Victoire du Sénégal à la CAN 2025 : un sacre historique qui défie le temps et les polémiques
Sacré champion d’Afrique au terme d’une finale électrique face au Maroc, le Sénégal a marqué la 35ᵉ édition de la CAN bien au-delà des polémiques arbitrales. Dominants de la phase de groupes jusqu’au sacre final, les Lions de la Teranga ont signé un parcours d’exception, rare dans l’histoire de la compétition, confirmant leur statut de référence du football africain.
La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations s’est refermée dimanche au Maroc sur le sacre du Sénégal face au pays hôte. Une finale sous haute tension, marquée par des décisions arbitrales très contestées et de nombreuses polémiques. Mais au-delà du tumulte, une évidence s’impose : les Lions de la Teranga ont réalisé l’un des plus grands parcours de l’histoire de la CAN.
Car si les débats autour de l’arbitrage continuent d’alimenter les discussions, ils ne sauraient occulter la domination quasi totale du Sénégal tout au long de la compétition. Depuis la création de la Coupe d’Afrique des Nations en 1957, rares sont les équipes capables de survoler un tournoi de bout en bout, enchaînant victoires en phase de groupes et succès en matches à élimination directe, sans avoir recours aux tirs au but.
Sous la houlette de Pape Bouna Thiaw, le Sénégal a traversé cette CAN Maroc 2025 avec une maîtrise technique et tactique impressionnante. En sept rencontres disputées, les Lions n’ont eu besoin que d’une seule prolongation et n’ont jamais été contraints à la séance fatidique des tirs au but. Une performance d’autant plus remarquable que même à l’époque où la CAN ne comptait que huit équipes, une telle domination restait exceptionnelle.
L’histoire rappelle que seule l’Algérie, à domicile en 1990, avait réussi à remporter tous ses matches de groupe avant de s’imposer en demi-finale puis en finale sans prolongation ni tirs au but. Plus tard, avec le passage à 16 équipes, l’Égypte avait marqué les esprits en remportant les éditions 2008 et 2010 sans jouer la moindre prolongation. Mais depuis l’élargissement du tournoi à 24 équipes, aucun champion n’avait affiché une telle constance et une telle solidité.
Même l’Algérie de Djamel Belmadi, sacrée en 2019 au terme d’un parcours salué, avait dû passer par les prolongations et les tirs au but pour éliminer la Côte d’Ivoire en quart de finale. Le Sénégal, lui, a fait mieux.
Statistiquement, le parcours des partenaires de Sadio Mané frôle la perfection. En phase de groupes, les Lions ont remporté deux matches, inscrit sept buts et n’en ont concédé qu’un seul. Lors des phases à élimination directe, ils n’ont encaissé qu’un but en quatre rencontres, pour six réalisations offensives. Mieux encore, lors des trois derniers matches du tournoi, la défense sénégalaise est restée totalement imperméable.
Autre symbole fort de cette domination : à chaque sortie du Sénégal, un Lion a été désigné homme du match, preuve de la régularité et de la profondeur collective de l’équipe.
Ainsi, malgré la vive polémique entourant la finale, une conclusion s’impose. En plus d’un demi-siècle d’existence de la Coupe d’Afrique des Nations, de l’édition inaugurale à trois équipes jusqu’à cette CAN à 24 nations, il est difficile, voire impossible de trouver un champion ayant réalisé un parcours plus abouti que celui du Sénégal. Le sacre est peut-être contesté dans la forme, mais sur le fond, la performance des Lions restera comme l’une des plus grandes pages de l’histoire du football africain.
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