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Emprunts supposés dissimulés : Les "clarifications" du ministère des Finances

Auteur: youssouf Sane

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Emprunts supposés dissimulés : Les "clarifications" du ministère des Finances

Le ministère des Finances et du Budget est monté au créneau, ce mardi, pour apporter des "clarifications". En, effet, dans un article publié lundi, «Financial Times» a déclaré que l’Etat du Sénégal a consenti des emprunts d'un montant de 650 millions de dollars, via des instruments financiers de type Total Return Swap (TRS). Des emprunts qui seraient ensuite dissimulés. Dans un communiqué de presse publié ce mardi, le Ministère des Finances et du Budget a donné sa version.

Il déclare que les opérations évoquées s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de diversification des sources et des instruments de mobilisation des ressources, dans un contexte international marqué par un resserrement des conditions d’accès aux marchés. «Face à ce contexte, une analyse approfondie de cet instrument a été menée pour une opérationnalisation sur le marché financier local en 2025», indique-t-il.

Puis, l’argentier de l’Etat explique que le recours aux TRS s’inscrit dans la politique d’élargissement de la base des investisseurs au sein du marché financier régional, en attirant des investisseurs étrangers afin d’approfondir le marché domestique et d’en améliorer la liquidité. «Ces investisseurs de premier rang ont généralement des exigences d’accès au change pour disposer de la monnaie locale en vue de leur souscription aux titres publics, ainsi que de la devise pour rapatrier les intérêts et maintenir la valeur de leurs portefeuilles. La structuration réalisée tient compte de ces exigences tout en maîtrisant le risque pour l’État», assurent Cheikh Diba et ses hommes.

Les conditions, les taux et Cie…

Ils assurent dans leur communiqué de presse, que les conditions d'emprunt sont beaucoup plus avantageuses. «Le taux net supporté était d’environ 7,1 %, ce qui était nettement inférieur aux taux sur les marchés internationaux, notamment ceux des marchés Eurobonds, dont les niveaux moyens de rendement pour l’année ont été de 12 % et 11 % sur les obligations en euros (respectivement EUR 2028 et EUR 2037) en 2025», indique le ministère des Finances.

Il assure donc que ces opérations de financement ont permis de réaliser des économies substantielles pour le Trésor public. Elles ont, dit-il, été conduites sur le marché des titres publics dans le cadre de sept opérations entre avril et novembre 2025, conformément au calendrier d’émission et en cohérence avec la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme et dans le respect de l’autorisation parlementaire.

En effet, le ministère des Finances explique que ces financements prennent la forme d’émissions de titres publics réalisées par adjudication sur le marché des titres publics. Les résultats de ces opérations sont publiés après chaque émission, conformément aux règles de transparence du marché.

La thèse de la dissimulation

Le département précise aussi, que «la communication du ministre des Finances et du Budget à l’Assemblée nationale le 29 novembre 2025 prouve, si besoin, l’absence de dissimulation et la transparence entourant le recours à cet instrument». De plus, il souligne que le recours aux TRS, dans le cadre des émissions sur le marché des titres publics, était mentionné dans le rapport économique et financier annexé à la LFI 2026.

Aussi, toujours pour écarter les suspicions de dissimulation, le ministère des Finance assure que l’exécution du plan de financement 2025 a fait l’objet d’un partage régulier avec le Fonds monétaire international (FMI), avec lequel, dit-il, «plusieurs échanges écrits ainsi que des réunions ont porté sur le détail des mobilisations de financements, y compris sur les opérations de TRS».

Il ajoute que l’ensemble de ces opérations a été structuré conformément au cadre juridique et réglementaire, en cohérence avec le plan de financement de 2025, tel que présenté dans la loi de finances.

L’utilisation des 650 millions de dollars

Quid de l’utilisation de ces fonds ? «Les montants mobilisés ont été affectés à l’exécution du budget de l’État, au titre de l’exercice 2025. Ces montants mobilisés dans le cadre de l’exécution du plan de financement 2025 ont exclusivement servi à couvrir les besoins dudit plan et ne sauraient en aucune manière adresser ceux de l’exercice 2026, qui sont en cours d’accompagnement dans le cadre de l’exécution du plan de financement 2026. En effet, il est connu de tous que l’échéance de l’Eurobond à laquelle l’article fait référence a été honorée en mars 2026», dit le ministère.

Il assure que le Sénégal reste pleinement engagé à poursuivre la gestion prudente, transparente et responsable de sa dette publique, tout en entretenant un dialogue régulier et constructif avec ses partenaires techniques et financiers, comme le FMI. Ce, dans le respect des cadres d’échange établis. Pour ce qui est du recours aux TRS, il s’inscrit «dans une démarche cohérente, maîtrisée et assumée avec une communication transparente vis-à-vis des partenaires et de la représentation nationale», dit-il.

Auteur: youssouf Sane
Publié le: Mercredi 25 Mars 2026

Commentaires (1)

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    Julio il y a 1 heure
    Tout c’est dans le LFI 2026 et reporte au FMI. Le Financial Times devait faire une investigation complète avant de reporter une information incomplète...A moins que ce soit fait exprès pour l'opposition nullard du Sénégal. On peut tous comprendre Abdou Mbow qui est juste l'animateur de l'Assemblée nationale mais un intellectuel comme TAS devait vraiment savoir tout ça, étant un député. Soi i ‘a fait express pour manipuler ou la haine contre Ousmane Sonko l'a vraiment déraillé mentalement. Cette méthode de financement est légalisée depuis 2012. Des pays comme le Ghana, Stri Linka et autre l'ont utilisé. Quand le marché international est ferme ou trop cher, certaines institutions peuvent accepter de te prêter de l'argent à leur risque moyennant un contrat bien défini. En plus, ces institutions seront les premiers à être paye en cas de default du pays. Peut-être c'est ce qui fait mal aux bailleurs Européens comme ces 2 institutions qui ont permis au Sénégal de ne pas faire default seront les premiers à être pays si ça arrive. Le Sénégal a utilisé de l'ingéniosité pour payer les Eurobonds due en Mars. Le FMI et tous ces pays Européens ne sont pas content du tout, misant sur la faillit du Sénégal pour s'emparer de nos ressources naturelles, surtout le gaz de Yakaar Teranga dont l'Europe a vraiment besoin.

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