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Quel mal y a-t-il à présenter la réalité de la maturité de la couverture Internet au Sénégal ? (Par Samba Mintou SEYE)

Auteur: Samba Mintou Seye

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Quel mal y a-t-il à présenter la réalité de la maturité de la couverture Internet au Sénégal ? (Par Samba Mintou SEYE, Président Amicale des Cadres de Sonatel)

Je salue l’exercice auquel le Premier Ministre et son équipe se sont prêtés ce mardi 24 février lors de leur passage à l’Assemblée nationale du Sénégal. Cette démarche, inscrite dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement, contribue au renforcement du droit à l’information ainsi qu’au devoir de redevabilité, dans un esprit de transparence et de responsabilité.

Je voudrais également saluer son sens de l’écoute, de l’ouverture et surtout de la responsabilité, en promettant d’analyser avec recul l’ensemble des contributions des parties prenantes sur le dossier Starlink, afin d’agir en conséquence.

Nous avons suivi avec égard la séquence de prise de parole de notre Ministre de tutelle. Une nouvelle interrogation demeure : Quel mal y a-t-il à présenter la réalité de la maturité de la couverture Internet au Sénégal ?

Une partie des réponses apportées reste pertinente, tant qu’il existera des acteurs qui préféreront observer en spectateurs un tournant décisif de l’histoire du numérique dans notre pays. L’environnement numérique est, par nature, factuel et dépasse la politique au sen figuré.

Je me permets de revenir sur certains propos, notamment :

« Malgré tous les investissements consentis par les opérateurs depuis l’existence du Sénégal, le taux d’Internet fixe en 2026 ne dépasse pas 40 %. Face à cet état de fait, devons-nous attendre 2055 pour espérer atteindre 80 % de connectivité ? La réponse est non… »

« L’État du Sénégal n’est pas dans une logique d’opposition entre technologies. Nous sommes à 40 % et, pour résorber le gap, nous avons réussi en moins de 24 mois ce que le pays n’a pas réalisé en 60 ans d’existence… »

• devoir de clarification : près de 97 % des Sénégalais, soit environ 16,5 millions de personnes, sont déjà couverts en 4G, dont environ 40 % en 5G. Sauf à considérer que l’Internet mobile ne doit pas être intégré dans l’analyse globale de la connectivité.

• le défi principal semble davantage résider dans les usages, impactés notamment par des déficits d’électrification, d’équipement en smartphones, d’alphabétisation et des contraintes socio-économiques, etc.

À l’inverse, nous restons totalement alignés sur quelques points essentiels :

• l’ambition forte en matière de numérique impulsée par les plus hautes autorités de l’État ;

• la reconnaissance progressive de l’accès à Internet comme levier fondamental de développement, soutenue notamment par le service universel ;

• l’existence réelle de zones de couverture insuffisante et de problématiques d’accès. devoir de clarification :

• les 974 zones blanches identifiées nécessiteraient environ 774 sites mobiles pour un investissement estimé à 32 milliards FCFA ; les 35 milliards FCFA versés par Sonatel au Fonds de Développement du Service Universel des télécommunications (FDSUT) dépassent déjà ce besoin estimatif ; • une question légitime demeure : quel budget a été effectivement mobilisé par le FDSUT sur les cinq dernières années ?

Par ailleurs, comment apporter des garanties sur des enjeux majeurs : souveraineté, sécurité, équité, transparence, protection des données personnelles, sans réponses précises et factuelles aux interrogations suivantes :

• quitus accordé à Starlink avec l’annonce d’une gateway à horizon 2026 ;

• dispositif de contrôle des données ;

• application des dispositions des articles 62 et 63 du Code des communications électroniques (cahier des charges, clauses contractuelles, modalités par décret, publication les arrêtés de l’Autorité gouvernementale et les décisions des décisions sur le site de l’ARTP).

Nos contributions s’inscrivent dans une démarche constructive et responsable. Nous réaffirmons notre engagement collectif pour un Sénégal juste, prospère et souverain, où le numérique constitue un levier d’inclusion, de compétitivité et de transformation durable.

Samba Mintou Seye

(Président de L'Amicale des Cadres de Sonatel (ACSON)

Citoyen engagé)

Auteur: Samba Mintou Seye
Publié le: Mercredi 25 Février 2026

Commentaires (6)

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    MD il y a 1 heure
    Bienvenu Starlink! Enfin un espoir pour une offre internet de qualité. Il est grand temps que le peuple Sénégalais soit libéré de la qualité exécrable du service internet de la Sonatel à des tarifs exorbitants. Au moins si la qualité était bonne, on pourrait tolérer le prix. Mais nous payons excessivement cher pour service excessivement minabe. Basta.
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    Politichiens il y a 1 heure
    C'est un article par un griot ou quoi ??? Que de laudations mais aucune analyse et en prétendant que vous avez fait rn 24mois ce que les autres gouvernements n'ont pu faire en 60ans??? Quel mensonges !
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    Milk il y a 1 heure
    La venue de starlink ne doit pas seulement être traitée sous l’angle du pourcentage d’accès à internet ;il s’agit surtout de protéger la sonatel et toutes ces petites et moyennes entreprises qui travaillent dans la sous traitance. Attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! La sonatel contribue beaucoup à la croissance du pays.
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    MAD il y a 1 heure
    La venue de Starlink est à saluer. Eupou gaw na si lakh bou tanngue. La concurrence est tjours bonne pour le consommateur, notamment le Prix. J'étais mort de rire quand j'ai reçu le texto d'orange qui m'annonce que ma fibre passe de 40 Mega à 100 Mega et que le tarif baisse pour passer de 26 900 à 24 900. C'est dingue : Orange n'a pas tardé à reagir. Comment justifier ce changement de l'offre. Celà veut dire que le consommateur s'est bien fait carotter pendant de nombreuses années. ORANGE a la trouille en ce moment et s'est bien fait secouer. Tant mieux pour le consommateur.
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    Darkpenguin il y a 1 heure
    Tous ceux qui en parlent soulignent la faiblesse de la bande passante au Sénégal, qui est la ressource essentielle du réseau internet, qui se traduit par des débits faibles et ridicules de quelques dizaines de Mbps par seconde, alors que le minimum pour l'internet d'aujourd'hui est de plusieurs centaines en Mbps par seconde. Il suffit de voir la réaction d'Orange au déploiement de Starlink au Sénégal. Dans leurs décisions hâtives d'augmenté les débits, qui restent toujours insuffisant ridiculement bas et toujours insultants de notre intelligence, pour comprendre que la multinationale française Orange est consciente de ses lacunes au Sénégal qu'il essaie de masquer ici. Les tarifs internet au Sénégal devraient être les suivants : 100 Mbps/s à 10 000 francs CFA, 200 Mbps à 15 000 francs CFA et 500 Mbps/s à 20 000 francs CFA pour les professionnels ; 1 Gbps/s à 30 000 francs CFA.
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    Anta Fall il y a 1 minute
    Manifestement le constat est que la situation n'est pas reluisant et ÊTRE UN ANCIEN DE LA SONATEL N'EST VALORISANT quant il s'agit de parler de la situation des télécoms au Sénégal Sans séparer le réseau physique technique et l'aspect exploitation commerciale, l'erreur du Sénégal a été de confier l'ensemble de ses télécommunications à un intermédiaire multinational exclusivement commerciale qui achète des réseaux préfabriqués en Chine auprès de fabricants d'équipements tels que Nokia, Ericsson et Huawei pour venir nous les installer et l'exploiter. Cette entreprise ne possède aucune véritable expertise technologique et, ne se soucie des avancées des technologies de pointe ni de la demande croissante de données en termes de capacité, de bande passante et de latence, de sa clientèle au fur du temps elle ne modernise pas ses équipements. Elles se contentent d'acheter le strict nécessaire au fonctionnement de son réseau, appliquant une politique de recycler ses équipements obsolète d'autres marchés comme en Europe où elle est obligée d'innover et d'isolement du marché sénégalais afin de contrôler les tarifs pratiqués auprès de leurs clients. Cela explique toute la situation qui fait que Starlink arrive chez nous comme dans un désert parce les télécommunications étaient en état stationnaire d'un état des débuts de l'intérêt avec l'ancien ADSL des des des années 2000 il y'a un quart de siècle où les débits étaient à des 10 Mbps/s, 20 Mbps/s by

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