Éthique et gouvernance du sport : La décision de la FIFA sur le cas Balogun s’invite au panel de la fondation Kéba Mbaye
La récente décision de la FIFA de lever la suspension consécutive au carton rouge de Balogun à la Coupe du monde 2026 s’est invitée au cœur des échanges du panel organisé ce mardi par la fondation Kéba Mbaye, à la Maison de la presse Babacar Touré.
Placée sous le thème «Éthique et gouvernance du sport : Héritage du juge Kéba Mbaye et défis contemporains en Afrique», la rencontre a réuni plusieurs spécialistes du droit sportif pour débattre des enjeux de la gouvernance dans les instances sportives.
Interpellé sur cette affaire, le magistrat et membre de la fondation, Ousmane Kane, s’est gardé de commenter le fond de la décision de la FIFA, rappelant qu’il n’était pas de son rôle de porter un jugement sur les choix d’une autre instance.
«Je ne peux pas apprécier des décisions prises au niveau de la FIFA. En revanche, je pense qu’il y a parfois des améliorations à apporter dans la communication et l’explication des décisions. Ce que les gens reprochent souvent, c’est le sentiment qu’une exception a été faite, alors qu’on nous a expliqué qu’il existait des précédents», a-t-il déclaré.
Pour le magistrat, la polémique autour du dossier Balogun illustre surtout la nécessité d’une meilleure pédagogie dans la communication des décisions disciplinaires afin d’éviter les incompréhensions et les procès d’intention.
Au-delà de cette actualité, Ousmane Kane a insisté sur l’importance de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des institutions sportives notamment africaines. Il a révélé que la Confédération africaine de football (CAF) ne dispose toujours pas d’une commission d’éthique, tout en précisant que sa création est désormais en bonne voie.
«Les travaux sont très avancés et sont conduits sous la direction de notre compatriote Augustin Senghor. J’espère que, dans les prochains mois, la CAF disposera enfin d’une commission d’éthique pleinement opérationnelle», a-t-il indiqué.
Selon lui, une telle instance est indispensable, car «la réglementation ne suffit pas toujours». «L’éthique intervient là où la réglementation atteint ses limites. La réglementation sanctionne les fautes, tandis que l’éthique juge le comportement de ceux qui sont chargés de juger ces fautes», a-t-il expliqué.
Le magistrat a également plaidé pour la création de commissions d’éthique au sein des fédérations nationales, y compris la Fédération sénégalaise de football, estimant que le renforcement de ces organes constitue un levier essentiel pour améliorer la transparence, la crédibilité et la confiance dans la gouvernance du sport africain.
Commentaires (6)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.