Avec Donald Trump président, le nombre de départs des États-Unis plus important que le nombre d’arrivées pour la première fois en 50 ans
Une étude, publiée mardi par la Brookings Institution, explique que ce solde migratoire négatif aura « des conséquences importantes sur la macroéconomie » américaine, de l’emploi à la consommation.
C’est une première depuis au moins un demi-siècle. Les États-Unis ont enregistré un solde migratoire négatif en 2025, année de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’un des principaux axes de sa politique intérieure, selon un rapport publié ce mardi par la Brookings Institution.
« La première année du second mandat de Trump a été marquée par des changements radicaux dans la politique d’immigration, entraînant un net ralentissement de la migration nette vers les États-Unis, écrivent les auteurs de l’étude. La migration nette a probablement été proche de zéro, voire négative, au cours de l’année civile 2025, une première depuis au moins un demi-siècle. »
En 2025, le nombre de personnes ayant quitté les États-Unis a en effet été supérieur à celui des immigrants qui y sont entrés, relève cette étude. Selon les estimations des auteurs du rapport, la migration nette vers les États-Unis devrait se situer entre -10 000 et -295 000 en 2025.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, le dirigeant républicain Donald Trump mène une vaste campagne contre l’immigration illégale, à coups d’expulsions massives, et a considérablement durci les conditions d’entrée aux États-Unis et l’octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.
Vers un solde négatif
Durant sa courte allocution de fin d’année, mi-décembre, il s’est ainsi félicité d’avoir enclenché un processus de « migration inversée » ou de « remigration ». Il a accusé les immigrés d’avoir créé une crise du logement, d’avoir « volé » des emplois, d’avoir « submergé » les hôpitaux et, pour résumer, d’avoir vécu aux dépens des contribuables.
Le rapport de la Brookings Institution explique pourtant qu’un solde migratoire négatif aura « des conséquences importantes sur la macroéconomie » américaine. Une baisse de l’immigration entraînera une croissance plus faible de l’emploi, du PIB et des dépenses de consommation, ont mis en garde les auteurs de l’étude.
« Ces dernières années, la croissance de la population active née aux États-Unis a été faible et la quasi-totalité de la croissance de la population active est imputable aux flux migratoires », rappelle l’étude en notant que « les immigrants fournissent à la fois de la main-d’œuvre et génèrent une demande de biens et de services ».
« Bien qu’un fort degré d’incertitude politique subsiste, une migration nette négative en 2026 est également probable », ajoute le rapport. Nouvelle année par ailleurs marquée par le meurtre, par un agent de la police de l’immigration, d’une femme à Minneapolis, déclenchant une vague de manifestations aux États-Unis.
Commentaires (2)
L'influx incontrôlé de millions d'immigrants avait stressé l'économie et les services sociaux aux USA.
- Flambée des loyers due à une soudaine demande de logement
- Pression sur le système éducatif qui n'arrivait pas à gérer cette vague de nouveaux étudiants;
- Les fonds sociaux destinés aux contribuables (américains et immigrants légaux) ont été détournés pour aider l'immigration irrégulière.
J'aimerais bien voir le Sénégal faire une porte ouverte à tout africain qui décide de s'installer au Sénégal et bénéficier des fonds publics générés par le contribuable senegalais. Cela ne va pas arriver! On est cependant prêt à crier au racisme quand cela se passe aux USA.
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