Lutte contre la cybercriminalité : La police nationale lance sa plateforme de signalement en ligne des infractions cybercriminelles
La police nationale a lancé sa plateforme numérique de signalement en ligne des infractions cybercriminelles portées par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité. La cérémonie officielle de lancement de la phase de teste, qui s’est tenue ce mercredi 12 février 2026, à la direction de la formation (ex école nationale de police) à Dakar, a été présidée par le commissaire divisionnaire Moustapha Diouf, directeur adjoint de la police judiciaire. Elle a également noté la présence de Mme Evelyne Guèye, Child Protection Specialist à l’Unicef ; Mme Madjiguène Diop, coordonnatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CAPE) représentant le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités ; entre autres.
Une alternative essentielle pour entrer en contact direct avec les services compétents de la police
Initiée par la Division spéciale de cybersécurité dans le cadre de la protection des enfants en ligne avec l’appui de l’UNICEF, la plateforme de signalement en ligne des infractions cybercriminelles est un outil stratégique qui vise la dématérialisation des procédures administratives, la digitalisation des services et l’interconnexion des bases de données de la direction de la police nationale. Elle constitue une alternative essentielle pour les personnes qui, par crainte de stigmatisation, de représailles, d’exposition sociale, hésitent à se déplacer physiquement. Elles peuvent ainsi, grâce à la plateforme, entrer en contact avec les services compétents, effectuer un premier signalement en ligne puis procéder ultérieurement au dépôt et à la confirmation de la plainte dans un cadre maîtrisé et en toute discrétion.
« Un outil stratégique de modernisation de l’action policière, de prévention des infractions et d’aide à la décision »
Selon le commissaire divisionnaire Moustapha Diouf, directeur adjoint de la police judiciaire, cette plateforme de signalement en ligne des infractions cybercriminelles, développée en interne par des experts de la police nationale, constitue un levier majeur de la réforme du secteur public et du renforcement de la police de proximité. Elle contribue également à améliorer la détection précoce des infractions cybernétiques, renforcer la réactivité et l’efficacité opérationnelle des services spécialisés, faciliter la centralisation, l’analyse et l’exploitation des signalements, accroître la confiance des citoyens dans le dispositif institutionnel de lutte contre la cybercriminalité.
A cet égard, il renseigne que la plateforme constitue un outil stratégique de modernisation de l’action policière, de prévention des infractions et d’aide à la décision.
A en croire le commissaire divisionnaire Moustapha Diouf, « au-delà de son apport technique, cette plateforme revêt une importance particulière sur les plans humain et opérationnel.
Pour finir, le directeur adjoint de la police judiciaire a signalé que la plateforme mise en œuvre par Division spéciale de lutte contre la cybersécurité est entièrement déployée, sécurisée et rendue accessible en ligne.
Elle est, à ce jour, fonctionnelle et préparée à être utilisée dans le cadre d’une phase de test en vue de valider les mécanismes de signalement, de collecte, de traitement et d’exploitation des données ainsi que l’interaction entre les usagers et les équipes opérationnelles de la DSC.
« Signalez en toute confiance : anonyme ou identifié, protéger votre communauté »
Dans sa présentation de la plateforme, le commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, chef de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), est revenu sur le contexte, les problématiques, les objectifs et les fonctionnalités de cet outil stratégique de lutte contre la cybercriminalité. Pour lui, la plateforme offre aux usagers un canal officiel, sécurisé et confidentiel de signalement des infractions liées aux technologies de l’information et de la communication auprès de la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité.
Il renseigne que la plateforme offre trois fonctionnalités, à savoir : le dépôt de signal, le traitement sécurisé et le suivi. Elle permet : pour les enfants victimes de faits cybernétiques, de signaler et de déposer, au besoin, une plainte, dans la discrétion ; pour les femmes victimes de violence, de déposer aussi une plainte en toute discrétion.
Sur le plan décisionnel, explique-t-il, la plateforme permet aux autorités de comprendre le phénomène de la cybercriminalité, que ce soit les infractions de vente en ligne, que ce soit les infractions de violences faites sur les enfants, ou toute autre infraction cybernétique.
Elle prend également en compte le vol de téléphone portable. Sur ce, le chef de la Division spéciale de cybersécurité renseigne qu’elle offre aux utilisateurs de signaler un cas de vol de téléphone portable afin que les équipes prennent en charge le plus rapidement le traitement et le suivi.
L’initiative magnifiée et saluée par l’Unicef
Mme Evelyne Guèye, Child Protection Specialist à l’Unicef, pour sa part, a magnifié et salué cette belle initiative de la police nationale avant même l’arrivée de l’UNICEF de mettre en place la plateforme.
Les Sénégalais invités à s’approprier de la plateforme
La coordonnatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CAPE) a également salué la mise en place de cette plateforme qui, selon elle, permet d’aider sa cellule dans le cadre de sa mission de protection de l’enfance.
A ce titre, Mme Madjiguène Diop a invité les Sénégalais à s’approprier de cet outil de signalement des infractions cybercriminelles.
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