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Idrissa Gueye : «j’ai pleuré deux fois pendant la finale de la CAN 2025...»

Auteur: footmercato

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Idrissa Gueye : «j’ai pleuré deux fois pendant la finale de la CAN 2025...»

Arrivé l’été dernier à l’Udinese en provenance du FC Metz, Idrissa Gueye s’adapte progressivement aux exigences de la Serie A. Travail, ambitions et intégration, le jeune Sénégalais se confie sans détour dans cette interview exclusive.

Dans une saison marquée par l’exigence et la régularité du championnat italien, l’Udinese avance avec ambition et détermination. Entre la solidité collective, l’intensité imposée par la Serie A et l’intégration progressive de nouveaux talents, le club frioulan cherche à construire une dynamique positive et durable. C’est dans ce contexte compétitif qu’Idrissa Gueye, international sénégalais passé par le FC Metz, découvre le très haut niveau européen. Travailleur, ambitieux et concentré sur le présent, le joueur de l’Udinese se confie sur son adaptation, ses objectifs et ses premiers pas dans le football italien, à l’occasion de cette interview exclusive. Il revient également sur le sacre du Sénégal à la CAN 2025 après cette finale historique contre le Maroc.

«Ce n’est pas la première fois que je pleure pour le Sénégal»

Foot Mercato : même si tu n’étais pas au Maroc, comment tu as réagi à la victoire en CAN du Sénégal ?

Idrissa Gueye : quand je parle du Sénégal, je parle avec le cœur. La CAN, franchement ? J’étais heureux. Ce n’est pas la première fois que je pleure pour le Sénégal. Quand on l’a gagnée en 2021, j’ai pleuré. Cette année, quand il y a eu le penalty de Brahim Díaz, j’ai pleuré. Et quand on a gagné, j’ai encore pleuré. J’étais trop content. Je n’arrive même pas à te dire à quel point j’étais heureux quand on a remporté la CAN.

FM : quand Pape Thiaw a demandé aux joueurs de sortir du terrain, tu l’as pris comment ?

IG : moi, j’étais d’accord. Si le groupe est d’accord, je suis d’accord. Après, Sadio a demandé de revenir, mais tu sais, dans des moments comme ça, avec les nerfs, la tension qui monte, les problèmes avec l’arbitre… c’est normal qu’ils réagissent comme ça. Mais bon, au final, le Bon Dieu est juste et Il fait toujours justice.

FM : comment tu vois le futur proche ? Il y a une CAN en 2027 et même une Coupe du monde dans six mois, est-ce un objectif ?

IG : oui, c’est un objectif. Je travaille, mais tu sais, quand tu n’as pas de temps de jeu, tu ne peux pas aller en sélection. Il faut continuer à travailler pour se donner l’opportunité de rêver et de faire partie de la liste, si Dieu le veut. Pour l’anecdote, le coach actuel, Pape Thiaw, est celui qui m’a appelé pour la première fois en sélection. Si j’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie, c’est grâce à lui, lors d’un match amical de présélection en Algérie. Si j’ai joué en sélection, c’est grâce à lui. Il me connaît bien, il me regardait quand je jouais dans le championnat local au Sénégal. En tout cas, moi, je travaille.

FM : on se rappelle de la Coupe du monde où tu avais été performant avec l’équipe U17 malgré l’élimination en huitièmes.

IG : cette Coupe du monde est la meilleure compétition que j’ai pu jouer. La vie du groupe, le staff… C’était une famille. On vivait tellement bien ensemble qu’aucun de nous ne voulait que ça se termine. Même entre nous, avant l’élimination, on se disait en rigolant : «si on gagne la coupe, on aimerait que le rassemblement continue». Tellement c’était bien. On se souhaitait que du bien entre nous, on espérait que l’autre fasse le boulot.

FM : tu as même joué ce fameux 8e de finale contre la France… Un match très disputé

IG : mais le match contre la France, je peux dire que c’était un très bon match qu’on aurait pu gagner, mais on a beaucoup raté devant. Tu connais, c’est le destin, c’est ce que Dieu avait écrit. C’était écrit comme ça. Mais en tout cas, c’était une belle Coupe du monde. J’ai marqué un triplé face à la Pologne, j’en garde de très bons souvenirs. Les Sénégalais étaient contents, ma famille aussi, donc c’est l’essentiel.

FM : il y a aussi le crack Amara Diouf avec qui tu as joué. Sa blessure l’a freiné pendant deux ans. Penses-tu qu’il pourra devenir un grand joueur ?

IG : Amara fait déjà partie des grands joueurs. Comme je l’ai dit, ce qui lui est arrivé peut arriver à tout le monde. C’est Dieu qui l’a écrit. Regarde moi : j’ai eu une double fracture, puis je suis parti faire six mois de rééducation à Metz avant de revenir au Sénégal. Il y a des amis mille fois meilleurs que moi, mais ils sont encore au Sénégal malheureusement… C’est Dieu seul qui donne, et Il te donnera ce qu’il y a de meilleur pour toi. Des fois, tu peux aller vers quelque chose qui n’est pas forcément bénéfique pour toi. Quand ton heure arrive, c’est bon. Mais Amara est vraiment un très bon joueur, et il l’est encore. Il croit en lui, donc on va prier pour qu’il revienne à son meilleur niveau, qu’il signe un contrat pro et qu’il puisse aider ses proches.

«Je progresse beaucoup en Italie»

FM : comment se passe ton adaptation depuis ton arrivée à Udine, notamment ta relation avec ton coach Kosta Runjaić ?

IG : je me suis intégré direct. Les choses se passent très bien avec mes coéquipiers. La ville est superbe, tout se passe très bien. Franchement, depuis mon arrivée, je me sens bien ici. Le coach me parle tout le temps, il m’aide beaucoup. Je fais beaucoup de progrès, donc ça va. Je me sens bien avec lui, donc ça va.

FM : quels sont tes objectifs personnels pour la suite de la saison avec l’Udinese ?

IG : d’abord, je vise à avoir beaucoup plus de temps de jeu. Après, je veux aussi marquer des buts, c’est ce que tous les attaquants disent (rire, ndlr). C’est ce que je suis en train de travailler là. De toute façon, c’est ça l’objectif. Le coach m’aide à progresser. Ça va prendre le temps qu’il faut. C’est ça l’objectif. L’objectif est d’avoir un minimum de temps de jeu, et avoir un minimum de 10 ou 15 buts. Je peux dire que c’est possible, mais il faut travailler.

FM : tu as joué en Ligue 1 précédemment, quelles différences remarques-tu en tant qu’attaquant avec la Serie A ?

IG : ici, je peux dire que c’est un peu plus dur, surtout quand tu es attaquant. C’est un peu plus dur parce qu’il y a beaucoup de choses qu’on doit travailler. Ce n’est pas facile. Ici, les défenseurs sont costauds, donc il faut bosser dur pour garder le milieu, pour garder la balle, les appels, parce que les défenseurs, ici, ils sont costauds, franchement. C’est pour ça que depuis mon arrivée, je n’arrête pas de travailler, je bosse dur, je travaille. Avant et après l’entraînement. Je vais à la salle, je fais des renforcements. C’est dur vraiment.

FM : en quoi tes coéquipiers francophones (Hassane Kamara, Arthur Atta, Oumar Solet, Christian Kabasele…) t’aident-ils au quotidien ?

IG : ça m’a beaucoup aidé parce que, eux aussi, ils me parlent souvent. Des fois, je fais des trucs et après, ils viennent me parler : «Il ne faut pas faire ça, il faut plutôt faire ça». Ils me disent aussi par exemple : «c’est ça qu’on veut, c’est mieux de faire ça, quand tu rentres, fais ça». Ils m’aident beaucoup.Vraiment, ce sont des gars cools. Ce sont plus que des frères. Franchement, je les admire beaucoup.

FM : peux-tu nous parler de ton passage à Metz ?

IG : je suis arrivé à Metz en août 2024 pour mes rééducations. Après, j’ai signé mon contrat, mon premier contrat professionnel en janvier 2025.J’ai fait six mois avec Metz. Les six mois-là que j’ai fait avec Metz, c’était incroyable parce que j’ai retrouvé mes frères sénégalais. Il y en a avec qui j’ai joué avec Alpha, Ibrahim, Pape et Malik au Sénégal, à Génération Foot. J’ai passé des moments avec eux des moments incroyables. Ils m’ont appris beaucoup de choses. Ils m’ont beaucoup aidé. Franchement, c’était… Je ne trouve pas les mots parfaits, mais franchement, j’étais heureux avec eux. Ça m’a fait du bien.

FM : comment vois-tu ton avenir aujourd’hui, à l’Udinese ou ailleurs ?

IG : moi, pour l’instant, je ne parle pas de l’avenir. Je parle du présent, parce que je suis à Udine et j’aime bien parler d’Udine parce que je veux faire quelque chose ici. Si je n’ai pas encore fait quelque chose de grand ici, je ne peux pas parler de l’avenir. Pour parler de l’avenir, il faut que tu fasses quelque chose d’abord. Après, tu peux parler de l’avenir. Actuellement, je veux parler que de l’Udinese. Je veux aider l’équipe à atteindre ses objectifs.

Auteur: footmercato
Publié le: Dimanche 01 Février 2026

Commentaires (2)

  • image
    J’ai pleuré aussi il y a 4 heures
    Moi aussi J’ai pleuré en 2021
  • image
    Gorgui il y a 3 heures
    Il faut continuer à travailler quitte a rester sur la pelouse après les entraînements.
    Il n'y a pas de secret le résultat suivra.
    Il faudra aussi s'éloigner des filles .... limiter les fréquentation et tik tok.
    C'est la voie du succès que je viens de tracer pour toi.

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