"Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés" : Rififi entre Macron et Meloni
Le président français Emmanuel Macron a demandé jeudi à Giorgia Meloni d'arrêter de "commenter ce qui se passe chez les autres", après des propos de la Première ministre italienne sur la mort en France du militant nationaliste Quentin Deranque, battu à mort par des adversaires politiques.
"Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", a ironisé M. Macron depuis New Delhi, en marge d'une visite officielle en Inde, en référence aux propos mercredi de Mme Meloni.
Elle avait notamment écrit sur X que "la mort d'un garçon d'à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l'extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l'Europe entière".
"Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu'on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres", a grincé en retour Emmanuel Macron.
Le chef de l'Etat français s'exprimait près d'une semaine après l'agression mortelle de Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, pour laquelle onze suspects sont en garde à vue.
La plupart sont liés à des mouvements d'ultragauche, et parmi eux figurent trois proches du député de gauche radicale Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule La Jeune Garde Antifaciste, dissoute par décret en juin 2025 notamment pour des "violences".
"A chaque fois qu'il y a des gens qui vous expliquent qu'ils ont mis en place des milices pour faire de l'autoprotection parce qu'il y aurait de l'autre côté un discours de violence (...), ils ne commettent pas simplement une faute politique mais aussi une faute morale et ils créent les conditions de ce qui arrive. Donc tout le monde partout doit faire le ménage", a encore lancé M. Macron lors d'un point presse.
"Il faut rester calme" et "rappeler les principes de la République", a encore enjoint le président qui a ciblé "les mouvements d'extrême gauche" comme "d'extrême droite qui a aussi parfois dans ses rangs des militants qui justifient l'action violente".
"Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, et ni même dans un face-à-face qui est mortifère pour la République (...) l'action violente", a-t-il encore insisté.
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