« Ils sont des trophées de guerre » (ASC Lébougui)
L’inquiétude monte au Sénégal, surtout à Dangou (Rufisque), d'où viennent quatre des 18 supporters détenus à Rabat depuis 22 jours. Blaise Niang, président de la commission juridique de l’ASC Lébougui, interrogé par le journal spécialisé Record, dénonce une situation qu’il juge inhumaine.
Selon lui, les droits de la défense sont bafoués : « Pour preuve, fustige-t-il, ils n'ont même pas permis à l'avocat de rencontrer régulièrement les détenus. Sur 18 personnes, l'avocat n'est autorisé qu'à en voir cinq. C'est injuste. »
Face à cette opacité, les supporters ont entamé une grève de la faim pour exiger un procès équitable en présence de leur conseil. Blaise Niang suggère même une instrumentalisation politique, craignant que nos compatriotes ne soient utilisés comme des « trophées de guerre » par un pays qui n'aurait toujours pas digéré sa défaite en finale de la CAN face au Sénégal.
La rupture de communication avec les familles aggrave l’angoisse. « Ça fait quelques jours qu'ils n'ont pas téléphoné. Même s’ils disent qu’ils vont bien, on sait que ce n’est pas facile d’être détenu là-bas », confie l'interlocuteur du quotidien sportif.
Amer, il conclut : « On n'a pas espoir, sincèrement. Le procureur et le juge marocains n'ont pas l'intention de leur faire bénéficier d'un procès équitable. »
Enfin, le dirigeant de l’ASC Lébougui pointe l'inertie des autorités sénégalaises. Il déplore que seule la Fédération sénégalaise de football (FSF) se soit impliquée, tandis que le ministère des Sports brille par son absence.
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