Sanctions du Sénégal par la CAF : Me Moustapha Kamara, spécialiste en droit du sport, décrypte la décision
La sanction infligée au Sénégal par la Commission disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) continue d’alimenter les débats. Pour Maitre Moustapha Kamara, avocat au barreau de Marseille et spécialiste en droit du sport, la décision de la commission disciplinaire mérite avant tout une lecture juridique.
Selon l’avocat, la première remarque à faire de cette décision est l’indépendance de la Commission disciplinaire de la CAF. « Beaucoup parlaient d’influences extérieures, notamment du Maroc ou de la FIFA. Or, cette décision montre que la commission est autonome et qu’elle assume ses sanctions avec une réelle fermeté institutionnelle », analyse-t-il.
À travers cette posture, la CAF chercherait à restaurer son autorité, à faire respecter les décisions arbitrales et à prévenir les débordements dans les stades.
Sur le fond, Me Kamara estime que les sanctions sont juridiquement cohérentes. «Elles sont toutes prévues par le Code disciplinaire de la CAF. Les textes ont été appliqués sans surprise », explique-t-il, soulignant également la notion de responsabilité objective, les sanctions touchant à la fois des individus, des équipes et les fédérations concernées.
Concernant les requêtes formulées par le Maroc, l’avocat rappelle que les demandes majeures ont été rejetées. Le retrait du trophée au Sénégal et l’exclusion de la prochaine Coupe du monde n’ont pas été retenus.
«Sur ces points essentiels, c’est une décision favorable au Sénégal», souligne-t-il. Les Lions conservent donc leur titre continental et leur qualification au Mondial-2026.
Toutefois, Me Kamara émet des réserves sur la sévérité de certaines sanctions, notamment les suspensions et les amendes. « Suspendre un sélectionneur pour cinq matchs, avec le risque d’une extension au niveau mondial, peut équivaloir à une exclusion de fait de la Coupe du monde », avertit-il.
Il regrette aussi que la commission n’ait pas suffisamment distingué les fautes de jeu, les fautes émotionnelles et les fautes intentionnelles, une nuance pourtant essentielle en droit disciplinaire.
Pour l’avocat, le Sénégal conserve néanmoins des marges de manœuvre. Un recours en appel pourrait permettre d’alléger certaines sanctions, tant sur le plan sportif que financier.
«La décision est juridiquement solide, mais elle peut encore être amendée», conclut-il.
Commentaires (14)
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Le guss ne perd pas le nord .. sacrés avocats et juristes ! des bandits !
Il cherche une gache le morpion , il nous prend pour des fouines ! bon ! les gars on vous a niqués mais vous savez tout n'est pas perdu; je suis disponible si vous le souhaitez ! on peut se battre
Moi j'aurais été Président de la fédération sénégalaise, le Motsepe avec sa tête de truand de Zoulou, je ne l'aurais pas lâché. Comment il peut avoir été pris la main dans le sac à comploter avec la fédération marocaine et se dédouaner d'une part , et n'infliger aucune sanction au Maroc ; lui il n'est pas concerné par l'organisation foireuse avec mise en danger de la vie d'autrui
Pays organisateurs de mes deux, leur sale tempérament les a poussé à faire de l'anti-jeu en pensant qu'ils défendaient leurs équipe, leur fédé et leur pays;
C'est la première fois qu'un pays hôte en final est soupçonné d'empoisonnement, de corruption d'arbitres pris la main dans le sac. L'achat de match ça a toujours existé malheureusement mais jamais personne n'en a jamais apporté la preuve... Ici, Sénégal/Maroc, il n'y a pas eu besoin ce sont les preuves qui sont venues au monde
Il faut évidemment contester ces décisions , avec une médiatisation à outrance .
Moi j'aurais porté plainte contre la personne de Motsepe, pour complot, association de malfaiteurs, tentative de trafic d'influence, favoritisme , collusion, mise en danger de la vie d'autrui (aucune sécurité)
ça me ferait mal au coeur que ce type continue à diriger la CAF;
Il y a plusieurs fédérations africaines qui sont prêts à soutenir le Sénégal dans cette démarche , le Cameroun s'est prononcé en faveur du sénégal.
Des garages de mécaniciens y opèrent illégalement et servent de couverture à des activités criminelles et antisociales : trafic et consommation de drogue, prostitution nocturne, mendicité organisée, tapage permanent, et stationnement anarchique de taxis dans une zone strictement résidentielle.
Malgré une plainte déposée auprès de la DESCOS et de la mairie de Yoff, aucune action concrète n’a été engagée, laissant perdurer une situation qui constitue une menace directe pour la sécurité des habitants, des élèves et des familles.
Nous demandons donc une intervention immédiate des services compétents afin de procéder au démantèlement de ces installations illégales et au rétablissement de l’ordre public.
Où est la justice dans tout ça?
Ça montre que la sentence a été prise par des individus qui ne sont pas propres.
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