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Thiès : Poursuivi pour viol, un maître coranique acquitté au bénéfice du doute

Auteur: Ablaye Gadiaga SARR

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Thiès : Poursuivi pour viol, un maître coranique acquitté au bénéfice du doute

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Le maître coranique A. Ndiaye, domicilié au quartier Mbour 1 de Thiès a été jugé le lundi 23 mars 2026 par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès pour viol, pédophilie et détournement de mineure sur une élève âgée de 4 ans qui l'a accusé. Des faits qui se seraient déroulés en février 2024.

Après délibéré, la chambre a annoncé ce mercredi 13 mai l'acquittement du prévenu au bénéfice du doute.

Selon le récit de la mère à la barre, les faits ont été découverts un dimanche soir, au retour de la fille à la maison quand elle a constaté des saignements au niveau des parties intimes de sa fille. Une gynécologue consultée à distance lui avait recommandé une prise en charge médicale immédiate.

L'enfant a d'abord été admise dans une clinique, puis orientée vers l'hôpital régional de Thiès où les examens médicaux avaient conclu à une agression sexuelle, avec un certificat attestant d'une perte hyménéale récente. 

Interrogée, la fille avait désigné son maître coranique comme étant l'auteur des faits. Il a été interpellé par la police et placé sous mandat de dépôt.

À la barre, le prévenu avait fermement nié les accusations, affirmant qu'un tel acte ne lui était jamais venu à l'esprit. Il avait décrit un environnement familial au sein de son daara, estimant qu'il lui était impossible d'agir sans être remarqué par sa défunte femme, ses enfants ou ses neveux.

De son côté, la victime avait maintenu ses déclarations devant le juge, désignant à nouveau A. Ndiaye comme le seul responsable de ses blessures. Malgré certaines hésitations relevées lors de l'audience, elle était restée constante sur l'essentiel de ses accusations. 

« J'avais quitté le daara pour chercher de l'eau à boire dans la maison. C'est ainsi qu'A. Ndiaye m'a conduite dans sa chambre, allongée sur son lit et a sorti un couteau. Il a bandé mes yeux avant de me blesser avec le couteau », avait confié la fille.

Sa mère avait également témoigné, évoquant le traumatisme persistant de sa fille, qui suit toujours un traitement médical.

L’avocate de la partie civile avait estimé que les débats devant la chambre criminelle permettaient de mettre en lumière plusieurs éléments concordants du dossier. Selon elle, les déclarations de la victime, bien que mineure, étaient restées constantes sur l’essentiel des faits et sur l’identité de la personne mise en cause. Elle avait également soutenu que les éléments médicaux et les pièces de la procédure ont corroboré les accusations. 

En conséquence, l'avocate a demandé au tribunal de retenir la culpabilité du prévenu et de le condamner à une peine que le ministère public jugera appropriée.

Le procureur de la République avait reconnu l’existence d’éléments matériels dans le dossier, notamment le rapport médical faisant état d’une lésion récente ainsi que des pièces saisies lors de l’enquête.

Toutefois, il avait estimé que la question essentielle demeure celle de l’imputabilité des faits au prévenu. En l’état du dossier, il avait exprimé des doutes sur la capacité à établir avec certitude la responsabilité de l’accusé. Et que sa conscience ne lui permettait pas de requérir une peine contre prévenu.

Ce dernier, défendu par Maîtres Mbodj, Sy, Ndiaye et Sène, avaient contesté les accusations portées contre leur client et avaient soutenu que le dossier contenait de nombreuses incohérences et que les éléments présentés ne permettaient pas d’établir la culpabilité de l’accusé. 

De plus, les déclarations de la partie civile manquaient de cohérence et ne reposaient pas sur des preuves assez solides, mais reposaient essentiellement sur des accusations non corroborées. Avant de plaider la relaxe pure et simple d'A. Ndiaye.

Auteur: Ablaye Gadiaga SARR
Publié le: Jeudi 14 Mai 2026

Commentaires (1)

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    Ben il y a 7 heures
    C'est la police qui n'a pas fait son travail le vrai coupable est proche de la famille Comment un fille de 4 ans violée au dahara après rentre tranquillement chez elle à plus de 400 m Ou bien la mère connais très bien le violeur

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