Bras de fer scolaire : Le ministre Olivier Boucal défend la légalité des coupes de salaires
Le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, a affirmé que les coupes effectuées sur les salaires des enseignants respectent les « dispositions liées au droit de grève ». S'exprimant lors d'une interview dans l'émission Opinion sur Wal Fadjri ce dimanche, le ministre a justifié ces mesures par les textes de loi régissant le travail, tout en rappelant les contraintes budgétaires du pays.
« Nous continuons à tendre la main (aux syndicats). Tout ne peut pas se régler tout de suite, ça perturberait les équilibres de nos finances publiques », a précisé le ministre, alors que l'État sénégalais a procédé à des ponctions sur les revenus du mois de février.
Les enseignants membres du G7, confédération regroupant les syndicats les plus représentatifs du moyen et du secondaire, observent des arrêts de travail alternés depuis quatre mois. Ils réclament l'application d'accords signés sous le régime précédent. Cependant, le président Bassirou Diomaye Faye doit composer avec une situation économique complexe.
Du côté des syndicats, le responsable du G7, Ndongo Sarr, dénonce l'ampleur et l'imprécision de ces mesures : « Les ponctions de salaires vont de 35.000 francs CFA à 281.000 francs CFA. Elles concernent même des enseignants non grévistes et en congés de maternité ». Selon lui, ces coupes dépassent parfois « plus du tiers du salaire ».
À titre indicatif, un enseignant non titulaire au Sénégal perçoit entre 250.000 francs CFA et 300.000 francs CFA, tandis que le salaire des titulaires peut atteindre 800.000 francs CFA.
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