[Le Match] Macky Sall vs Abdoulaye Wade : Qui a le meilleur bilan ?
Qui, des anciens présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall, a le meilleur bilan, notamment en matière d’infrastructures ? Cette question mérite d’être posée, d’autant plus que Sall, l’élève, a toujours été soupçonné de vouloir dépasser Wade, le maître. En outre, chacun de ces régimes a toujours exhibé ses réalisations comme étant un bilan qui parle de lui-même. C’est d’ailleurs leur principal argument politique en campagne électorale, mais aussi dans les débats face aux adversaires.
Abdoulaye Wade est connu pour ses grandes réalisations, dont les plus visibles sont l’autoroute à péage, l’aéroport Blaise Diagne (terminé par Macky Sall) ou le Monument de la Renaissance. En termes de mobilité, outre l’autoroute, Wade a aussi à son actif la Corniche Ouest et ses hôtels de luxe, un chantier confié à son fils Karim, qui a fait beaucoup de bruit. On peut citer également la VDN, la relance de la société publique de transport sous le nom de Dakar Dem Dikk, mais aussi le renouvellement du parc automobile qui a vu débarquer à Dakar, à partir de 2005, les minibus communément appelés Tata, du nom de la marque. Sur le plan maritime, il y a les travaux de réaménagement du port de Dakar.
Abdoulaye Wade compte également dans son bilan la création d’une compagnie aérienne nationale, d’abord sous le nom d’Air Sénégal, puis Sénégal Airlines, qui marque l’empreinte de Karim Wade. Me Wade a aussi réalisé le Grand Théâtre National, sans oublier le Monument de la Renaissance, très controversé à la fois sur le plan économique, religieux, historique et architectural. En matière de logement, le plan Jaxaay figure en bonne place dans son bilan.
Sur le plan éducatif, les infrastructures sont passées, entre 2000 et 2010, dans le préscolaire, de 449 à 1 958 écoles ; dans l’élémentaire, de 4 751 à 8 198 ; dans le cycle moyen, le Sénégal est passé de 455 à 917 établissements ; et enfin, dans le secondaire, de 111 à 326, selon des chiffres fournis lors d’une rencontre en 2013 à Genève par Sidiki Kaba, alors ministre de la Justice sous Macky Sall.
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S’agissant de Macky Sall, lui aussi a un bilan infrastructurel indéniable. C’était même une obsession chez lui, puisqu’il a lui-même fait son bilan à plusieurs reprises, surtout vers la fin de son régime. Les deux réalisations les plus emblématiques sont le TER et le BRT, avec 1 000 milliards pour le premier et plus de 300 milliards pour le second. La ville de Diamniadio, avec son centre de conférences, ses sphères ministérielles, son marché d’intérêt national et sa zone économique, est un des points forts de son bilan. Sur le plan sportif, il a trois stades à son actif, à savoir Dakar Arena, le stade Abdoulaye Wade et l’Arène nationale. L’ancien président a aussi marqué son empreinte sur les autoroutes avec Ila Touba et le prolongement du péage de Rufisque à Diamniadio. L’homme voudrait qu’on retienne de lui 500 km d’autoroutes, lorsqu’il déclare, dans son discours d’adieu du 31 décembre 2023 : « De 32 km d’autoroutes, nous en sommes à 189, et bientôt 500 km, à la fin des chantiers Mbour-Fatick-Kaolack et Dakar-Tivaouane-Saint-Louis. » Mais, puisque ces deux chantiers étaient loin d’une livraison, on retiendra les 189 kilomètres, qui constituent un bilan effectif.
Sur le plan routier, Macky Sall revendique un linéaire passé de 1 500 km en 2012 à 2 900 en 2023. À Dakar, il y a la VDN 3 ainsi que les autoponts un peu partout, notamment à la cité Keur Gorgui, à hauteur du cimetière Saint-Lazare, à Front de Terre, à Keur Massar…
À l’intérieur du pays, il y a le pont de Foundiougne, celui de Marsassoum, le pont Sénégambie ou encore le pont de Saint-Louis. Macky Sall revendique également que 3 328 kilomètres de routes ont été revêtus.
Sur le plan énergétique, le Sénégal dispose de 1 787 MW et d’un réseau de 1 552 km en 2023, contre 500 MW et un réseau vétuste de 501 km de lignes électriques en 2012, grâce aux centrales électriques de Bokhol, Malicounda, Taïba Ndiaye, Méouane et Mérina Dakhar.
Au vu de ce bilan, il semble que Macky Sall soit en avance. L’élève a donc dépassé le maître. Mais le vrai mérite d’Abdoulaye Wade réside dans le fait d’avoir montré la voie. Avant lui, certaines infrastructures étaient impensables au Sénégal. C’est lui qui a prouvé au peuple que c’était possible. En cela, il restera à jamais le premier.
Toutefois, pour l’un comme pour l’autre, on peut s’interroger sur les coûts et l’opportunité de certaines grandes infrastructures. Certes, presque toutes les réalisations ont fait l’objet de polémiques à chaud. Mais, avec le recul, on peut toujours se demander s’il était utile de mettre des centaines de milliards sur la Corniche juste pour préparer le sommet de l’OCI. Fallait-il mettre 17 milliards ou brader le foncier pour construire le Monument de la Renaissance ? Ces mêmes questions se posent pour le TER, un tronçon d’une trentaine de kilomètres pour 1 000 milliards. L’économiste Meissa Babou a raison de rappeler qu’avec une dizaine d’arrêts sur 30 km, un train ne peut pas être rapide. L’interrogation est également valable pour le BRT, 300 milliards pour seulement 18 kilomètres. Il en est de même pour l’opportunité d’avoir une compagnie aérienne nationale, d’autant plus que les deux régimes l’ont laissée dans un état de quasi-faillite à l’heure du départ.
Ainsi, le coût comme l’utilité de ces infrastructures se posent, sans oublier les conséquences. Après avoir bénéficié d’annulations de dettes au début des années 2000, le régime de Wade a connu un taux d’endettement de 21 % en 2006, puis d’environ 40 % en 2012.
Quant à Macky Sall, il a crevé le plafond de 70 % de l’UEMOA pour atteindre 74 %. La Cour des comptes a montré que c’était presque 100 %, avant que des agences de notation ne révèlent un taux de près de 120 %. Est-ce que cela en valait la peine ?
Commentaires (37)
Car au final, c’est le peuple qui récolte les fruits ou subit les conséquences. Le Sénégal mérite des dirigeants engagés, et des citoyens vigilants."
Comparer Abdoulaye Wade à Macky Sall relève presque de l’insulte envers l’ancien président. Certes, Macky a cheminé un temps aux côtés de Wade, mais les deux hommes n’ont ni le même parcours, ni la même stature, ni les mêmes réalisations.
Un fossé intellectuel et académique évident
Abdoulaye Wade, c’est l’image du savoir accompli : agrégé en sciences économiques, mathématicien, juriste émérite, avocat, professeur d’université, ancien doyen de faculté. Un monument intellectuel africain reconnu au-delà des frontières du Sénégal.
Face à lui, Macky Sall, formé en géologie, diplômé d’un Bac+3, dont la trajectoire académique ne saurait soutenir la comparaison. À ce niveau, le débat est clos.
Comparer les bilans : un devoir de mémoire et de vérité
Pour évaluer ces deux présidences, il est essentiel de considérer l’état du pays que chacun a hérité :
Le Sénégal en 2000, à l’arrivée de Wade :
Budget national de 500 milliards FCFA, après la dévaluation de 1994.
Dette publique de 1 000 milliards FCFA.
Solde net débiteur de 200 milliards à la BCEAO (source : rapport du Premier ministre Moustapha Loum, 2003).
Infrastructures routières vétustes, datant de la colonisation.
Transport urbain inexistant : zéro bus à la SOTRAC, domination des "Ndiaga Ndiaye" à Dakar.
Assainissement quasi inexistant en banlieue : l’axe Rufisque-Dakar relevait de l’épreuve.
Moins de 20 lycées dans tout le pays, majoritairement construits à l’époque coloniale.
Les réalisations majeures de Wade :
1. Éducation
Construction de plus de 100 lycées dans tout le pays.
Création de CEM, écoles primaires, cases des tout-petits.
Recrutement massif d’enseignants.
Création de nouvelles universités : Ziguinchor, Bambey, Thiès… Le pays passe de 2 à 5 universités publiques.
2. Énergie
Wade hérite d’une SENELEC à bout de souffle, avec 200 MW de puissance installée.
Mise en œuvre du Plan Takkal, qui triple la capacité nationale à plus de 600 MW avant 2012.
Fin progressive des délestages chroniques.
3. Infrastructures
Autoroute à péage Dakar–Diamniadio.
Aéroport international Blaise Diagne à Diass.
Plan Jaxaay, pour reloger les sinistrés des inondations causées par l’urbanisation anarchique et la spéculation foncière.
4. Gouvernance démocratique
Ouverture du champ politique, liberté de la presse, indépendance syndicale.
Il paiera même le prix fort en 2012, perdant le pouvoir après avoir permis l’expression d’une opposition libre et forte.
5. Contexte international défavorable
Wade a gouverné dans un environnement marqué par :
La guerre du Golfe (2003),
La crise alimentaire et financière (2008),
Un baril de pétrole dépassant 120 dollars.
6. Souveraineté nationale
Fermeture des bases militaires françaises,
Rejet des APE (Accords de Partenariat Économique),
Reprise du monopole du Port autonome de Dakar,
Diversification des partenaires stratégiques hors du giron occidental,
Refus de dépendre du FMI ou de la Banque mondiale.
L’héritage laissé à Macky Sall en 2012 :
Un budget de 3 000 milliards FCFA,
Une dette contrôlée à 2 500 milliards,
Un solde créditeur à la BCEAO de plus de 400 milliards FCFA.
Macky Sall : un successeur dans la continuité... ou la rupture ?
Durant ses deux mandats, Macky Sall s’est limité à :
Poursuivre certains projets initiés par Wade (aéroport, autoroute, universités…),
Abandonner d’autres sous influence étrangère (restauration des bases françaises, lutte contre les appels entrants, réformes portuaires…).
Un bilan alarmant :
Une dette publique explosée à plus de 20 000 milliards FCFA,
Un déficit budgétaire supérieur à 10 %,
Un budget gonflé à 5 000 milliards, mais grevé par la dette,
Une justice affaiblie, largement politisée,
Une série de scandales financiers : pétrole, gaz, foncier, contrats miniers...
Conclusion : l’histoire jugera
Parler du bilan de Me Abdoulaye Wade nécessiterait à lui seul un ouvrage entier, tant il est dense, ambitieux et structurant. Il a transformé un pays à genoux en un État moderne, souverain, en pleine mutation.
Quant à Macky Sall, malgré une communication léchée et un accès à des ressources financières bien supérieures, il laisse un pays endetté, divisé et institutionnellement fragilisé.
L’Histoire retiendra que là où Wade a construit, Macky a démoli.
J'etais PDS mais force est de reconnaitre que les liberaux ont cree des problems pour les generations futures
Tentatives de d'installation de son fiston, bref etc.....
Ya pas photo quand même.
Macky est méthodique mais pleutre, il nous a installés dans la boue avant de partir
L'amnistie de dernière minute est une catastrophe
Dieu jugera insha Allah !
le lus important
L’un a emprisonné le fils de l’autre
Tout ce que vous listez est surfacturé.
Prédation foncière
Pays vendu aux étrangers
Chômage endémique
Abris provisoires
Santé malade
Mais Macky Sall sur le plan des réalisations il n'a pas d'égal. Je pense c'est le meilleur en Afrique
C'est énorme ce qu'il a fait en 12 ans malgré la crise civisme et politique durant les 5 dernière années
On doit les rayer de l'histoire du Senegal.
Dites moi ce que vous voyez ,
Qui pourra faire que lui??????
infrastructures. La question devrait être :
Est-ce que vous êtes satisfaits des 16 mois du duo incompétent ?
Celui qui est honnête et croyant reconnaitra sans contexte que Macky est de très loin le MEILLEUR PRESIDENT DU SENEGAL .
Dire que le BRT c'est 37 Kilomètres ou que le BRT c'est 18 kilomètres c'est être d'une malhonnête légendaire car le TER ce n'est un train comme le croit les simples d'esprits c'est des dizaines de Rames , de gares , un centre de maintenance , etc. implantés dans un milieu urbain . Ensuite le TER va jusqu'à aéroport AIBD , soit plus de 57 Kilomètres et en voie double . En plus le TER c'est l'expérience acquise par des centaines voire de milliers de sénégalais pour une aventure ferroviaire au Sénégal. Il en est de même pour le BRT .
Pour finir ,chez moi , on dit que l'on peut ne pas aimer le lièvre , mais admettre qu'il a de longues oreilles ou qu'il court bien. OUI, MACKY EST LE MEILLEUR !
Un ami du Sénégal
Faut dire!
une honte
Quant au tandem Diomaye-Sonko, on attend qu'ils commencent à travailler. Gnahtou Bi Doyna, wah dji Bari Na, mais Dara amagoul. On a voté pour vous, mais Deuk Bi Metina.
sa transformation e n organisation de falsification St de
Vol de documents administrations. Ça fait parti de leurs bilans
Maky 4 -ème PM Sénégal et tous les projets de Wade ont commencé avec lui en tant que PM...Et ils ont stagné quand il n'était plus PM...et ces projets ont été achevé dés qu'il est devenu Président...Rendez à César ce qui appartient à César...Faut arrêter cette fumisterie de dépeindre Wade comme un bon Président...C'était un vrai sonko...qui a fait beaucoup de mal au Sénégal.
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