Wadagni sera-t-il le Medvedev du Poutine Patrice Talon ? : La réponse du ministre-candidat à Jeune Afrique
Au Bénin, on s’avance vers une élection présidentielle sans suspens en avril prochain. Le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, devrait, sauf cataclysme remporté le scrutin, face à son principal challenger Paul Hounkpè, que beaucoup d'observateurs de la vie politique béninoise décrivent comme un poids plume.
Le poids politique discutable de Paul Hounkpè
En effet, le candidat des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE n’a jamais vraiment réussi à remporter une élection avec son parti. Les scores que la formation politique enregistre sont des plus faibles.
Malgré son alliance avec la mouvance présidentielle lors des dernières législatives, le parti n’a pas été capable de passer le cap des 10% de suffrages engrangés au niveau national. Ce qui lui aurait au moins permis de lever quelques sièges au Parlement. En somme, le poids politique du leader des FCBE est discutable, ce qui amène beaucoup d'analystes à penser que le fauteuil présidentiel est déjà promis à son principal challenger Romuald Wadagni.
Par ailleurs, les liaisons quasiment patrilinéaires de ce dernier, avec l’actuel président Patrice Talon inquiètent.
On ne rappellera pas que M. Wadagni est l’actuel ministre des Finances du locataire de la Marina. Un poste qu’il occupe depuis 2016.
De plus, l’homme a été désigné candidat de la mouvance présidentielle par les deux partis soutenant les actions du président Talon ; en l’occurrence le Bloc Républicain et l’Union Progressiste. Cette désignation a de toute évidence été validée par Patrice Talon.
Beaucoup disent d’ailleurs sans frémir que Wadagni est son dauphin.
« Il n’entend exercer aucune tutelle »
Compte tenu de l’influence de l'actuel chef de l’Etat , certains observateurs de la vie politique béninoise se demandent si Wadagni ne sera pas le Medvedev du Poutine Patrice Talon.
En clair, si Wadagni ne sera pas le pantin de l'ex-magnat du coton s’il est élu à la tête du pays.
Dans une récente interview accordée à Jeune Afrique, le ministre des Finances a clairement déclaré que son mentor n’entendait aucunement rester dans l’ombre pour diriger ou encore moins lui dicter la conduite à tenir.
« Le président Talon est un homme de parole. Si je suis élu, il s'effacera. Il n’entend exercer aucune tutelle », a assuré Romuald Wadagni.
Le ministre-candidat admet toutefois que l’actuel chef d’Etat restera attentif aux grandes orientations du pays. On ne rappellera pas que la Constitution révisée de décembre 2025 a créé un Sénat où siègeront les anciens présidents de la République et les anciens présidents de la Cour constitutionnelle, notamment.
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