Krépin Diatta : « Le plus important, c’est le pays »
Finaliste malheureux en 2019, contraint de suivre le sacre de 2022 depuis l’infirmerie, puis éliminé prématurément en 2023, Krépin Diatta connaît mieux que quiconque les frustrations du très haut niveau. Pourtant, à l’heure d’aborder les prochaines échéances des Lions, aucune amertume ne transparaît dans ses propos. Le milieu de l’AS Monaco affiche la sérénité de ceux qui ont appris à dompter les épreuves.
Pour Krépin Diatta, la quête de gloire ne doit pas devenir une obsession individuelle. « Chaque compétition que tu joues, tu as envie de la gagner. Nous sommes des compétiteurs. Mais je ne suis qu’un joueur, et le bon Dieu est là aussi », confie-t-il avec philosophie.
Éloigné des terrains lors du sacre historique au Cameroun, il préfère aujourd'hui se concentrer sur l'avenir plutôt que de ressasser le passé. « J’ai été très heureux quand le Sénégal a remporté la CAN, même si je n’étais pas là à cause de ma blessure. Aujourd’hui, le plus important, c’est de vivre le moment présent. Je me suis préparé comme il le faut. »
Un « couteau suisse » au service du collectif
Interrogé sur son repositionnement dans le couloir droit, loin de sa formation initiale au cœur du jeu, le Lion de la Teranga se montre rassurant. Sa polyvalence est devenue une arme précieuse pour le staff technique.
« Ces trois dernières saisons, même en club, j’ai joué à ce poste. À la CAN 2023 aussi. Je suis un joueur flexible, capable d’évoluer à plusieurs positions », explique-t-il. Fort de ses repères, il assure n'éprouver aucune difficulté d'adaptation : « Je me sens très bien. J’y joue régulièrement, j’ai des automatismes. Pour moi, ce n’est pas un problème. » Cette abnégation est dictée par une seule priorité : « Là où le pays m’appellera, je répondrai présent. »
À l'approche du prochain choc, Krépin Diatta refuse de tomber dans le piège de l’excès de confiance. Malgré des débuts parfois poussifs pour certains adversaires, il appelle à une vigilance de tous les instants.
« C’est un très bon adversaire. Le match que nous avons joué là-bas était très, très difficile. Nous respectons énormément cette équipe », prévient-il, avant de rappeler une vérité fondamentale du football continental : « En Afrique, il n’y a pas de match facile. Chaque rencontre est compliquée. Le match contre le Bénin en est la preuve. »
Pour franchir ce nouveau cap, la recette de Krépin Diatta est claire : l'intensité et l'engagement. Le talent ne suffira pas face à la rudesse des défis à venir.
« Si nous voulons passer ce tour, nous savons ce qui nous attend. Il faudra montrer un visage conquérant, être prêts dans l’engagement et l’intensité », martèle-t-il. Une lucidité nécessaire pour un joueur qui sait que sur le continent, la victoire se dessine d'abord dans les duels. Sa conclusion résonne comme un avertissement pour ses coéquipiers : « Ce sera un match très, très difficile. »
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