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Souveraineté pharmaceutique : Vers une classification des médicaments prioritaires à court et moyen terme

Auteur: Yandé Diop

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Souveraineté pharmaceutique : Vers une classification des médicaments prioritaires à court et moyen terme

Le Sénégal fait encore face à une dépendance persistante aux importations de médicaments. Pourtant, dans sa quête de souveraineté sanitaire, le pays franchit une nouvelle étape.

En effet, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers l’Unité de gestion du projet de relance de l’industrie pharmaceutique locale (UGP/Pharma), a tenu ce lundi 13 avril 2026 un atelier stratégique consacré au partage et à l’affinement d’une liste prioritaire de médicaments à produire localement à l’horizon 2035.

« Avec près de 80 à 90 % des médicaments importés, le système pharmaceutique national reste fortement exposé aux aléas du marché international, aux ruptures d’approvisionnement et aux tensions sur les prix. Cette réalité a poussé les autorités à engager une transformation en profondeur du secteur, en cohérence avec les orientations de la Stratégie de transformation systémique et du SNDD 2025–2029 », lit-on dans les termes de référence.

À noter que dans cette dynamique, « la mise en place d’une liste souveraine de médicaments à produire localement apparaît comme un levier central pour sécuriser l’accès aux produits de santé et renforcer la résilience du système sanitaire ».

Par ailleurs, la liste préliminaire repose sur une analyse croisée de plusieurs référentiels : « Les listes nationales de médicaments essentiels, les données de consommation de la SEN-PNA, les priorités des programmes de santé publique, les orientations de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) ainsi que les contributions des structures hospitalières et du secteur industriel local. »

L’atelier a réuni une trentaine d’acteurs issus de l’écosystème pharmaceutique : autorités sanitaires, chercheurs (UCAD, IRESSEF, IPD), ordres professionnels, industriels, grossistes-répartiteurs et partenaires techniques et financiers, dont l’OMS, la GIZ, Enabel, Expertise France et l’ONUDI.

Pour tous ces spécialistes, il est nécessaire d’aboutir à une classification claire des médicaments selon les priorités à court, moyen et long terme. Cette hiérarchisation vise à aligner les ambitions sanitaires avec les capacités industrielles réelles du pays, tout en tenant compte des exigences de rentabilité économique et de faisabilité technique.

Les discussions ont permis d’affiner la liste préliminaire à partir des contributions des différentes parties prenantes, d’identifier les segments prioritaires en fonction de leur impact en santé publique et de proposer des orientations concrètes pour la mise en œuvre industrielle.

Et pour accélérer la transformation, plusieurs livrables structurants sont attendus, notamment. Il s’agit « d’une liste souveraine validée et priorisée des médicaments à produire localement, une classification par horizons temporels (court, moyen et long terme), une feuille de route opérationnelle assortie d’une matrice d’actions précisant responsabilités, délais et besoins en financement et des recommandations stratégiques, réglementaires et financières à l’attention des décideurs et partenaires ».

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Lundi 13 Avril 2026

Commentaires (3)

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    sala fall il y a 3 jours
    felicitations et très bonne continuation. Le Senegal a besoin de produire ses propres médicaments.
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    khadim seye il y a 3 jours
    Une excellente initiative. Les médicaments coutent cher. On espère que ce projet va se réaliser et ne sera pas ranger dans les tirroires
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    Mariama il y a 3 jours
    Arrêtez de raconter des histoires , la souveraineté pharmaceutique n'est pas pour demain et vous le savez trés bien. Aucun médicament n'est fabriqué au Sénégal à part les médicaments des tradipraticiens qui nécessiteraient un peu plus votre support .... Pour revenir aux médicaments chimiques , les laboratoires fabricants sur place ne font que de l'emballage rien d'autres tout les spécifications (fabrications des matiéres premières , différents contrôle qualité ...) en amont sont fait au Maroc ou d'autres pays du Maghreb .L'une des raisons est toute simple sans rentrer dans des discussions trés techniques : Pas de main d'oeuvre qualifiée

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