FADP 2025 : une conférence de presse « électrique » du CDEPS ce mercredi
Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) s’apprête à monter au créneau ce mercredi lors d’une conférence de presse qui s’annonce « électrique ». Selon Le Quotidien, qui relaie l'information, l’organisation patronale entend dénoncer avec vigueur ce qu’elle qualifie de « répartition inique et illégale » du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) pour l’année 2025.
Le service public se taille « la part du lion »
À l’origine de cette colère, une distribution jugée déséquilibrée et opaque. Alors que les entreprises privées sont décrites comme « asphyxiées », les structures d’État se taillent la part du lion sur l’enveloppe globale de 1,9 milliard de francs CFA. Selon les chiffres relayés par le journal du groupe Avenir Communication, les entités publiques comme la RTS et l’APS ont bénéficié à elles seules de plus de 609 millions. À cela s’ajoute le cas du CESTI, dont le budget a bondi de « 403 % », passant de 25 à plus de 125 millions.
Des géants du privé laissés sur la touche
Autre point de discorde : l’exclusion de plusieurs grands groupes privés. «GFM, D-Média ou encore Avenir Communication n'ont pas été servis », souvent pour des raisons de « conformité administrative ». Pendant ce temps, les 137 entreprises privées retenues doivent se partager 686 millions, soit à peine plus que les montants alloués aux seules structures publiques.
Gestion opaque et « blocage arbitraire »
Au-delà des chiffres, le CDEPS dénonce une gestion jugée opaque et discriminatoire, pointant des « dysfonctionnements » et surtout le « blocage arbitraire » des fonds destinés au secteur privé pour l’exercice 2024. L’organisation s’interroge également sur les subventions importantes accordées à la RTS, qui « dispose déjà de budgets d’État et de recettes publicitaires », tout en refusant parfois de collaborer avec les médias privés pour le partage des signaux.
En définitive, le CDEPS estime que cette répartition ne respecte ni l’équité ni l’esprit du Code de la presse. À travers cette sortie, Mamadou Ibra Kane et ses collègues comptent interpeller directement les autorités sur une situation qui, selon eux, menace la « survie du pluralisme médiatique au Sénégal ».
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