Football féminin : sept joueuses iraniennes demandent l’asile en Australie
La situation géopolitique au Moyen-Orient commence à avoir des répercussions jusque dans le monde du sport. Selon des informations révélées par ABC Brisbane, au moins sept joueuses de la sélection féminine d’Iran women's national football team ont sollicité l’asile en Australie après l’élimination de leur équipe lors de la phase de groupes de la AFC Women's Asian Cup.
D’après la même source, cinq des treize joueuses de la délégation ont obtenu l’asile lundi. Par la suite, deux autres internationales, Mohadese Zolfi et Golnoosh Khosravi, auraient également choisi de rester en Australie. L’une d’entre elles aurait même refusé d’embarquer à la dernière minute sur un vol retour à l’aéroport de Sydney.
Les autorités australiennes ont précisé que les joueuses concernées — Zahra Ghanbari, Fatemeh Pasandideh, Zahra Sarbali, Atefeh Ramazanzadeh et Mona Hamoudi — ont été reçues séparément afin de pouvoir prendre leur décision en toute liberté, sans pression extérieure.
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement tendu. Avant un match face à la South Korea women's national football team, plusieurs joueuses iraniennes avaient refusé de chanter l’hymne national, un geste interprété comme un acte de contestation. Dans leur pays, certaines d’entre elles ont ensuite été qualifiées de « traîtres » par la télévision d’État, ce qui a suscité de fortes inquiétudes quant à d’éventuelles poursuites ou représailles à leur retour en Iran.
Le ministre australien de l’Intérieur, Tony Burke, a indiqué que les joueuses avaient pu communiquer avec leurs familles et disposaient du temps nécessaire pour décider de leur avenir en toute sérénité sur le territoire australien.
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