Ziguinchor : Le COSCE sensibilise pour une stabilité et la paix au sein de l'UASZ
Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) sensibilise pour la stabilité et la paix au sein de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Une initiative menée à travers le programme dénommé Saxal Jāmm, avec comme thématique référence " Jokko citoyen pour une stabilité et la paix en milieu universitaire ".
«Cette intervention vise à promouvoir et renforcer la stabilité, la paix et la cohésion sociale », a déclaré le chargé de projet au COSCE, Papa Assane Tine. Il ajoute : «L'environnement universitaire est perçu comme un foyer propice aux tensions, souvent illustré par les violences lors des mouvements de grève. Alors à travers justement nos pistes d'action, nous avions identifié l'environnement universitaire que nous percevons comme étant vraiment un foyer très propice justement aux tensions ». Avant de poursuivre : «J'en veux pour preuve, souvent malheureusement, ce qui se passe lors des mouvements de grève et que nous déplorons, et qui souvent laissent place à des liesses de violence vraiment sans précédent, ce qui a donné lieu à la suspension des amicales ici au niveau de l'université Assane Seck de Ziguinchor ».

La suspension des amicales à l'université Assane Seck de Ziguinchor est un exemple de ces tensions, a confié le sieur Papa Assane Tine, saluant la décision du Conseil d’Académie de lever la mesure de suspension dans l’optique de remettre en place ces amicales.
Ainsi pour le chargé de projet au COSCE, il est impératif d'appuyer le processus de remise en place de ces amicales. Et dans cette logique de promouvoir la stabilité et la paix au sein de l’UASZ, Papa Assane Tine recommande, l’établissement d’un cadre de concertation durable et permanent entre les délégués étudiants et l'administration. Il a salué l’existence d’une commission de dialogue et médiation, direction de la vie universitaire. Cependant, pour lui " l'enjeu est de soutenir la mise en place d'un cadre pérenne pour faciliter la communication ".

Pour ce faire, il est préconisé d'intégrer des critères d'excellence dans le choix des dirigeants, car cela influence la nature des mouvements revendicatifs.
Une initiative saluée par les étudiants présents et invités à cette rencontre
Jérôme Symbiane, doctorant en sociologie à l'UASZ, choisi symboliquement en l'absence d'amicales étudiantes a magnifié l'acte de COSCE. Il a souligné l'importance de la représentation étudiante et la nécessité de dialoguer avec la direction académique.
Selon lui, la levée de la suspension offre l'opportunité aux étudiants de réactiver leurs activités, de partager des contextes pédagogiques et de trouver de bonnes perspectives pour la future représentation étudiante. Et cette rencontre du collectif des organisations de la société pour les élections vise à conscientiser les étudiants et à prendre en compte leurs perspectives pour les critères de sélection des délégués, a expliqué le doctorant en sociologie

«La suspension précédente des amicales a affecté le personnel pédagogique et les étudiants, rendant difficile la communication avec le rectorat et entre étudiants. Cette situation a créé des divisions, certains étant pour et d'autres contre la suspension. L'objectif est de dialoguer avec le personnel pédagogique pour définir les perspectives à mettre en œuvre, notamment concernant le choix des délégués. Il est crucial de s'assurer que les délégués œuvrent pour le bon fonctionnement de l'université et respectent la déontologie et l'éthique universitaire », a indiqué Jérôme Symbiane.

Enseignant au département de tourisme et directeur de la vie universitaire et des services à la communauté, représentant le vice-recteur, Dr Ousmane Basse, a à son tour magnifié cette rencontre.
« L'université a traversé une période délicate, marquée par la fermeture de l'université, l'arrêt des activités et la suspension des amicales. L'objectif est la prévention, en discutant avec les partenaires avant que les problèmes ne s'aggravent. [..]. L'espace universitaire est souvent le théâtre de mouvements, impliquant diverses composantes (personnel administratif, technique, enseignants, étudiants) », a expliqué le Dr Basse.
Et de d’avancer : « Face aux revendications étudiantes, le recteur a eu deux options : fermer l'université ou laisser la situation dégénérer. Il a choisi de fermer l'université et de suspendre les amicales. La suspension des amicales a été motivée par des retours d'anciens délégués qui souhaitaient une révision des modalités d'élection des délégués. Suite à cette grève et ce mouvement, des critères pour être délégué ont été établis ».
Dans le cadre du processus d'établissement des critères pour les délégués, le Dr Ousmane Basse renseigne que les critères ont été discutés au niveau de la direction de la vie universitaire et des services à la communauté, partagés au niveau du vice-rectorat et amendés en commission des études.

Ces critères validés par le Conseil d'administration et le conseil académique, ont permis au recteur de prendre une note officielle, largement diffusée au sein de la communauté universitaire et au niveau national, visant la levée de la suspension de la dissolution des amicales à l’UASZ.
« La société civile s'est réjouie de cette démarche, permettant de lever la suspension et de renouer le dialogue. La journée d'aujourd'hui et la randonnée de demain s'inscrivent dans cette volonté de dialogue et de prévention », a affirmé Dr Ousmane Basse, représentant le vice-recteur.

L'importance du dialogue en amont de toute décision pouvant nuire aux activités pédagogiques a été soulignée, par la société comme facteur déterminant pour la stabilité et la paix en milieu universitaire, notamment à l’Université Assane Seck de Ziguinchor.
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