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Lutte contre la salinisation des sols à Cayar : les maraîchers initiés à de nouvelles techniques pour booster la production

Auteur: Cheikh Camara et Abdoulaye Sèye

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Lutte contre la salinisation des sols à Cayar : les maraîchers initiés à de nouvelles techniques pour booster la production

La commune de Cayar, située dans la zone des Niayes au sein du département de Thiès, subit de plein fouet les effets néfastes de la salinisation des eaux et des sols. Cette situation dégrade l'économie locale, qui repose essentiellement sur l'agriculture et la transformation des produits locaux, entraînant une baisse inquiétante de la production agricole. Face à ce constat, la restauration et la sauvegarde des terres apparaissent comme l'unique alternative pour garantir une agriculture durable et rentable dans la région.

C’est dans ce contexte que le projet Impact Cluster Oignon (ICO) s’investit pour apporter des solutions concrètes en se focalisant sur la récupération des sols affectés par le sel. Selon Djibril Diallo, coordinateur adjoint de l’initiative, ce projet d’appui à l’autonomie financière des horticulteurs vise à enseigner de nouvelles techniques agricoles aux producteurs pour optimiser les rendements. Le programme, qui dure depuis trois ans, intervient sur plusieurs leviers stratégiques tels que la fertilisation des terres, la gestion optimale de l’irrigation et l’amélioration des compétences commerciales des maraîchers.

Djibril Diallo précise que l'objectif est de « renforcer les capacités des producteurs de Cayar en gestion des sols, de l'eau et de l'irrigation, mais aussi en gestion des activités post-récolte, en marketing et commercialisation ». Bien que Cayar soit une zone où les terres et les eaux sont « très salées par endroits », le coordinateur souligne que la zone de production conserve des conditions environnementales globales acceptables. Il mise ainsi sur l’expérience des producteurs locaux et l’augmentation des rendements pour rehausser durablement leurs revenus et assurer la survie du secteur horticole dans les Niayes.

Auteur: Cheikh Camara et Abdoulaye Sèye
Publié le: Jeudi 12 Février 2026

Commentaires (2)

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    Agronome il y a 2 semaines
    Belle initiative et bonne continuation. Cependant, à mon humble avis, l'agriculture est tellement importante pour la confier à quelqu'un qui n'a pas de pré-requis dans le domaine. Notre système de santé est confié à des professionnels de santé ayant reçu une formation professionnelle rigoureuse par contre tout le monde peut être exploitant agricole au Sénégal. C'est des manquements à corriger sinon ce sera encore la dégradation des sols, de déforestation, la pollution des sols, les faibles rendements, la dépendance de l'extérieur, etc. NB: Il faut un minimum de compétences techniques pour être installé en agriculture. Ce secteur doit vraiment être assaini. L'agriculture durable n'est pas un vain mot.
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    Témour Ndiaye il y a 6 jours
    Urgence Signalée : Ressusciter nos Sols avec : Le Biochar Deux tiers de nos terres agricoles sont dans un état très dégradé. Dans le Bassin arachidier, la matière organique s’est effondrée sous le seuil critique de 1 %. Face à ce désastre qui menace notre souveraineté alimentaire, la stratégie historique du "tout minéral" montre ses limites. Il est urgent de passer à une Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS), avec un amendement naturel comme le biochar. Une "éponge" miraculeuse validée par la science Le biochar (ou charbon vert), produit par la pyrolyse de résidus agricoles locaux (coques d'arachide, tiges de mil), agit comme une éponge capable de retenir jusqu'à 400 % de son poids en eau. Il corrige l'acidité des sols et séquestre le carbone de manière stable. Les tests menés au Sénégal démontrent qu'en associant le biochar à seulement un tiers de la dose habituelle d'engrais chimique, le rendement du mil peut être multiplié par 4 ou 5. Sur le terrain, des structures comme l'ONG RAIL ou le projet BioStar forment déjà avec succès les producteurs à la fabrication de fours artisanaux. L'agroécologie comme socle Le biochar ne s'utilise pas "nu" : il doit être activé avec du compost pour se gorger de nutriments. Son efficacité repose sur son intégration dans une approche agroécologique globale, incluant la Régénération Naturelle Assistée (RNA) et l'agroforesterie pour protéger les parcelles. Appel à l'action Pour sauver nos sols, nous appelons l'État et les partenaires au développement à : 1. Réorienter massivement les subventions des engrais chimiques vers les fertilisants organiques et le biochar. 2. Financer l'équipement des producteurs en pyrolyseurs artisanaux et plateformes de compostage. 3. Valoriser le "Carbone Paysan" en permettant aux agriculteurs d'accéder aux revenus des crédits carbone. 4. Renforcer la formation agricole pour mettre fin à la vente de la biomasse hors des champs. Il n'y a pas de souveraineté alimentaire sans sols sains. Le moment d'agir, c'est maintenant.

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