Sénégal - Maroc : la position tranchée de Thierry Henry
La légende du football français, Thierry Henry, s’est longuement confiée sur le plateau de CBS Sports au sujet de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Tout en saluant une compétition qu’il juge "exceptionnelle", le consultant n’a pas occulté les tensions majeures qui ont opposé le Sénégal au Maroc lors de l’ultime rencontre à Rabat. Il a tenu à souligner que "le Maroc a fait du grand travail en termes d'infrastructure", louant des hôtels et des stades qu'il juge "excellents". Cependant, Henry a admis que le spectacle final a été marqué par des rebondissements regrettables.
Revenant sur l’incident du penalty et le retrait momentané des joueurs de Pape Thiaw, Thierry Henry a adopté une position nuancée. S’il affirme que "la réaction de l'équipe du Sénégal qui voulait quitter le terrain était mauvaise", il a tempéré son propos en ajoutant : "Est-ce que je comprends la frustration ? Oui. La manière dont ils s'y sont pris ? Non." Pour lui, voir une équipe abandonner le terrain envoie une image préjudiciable, car "ce n'est pas ce qu'on veut voir", même si cet incident "ne va pas définir comment le tournoi s'est déroulé".
Le point central de l’intervention de Thierry Henry repose sur une critique de l’encadrement de l’arbitrage. Le consultant a affirmé sans détour que "les arbitres ne sont pas au niveau du spectacle". Il refuse néanmoins de s'en prendre aux individus, préférant pointer du doigt les instances responsables : "Je ne blâme pas les arbitres, je blâme les gens qui ne les forment pas pour atteindre le niveau du football qu'on regarde." Selon lui, ces erreurs répétées ternissent le tournoi alors que le problème ne vient ni des joueurs, ni des équipes.
Pour l’avenir, Thierry Henry rejette l’idée d’importer des arbitres européens, estimant qu'il faut avant tout "donner aux arbitres africains une chance". Pour l'ancien attaquant d'Arsenal, la solution réside dans un accompagnement accru pour les mener vers un niveau supérieur, afin que l'arbitrage ne soit plus le point faible de la compétition. En dépit des polémiques, Henry conclut sur une note positive, assurant que malgré ces événements de fin de match, "le tournoi était bon".
Commentaires (11)
au sénégal, notre championnat n'utilise pas la var donc nos arbitres ne l'utilisent pas.
paf : can on demande à un arbitre sénégalais de se positionner sur la var. il ne pourra pas etre au meme niveau que l'egyptien qui l'utilise toute l'année.
je pense qu'on doit etre sérieux.
soit on en fait une obligation dans nos championnats soit on importe des arbitres européens, américains ou asiatique pour ces cabines.
Monsieur le Président,
C’est avec une profonde consternation et un sentiment d’injustice que je m’adresse à vous aujourd’hui, au lendemain de vos déclarations suite à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc.
Un parcours exemplaire délibérément ignoré
Le Sénégal a réalisé un parcours sans faute tout au long de cette compétition, illustrant le meilleur du football africain par son jeu, sa discipline et son fair-play. De la phase de groupes jusqu’à cette finale historique, les Lions de la Téranga ont incarné les valeurs que le football mondial prétend défendre : excellence sportive, esprit d’équipe et respect.
Pourtant, vous choisissez de critiquer cette nation au lieu de célébrer son triomphe.
Des tracasseries dès l’arrivée : un accueil indigne
Dès son arrivée à Rabat, la délégation sénégalaise a été confrontée à des tracasseries administratives et logistiques inexplicables :
• Des retards volontaires dans les formalités d’accueil
• Des complications pour l’accès aux installations
• Des obstacles bureaucratiques inhabituels pour une équipe participant à une finale continentale
• Un traitement qui contrastait singulièrement avec celui réservé à l’équipe hôte
Ces entraves, loin d’être anodines, constituent une violation manifeste de l’esprit sportif et des protocoles que la CAF et la FIFA sont censées garantir. Comment expliquer qu’une équipe finaliste soit soumise à de telles conditions, si ce n’est pour tenter de déstabiliser sa préparation ?
Des agressions multiples pendant le match : l’incident de la serviette
Au-delà de ces tracasseries préalables, pendant la finale elle-même, le Sénégal a subi des provocations intolérables qui auraient dû entraîner des sanctions immédiates.
L’incident impliquant Édouard Mendy est particulièrement révélateur : à plusieurs reprises durant le match, des joueurs marocains et des ramasseurs de balles se sont permis d’arracher la serviette du gardien sénégalais. Ce geste, loin d’être anodin, constitue :
• Une provocation délibérée visant à perturber la concentration du portier
• Un manquement grave au fair-play
• Une atteinte à l’intégrité physique et psychologique d’un joueur en pleine compétition
• Un comportement qui aurait dû être sanctionné immédiatement par l’arbitre
Que des ramasseurs de balles, censés être neutres et faciliter le déroulement du match, participent à de telles provocations en dit long sur l’orchestration générale de ces intimidations.
Une liste accablante d’agressions
Au-delà de cet incident emblématique, le Sénégal a enduré :
• Des provocations verbales continues
• Des gestes antisportifs répétés
• Des simulations destinées à obtenir des sanctions contre les joueurs sénégalais
• Une hostilité généralisée qui a dépassé le cadre de la simple rivalité sportive
• Un environnement hostile soigneusement entretenu pour déstabiliser l’équipe adverse
Face à toutes ces provocations, les joueurs sénégalais ont fait preuve d’une retenue remarquable, concentrés sur leur objectif : gagner par le jeu. Édouard Mendy, malgré ces tentatives d’intimidation, a maintenu sa concentration et contribué à la victoire de son équipe avec professionnalisme et dignité.
Un arbitrage qui interroge
L’arbitrage de cette finale a suscité de légitimes interrogations à travers le continent et au-delà. De nombreux observateurs neutres ont relevé :
• Des décisions contestables systématiquement défavorables au Sénégal
• L’absence de sanctions contre les provocations et agressions subies par les joueurs sénégalais
• Une tolérance inexplicable envers les comportements antisportifs d’un côté, et une sévérité disproportionnée de l’autre
Plutôt que de balayer ces préoccupations d’un revers de main, votre institution devrait garantir la transparence et l’équité.
Une célébration mondiale que vous refusez de voir
D’Alger au Cap, de Paris à Ankara, de Dakar à Abidjan, le triomphe sénégalais a été célébré par des millions de personnes. Cette victoire transcende les frontières : elle représente l’espoir, la persévérance et la dignité africaine face à l’adversité.
• Les rues d’Alger ont vibré aux couleurs sénégalaises
• Le Cap a salué cette performance
• Paris et sa diaspora sénégalaise ont illuminé la capitale française
• Ankara et d’innombrables autres villes du monde ont reconnu la grandeur de cette équipe
Le monde entier célèbre le Sénégal, non seulement pour sa victoire sportive, mais aussi pour la dignité exemplaire avec laquelle l’équipe a surmonté tous les obstacles placés sur son chemin.
Vos propos : un deux poids, deux mesures inacceptable
Monsieur le Président, vos déclarations révèlent un parti pris troublant. Comment expliquer que :
• Les tracasseries à l’arrivée à Rabat ne fassent l’objet d’aucune enquête de votre part ?
• L’incident de la serviette d’Édouard Mendy et les multiples provocations soient passés sous silence ?
• Les ramasseurs de balles impliqués dans des comportements antisportifs n’aient fait l’objet d’aucune sanction ?
• L’arbitrage problématique ne fasse l’objet d’aucune analyse critique de votre part ?
• La seule nation que vous choisissez de critiquer soit précisément celle qui a été victime et qui, malgré tout, a triomphé avec classe ?
Cette attitude alimente le sentiment, trop souvent vérifié, que deux poids, deux mesures s’appliquent selon les nations concernées.
Ce que le football mérite
Le football africain mérite mieux que des leçons de morale sélectives. Il mérite :
• Du respect pour ses accomplissements
• La protection de ses joueurs contre les intimidations et provocations
• L’équité dans le traitement de toutes les nations, dès leur arrivée jusqu’à la fin de la compétition
• La transparence dans l’arbitrage et les décisions
• Des sanctions contre tous les comportements antisportifs, qu’ils viennent des joueurs, des officiels ou même des ramasseurs de balles
• La reconnaissance de ses talents et de ses victoires
Le Sénégal a gagné cette Coupe d’Afrique avec honneur, talent et dignité, malgré un parcours semé d’embûches délibérées. Cette victoire appartient au peuple sénégalais, aux joueurs qui ont tout donné malgré l’adversité, et à l’Afrique toute entière qui y voit un symbole d’excellence et de résilience.
Un appel à la cohérence et à la justice
Monsieur le Président, l’instance que vous dirigez se doit d’être impartiale, juste et respectueuse de toutes les nations membres. Elle doit également protéger l’intégrité des compétitions et des joueurs. Vos propos récents trahissent ces principes fondamentaux.
Je vous appelle solennellement à :
1. Reconsidérer vos déclarations et reconnaître l’injustice qu’elles représentent
2. Ouvrir une enquête sur les conditions d’accueil de la délégation sénégalaise à Rabat
3. Sanctionner les comportements antisportifs, y compris l’incident de la serviette et l’implication des ramasseurs de balles dans les provocations
4. Garantir qu’à l’avenir, tous les incidents seront traités avec la même rigueur
5. Célébrer les succès africains au lieu de les minimiser
6. Assurer une transparence totale dans l’arbitrage des compétitions
7. Mettre en place des protocoles pour que toutes les équipes, finalistes ou non, bénéficient d’un accueil et d’un traitement équitables
Conclusion
Le Sénégal a gagné sur le terrain, mais aussi dans les cœurs de millions de personnes à travers le monde. Cette victoire, arrachée malgré les tracasseries, les provocations et les intimidations, en est d’autant plus glorieuse. Elle restera dans l’histoire comme le triomphe de la dignité sur les tentatives de déstabilisation.
L’Afrique se souviendra de qui l’a soutenue et de qui a cherché à diminuer ses accomplissements. Elle se souviendra aussi de qui a fermé les yeux sur les injustices dont ses champions ont été victimes.
Le football est universel, Monsieur le Président. Il est temps que sa gouvernance le soit aussi. Il est temps que les règles s’appliquent à tous, que les champions soient célébrés et non critiqués, et que les victimes de provocations soient défendues et non blâmées.
Avec la fermeté que commande la justice,
Un défenseur du fair-play et de l’équité dans le football mondial
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“La vérité est comme un lion. Vous n’avez pas besoin de la défendre. Laissez-la libre, elle se défendra elle-même.” – Sagesse africaine
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