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Affaire Softcare : Le ministre de l’Industrie prône la sérénité et refuse la « fermeture précipitée »

Auteur: Seneweb-News

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Affaire Softcare : Le ministre de l’Industrie prône la sérénité et refuse la « fermeture précipitée »

Serigne Guèye Diop, ministre du Commerce et de l’industrie, a réagi pour la première fois à l’affaire Softcare. Tout en confirmant l’ouverture d’une enquête conjointe avec le ministère de la Santé, il a appelé à protéger l’outil industriel sénégalais, fustigeant une gestion émotionnelle du dossier.

L'affaire Softcare, qui secoue le secteur industriel depuis quelques jours, vient de prendre une tournure plus nuancée au sommet de l’État. Alors que l’opinion publique s'inquiète de la présence supposée de matières premières périmées au sein de l'usine, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, invité sur le plateau de la Tfm, a tenu à clarifier la position de ses services.

Une commission d’enquête déjà sur le terrain

S'il reconnaît avoir été saisi tardivement, le ministre assure que l'État est désormais pleinement mobilisé. « Au départ, le ministère de l’Industrie n’était pas impliqué. Mais nous avons reçu un courrier du ministère de la Santé il y a quelques semaines », a-t-il précisé. Actuellement, une commission mixte composée de commissaires au Contrôle économique et d'experts de la Santé mène des investigations pour faire la lumière sur les stocks incriminés.

« L’industrie est sacrée »

Faisant appel à son expérience passée de directeur d’usine, Serigne Guèye Diop a apporté un éclairage technique sur la présence de produits périmés dans une unité de production. Selon lui, l'existence de « matières éliminées » n'est pas, en soi, une preuve de fraude, à condition qu'elles soient isolées et signalées.

« Personne n’a le droit d’utiliser une matière périmée. Mais dans une usine, on peut trouver des matières éliminées. Cela ne peut être un motif suffisant pour fermer l'usine », a-t-il martelé.

Pour le ministre, la priorité est de préserver le tissu industriel national : « On ne peut pas vouloir attirer des industriels et, au moindre incident, chercher à fermer une usine. L'industrie est sacrée. »

«La gouvernance de l’État ne doit pas être guidée par l’émotion »

Refusant de céder à la pression médiatique, le ministre a insisté sur le fait que « l'État n'est pas de l'émotion ». Tout en promettant des sanctions fermes si des manquements graves sont avérés, il appelle au calme le temps que les enquêteurs rendent leurs conclusions.

L’enjeu est désormais de trouver l’équilibre délicat entre la protection du consommateur et la sauvegarde de l’investissement industriel, une mission que le ministre juge centrale dans l’action gouvernementale actuelle.

En réalité, nul ne peut nier la contribution des investissements étrangers et de l’industrie au bien-être de la population sénégalaise. Accorder à Softcare, acteur majeur de l’industrie manufacturière locale, un jugement juste et équitable revient, en définitive, à servir l’intérêt de l’ensemble de la société sénégalaise.

Auteur: Seneweb-News
Publié le: Vendredi 16 Janvier 2026