Billets de pèlerinage : L'attaque frontale de Guy Marius Sagna contre Diomaye Faye
« Les bulletins de vote des Sénégalais étaient aussi des bulletins pour l’abolition des privilèges aussi superflus qu’indus ». Cette déclaration de Guy Marius Sagna, député à l’Assemblée nationale, résonne comme un rappel brutal à l’ordre républicain adressé à l'actuel régime.
La rupture face au système de privilèges
Pour l’élu, le message sorti des urnes lors de la dernière présidentielle est sans ambiguïté : les citoyens n’ont pas seulement choisi une alternance politique, ils ont exigé une rupture nette avec un système de privilèges injustifiés. Le député pointe du doigt un décalage entre les actes du sommet de l'État et les réalités du terrain.
« Au même moment où le Président de la République distribue des billets de pèlerinage, moi, député, je reçois chaque jour les préoccupations des Sénégalais que je transmets au gouvernement, lequel met du temps à les régler », a-t-il déploré avec amertume.
Cherté de la vie, accès aux soins, emploi, logement : les urgences sociales sont documentées et pressantes. Si Guy Marius Sagna concède que les transformations profondes demandent du temps — rappelant que « Ndar (Saint-Louis) ne s’est pas faite en un jour » — il estime toutefois que cette réalité ne doit pas servir de prétexte au maintien de pratiques héritées de l'ancien système.
Selon lui, la patience des citoyens a des limites lorsque les symboles de l'ancien régime, tels que les faveurs étatiques, perdurent.
Pour le parlementaire, l’exemplarité doit impérativement commencer au sommet de l’État. De la Présidence de la République à l’Assemblée nationale, il appelle à une remise en cause immédiate de ce qu’il qualifie de privilèges « superflus et indus ».
Loin d'affaiblir les institutions, l'abolition de ces avantages serait, selon lui, une mesure de salut public : « C’est une condition essentielle pour restaurer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, et pour donner un contenu réel au changement pour lequel les Sénégalais ont voté », soutient-il.
Pour Guy Marius Sagna, ce combat contre les privilèges n’est pas un débat secondaire. Il est au cœur de la refondation de l’action publique. Le message est clair : l'engagement politique doit retrouver son sens originel, celui de servir le peuple, et non de se servir du pouvoir.
Commentaires (14)
Tu choisis bien tes combats Té nga mayniou, Diomaye mooy Sonko.
Vous n'avez pas de morale a faire
Merci à GMS pour le rappel !
Et en faire l annonce officielle FOR SURE
1. Un directeur général en contradiction permanente
L’ANASER, censée être le rempart contre les drames routiers, se retrouve aujourd’hui prisonnière d’un directeur général plus préoccupé par ses règlements de compte internes que par sa mission de protection des vies humaines. Alors que chaque jour des Sénégalais meurent sur nos routes, le DG préfère maltraiter son personnel et multiplier les incohérences.
Dès son arrivée, il a menacé de renvoyer des agents sous CDI pour « raisons économiques », tout en recrutant de nouveaux fonctionnaires en parallèle. Une absurdité totale. Comment peut-on parler d’économies d’un côté et engager des dépenses de l’autre ?
2. Agents dispersés, missions inexistantes
La moitié du personnel est aujourd’hui affectée dans des régions dépourvues de sièges, sans moyens et sans missions claires. Ces femmes et ces hommes, qui étaient jusque-là le cœur de l’agence, sont réduits à l’inaction. Résultat : une ANASER paralysée, vidée de sa substance et de son efficacité.
Pendant ce temps, le DG s’improvise chroniqueur sur les plateaux télé, multipliant les déclarations creuses. Communiquer, il sait. Sauver des vies, beaucoup moins.
3. Illégalité et silence complice
Comme si cela ne suffisait pas, il recrute sans l’autorisation du conseil de surveillance, violant ainsi les règles élémentaires de gouvernance. Et que fait ce conseil ? Rien.
Le commissaire Boubacar Sanné, si bruyant dans d’autres affaires, garde aujourd’hui un silence assourdissant.
Me Masokhna Kane, qui aime se présenter comme défenseur du peuple, siège lui aussi au conseil. Informé des dérives, il ne bouge pas. Silence complice ou inertie volontaire ?
Le DG est allé plus loin : il a baissé illégalement les salaires des agents, piétinant le droit du travail.
4. Népotisme et gestion clanique
Cerise sur le gâteau, le DG a transformé l’ANASER en entreprise familiale. Il a recruté son cousin administrateur civil proche de la retraite et sa cousine, parachutée dans l’agence. Le népotisme est devenu la règle, la gestion clanique la méthode.
5. Une agence détournée de sa mission
Résultat : une agence minée par le favoritisme, la démotivation et le gaspillage des ressources. L’ANASER, au lieu d’être un outil de sécurité routière, est devenue la propriété privée d’un DG en dérive totale.
Pendant que les accidents de la route continuent de tuer chaque jour, l’ANASER est paralysée par l’incompétence, la mauvaise gouvernance et l’avidité de son chef. C’est plus qu’une erreur de gestion : c’est une trahison envers la mission sacrée de l’agence et envers le peuple sénégalais.
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