zchor ou Bignona; l'état va t-il construire la route nationale qui ura de Keur Ayib à Oussouye etc..etc l'état va t-il développer les villages touristiques. Tant d'exemples concrêts qui intérésseraient plusieurs acteurs de l'investissent.

Mais si vous publiez des articles qui sont inintélligibles poyr la majorité des lecteurs, vous perdez beaucoup.
Ouzin200 En Mars, 2013 (10:00 AM) 0 FansN°: 4
c'est vraiment trriste! D'abord le journaliste ne maitrise pas le processus de décentralisation. En effet il fait une juxtaposition de dates qui ne correspondent pas forcément aux réformes avancées. A titre d'exemple il écrit: "La loi du 1er février 1972 a entraîné des changements importants de l’architecture administrative. Ceux-ci ont abouti à la création de 14 régions, 45 départements, 120 arrondissements, 111 communes et 43 communes d’arrondissement". cé totalement faux le sénégal ne s'est doté de 14 régions qu'à partir de la réforme de 2007.

Ensuite le journaliste n'explique pas dans son texte en qoi consiste cet acte 3 de la décentralisation. il n'a fait que la compilation de divers textes. s'agit il d'accroissement des domaines de compétences tranférés aux collectivités locales? va t on augmenter leurs moyens financiers concomitamment avec les compétences qui leur sont tranfrées? S'agit il de création depoles de développement ou de nouveaux ordres de collectivités locales?

En somme le texte est à mon avis vide de sens.
Fandene En Mars, 2013 (10:22 AM) 0 FansN°: 5
Soyez sérieux vous sournalistes. Et les commu,autés rurales! n'existe tils plus. Ces professionells vendeur de parcelles, de champs au détriment des pauvre paysant. On met les charrues avant les beoufs dans ce pays. Avant tout acte... il faudra nécessairement audité les PCR et leurs conseillers, sinon il y'aura une guerre civil dans ce pays. la vas est déjas trop pleine et il risque d'exploser parcequ' n'eyant pas de cadre d'expression et des autorités qui font la sourde oreille

Commentez cet article

Auteur

Commentaire :

Service Commercial

Senegal : +221 33 864 65 71    |    Usa, Canada, Europe : +1 703 348 7306    |    Email : [email protected]

Rédaction

Email : [email protected]    |    Tel. (redacteur en Chef) : +221 77 562 00 29    |    Email (redacteur en Chef) : [email protected]