Mondial-2026 : Les journalistes africains et iraniens victimes du casse-tête des visas américains
À l'aube du coup d'envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, un vent de colère et d'inquiétude souffle sur la presse sportive internationale. L'Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) vient de monter au créneau pour dénoncer les sérieuses restrictions de visas imposées par les autorités américaines à de nombreux journalistes dûment accrédités par la FIFA. Dans une lettre officielle adressée aux instances dirigeantes du football mondial, le président de l'AIPS, Gianni Merlo, qualifie la situation d'inacceptable et exige une intervention politique urgente pour garantir la liberté d'informer.
Les griefs formulés par l'instance représentative des médias sportifs mettent en lumière d'importantes barrières administratives qui menacent la couverture médiatique de l'événement. Selon l'AIPS, les cas de blocages sont innombrables et frappent de plein fouet des professionnels des médias, notamment des collègues iraniens et africains.
Au-delà des simples refus d'octroi, les journalistes font face à un écueil logistique majeur lié à la nature transcontinentale de ce Mondial, co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. De nombreux reporters n’ont reçu qu’une seule autorisation de voyage pour le territoire américain. Un véritable piège professionnel : si ces journalistes quittent les États-Unis pour suivre leur équipe nationale lors d'un match délocalisé au Canada ou au Mexique, ils se retrouveront dans l’impossibilité absolue de revenir sur le sol américain pour la suite de la compétition.
Dans sa correspondance adressée à Bryan Swanson, directeur des relations avec les médias de la FIFA, et à Jochen Steinhoff, responsable des opérations et services médias, le président de l'AIPS, Gianni Merlo, ne cache pas son amertume face au décalage entre les valeurs affichées par la diplomatie sportive et la réalité du terrain. Il souligne la contradiction des discours politiques qui affirment sans cesse que le sport unit et crée des liens, alors que les mesures actuelles vont exactement dans la direction opposée.
L'association rappelle que la présence de ces journalistes est cruciale pour l'image du sport, particulièrement aux États-Unis, un pays qui érige la liberté de la presse en principe essentiel. L'urgence est d'autant plus vive que le retard accumulé engendre déjà de lourdes conséquences économiques. Faute de documents de voyage délivrés à temps, de nombreux reporters ont vu leurs billets d'avion expirer, ce qui entraînera des frais financiers supplémentaires considérables pour les rédactions. L'AIPS exhorte donc la FIFA à user de toute son influence pour débloquer ces visas avant qu'il ne soit trop tard.
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