CAN-2025: début du procès de 18 supporters sénégalais après les incidents de la finale au Maroc
Le procès de 18 supporters sénégalais, placés en détention provisoire et poursuivis pour des actes de "hooliganisme" lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations à Rabat, s'est ouvert jeudi devant un tribunal marocain, ont indiqué à l'AFP des avocats de la défense.
Mais le tribunal de première instance de Rabat "a décidé de reporter le procès au 29 janvier pour permettre aux avocats de la défense et de la partie civile de préparer leur dossier", a déclaré l'avocate Naïma El Guellaf.
Les 18 Sénégalais avaient été placés en garde à vue, suspectés pour des faits de "hooliganisme" ayant émaillé la finale de la CAN-2025 entre le Maroc et le Sénégal dimanche, avait indiqué lundi à l'AFP une source judiciaire, affirmant qu'un ressortissant algérien avait également été interpellé.
L'avocat de ce dernier, Jaouad Benaissi, a affirmé jeudi que son client, "citoyen français d'origine algérienne", est poursuivi pour les mêmes faits en état de détention.
Quelques minutes avant la fin du temps réglementaire de la rencontre, remportée 1-0 après prolongation par le Sénégal, des dizaines de supporters sénégalais ont tenté d'envahir la pelouse pendant près de 15 minutes, avant d'être difficilement maîtrisés par les forces de l'ordre et les stadiers.
Plusieurs supporters sénégalais ont lancé des projectiles vers la pelouse, dont au moins une chaise.
Par ailleurs, le tribunal de première instance de Rabat a condamné lundi un supporter et influenceur algérien à trois mois de prison ferme notamment pour "outrage public à la pudeur" durant un match, selon la presse locale.
Il avait été arrêté début janvier après avoir diffusé une vidéo où il disait avoir tellement peur en tant que supporter qu'il allait "uriner" dans les gradins du stade de Rabat où se jouait la 8e de finale de la CAN entre l'Algérie et la République démocratique du Congo.
Commentaires (4)
Dans la défense du Sénégal, il ne faut pas seulement apporter l'aspect juridique mais aussi celui psychologique et éthique. En effet, les marocains accusent l'équipe du Sénégal d'avoir "perturbé" leur jeu et causé leur défaite. Mais rien n'est plus faux.
Aucun joueur perturbé et sous pression ne peut tenter une panenka. La Panenka, ça se réfléchit, ça se prépare minutieusement dans la tête, et ça s'accompagne d'un état d'esprit très CONFIANT ou très vicieux; un joueur perturbé et sous pression ne s'y engagera jamais.
Un joueur perturbé tirerait plutôt son penalty en l'air, ou sur la barre transversale, ou sur un poteau, alors ou complètement à côté. Un joueur perturbé ne tire pas de panenka. La défaite de l'équipe du Maroc - qui a encaissé quand même 2 VRAIS BUTS durant cette finale contre le Sénégal - ne peut dès lors être dû qu'à une seule et unique chose: l'équipe sénégalaise a été meilleure que celle marocaine, et le Sénégal a vaincu son adversaire dans les règles de l'art du football.
Tous les signaux montrent que les seuls joueurs perturbés et sous pression sur le terrain étaient sénégalais, et tout a été fait pour arriver à ce résultat grâce à une succession d'injustices sportives:
- Le gardien de but sénégalais, Mendy, s'est vu offrir très rapidement un carton jaune juste avant de se placer pour le tir au but;
- Le joueur marocain que Mendy avait en face de lui n'a, quant à lui, écopé d'aucun carton alors qu'il avait harcelé l'arbitre pendant plusieurs minutes pour avoir son penalty, avant d'être aidé dans ce harcèlement par le reste de son équipe, soutenu par tout leur staff
- Plus encore, on a constaté que les joueurs sénégalais n'ont pas du tout célébré le penalty raté par Diaz, ce qui a étonné le monde entier. Ceci est un signe manifeste d'une très grande pression mentale qu'ils ont réussi (Grâce à Dieu) à transformer en moteur, afin d'en finir avec ce match de la manière la plus splendide possible.
Toute l'attitude antisportive, en partant du but injustement refusé au ridicule épisode des serviettes volés, en passant par les cartons jaunes réservés aux seuls joueurs sénégalais, par les supporters sénégalais bastonnés dans les gradins, a été un torrent de fardeau psychologique pour la seule équipe du Sénégal, pas pour celle du Maroc. Toutes les règles d'un jeu fair play ont été complètement bafouées au vu et au su de millions de spectateurs à travers le monde, et seul l'organisation marocaine peut et doit en rendre compte, et non pas l'équipe du Sénégal.
L'explosion émotionnelle de l'équipe sénégalaise qui a conduit à l'arrêt du jeu n'a été qu'une réaction psychologique suite à une pression extraordinaire, une pression très forte, beaucoup trop forte et continue, une pression qui ne devrait jamais exister dans un football éthique.
Le reste de ce qu'a fait le Sénégal n'a été que du foot et du beau foot. Ils ont fait ce qu'ils étaient venu faire au Maroc: jouer sur le terrain pour gagner sur le terrain.
L'organisation de cette finale a, pour sa part, dangereusement basculée dans ce qu'elle n'aurait jamais dû être, et c'est à elle et à elle seule que doit être imputée tout le désordre auquel on a si tristement assisté.
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