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Cheikh Makhtar Pierre Diouf «Pédro », fils de l’ancien président Abdou Diouf «Comment Serigne Saliou Mbacké m’a changé…»

Auteur: L'observateur

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(L’Observateur ) Cheikh Mahtar Diouf est une tombe, comme son père Abdou Diouf ancien président de la République du Sénégal et actuel secrétaire général de la Francophonie. Il est un Cheikh depuis que le défunt khalife général des mourides Serigne Saliou Mbacké l’a élevé à ce grade en 1997. On le retrouve dans le salon de sa maison sise au quartier Janatoul Mahwa àTouba, entouré d’une cour de disciples, de fidèles et de collaborateurs.

Pour L’Observateur , Cheikh Mahtar Diouf l’ouvre spécialement, il parle avec émotion des circonstances de sa rencontre avec Serigne Saliou Mbacké, de son père Abdou Diouf, de ses liens avec Me Abdoulaye Wade et son fils Karim.Comment avez-vous célébré le Magal et qu’est-ce que cela représente pour vous ?Le Magal est un jour de grâces et nous suivons les recommandations de notre guide Cheikh Ahmadou Bamba, qui nous a recommandé vivement de venir rendre grâce avec lui. Un jour de grâces qui correspond à l’anniversaire de son départ en exil. Donc, c’est un grand jour pour nous. Tout mouride doit célébrer ce jour.Et depuis combien de temps vous célébrez le Magal ?Je célébre le Magal depuis que je suis rentré dans la communauté mouride. Ce qui peut-être correspond à une trentaine d’années. Bien sûr, je n’avais pas ma maison à Touba, mais je venais à chaque fois que je pouvais, je venais à Touba, comme tous les jeunes. Très tôt, je me suis approché de la communauté mouride. Dès que j’ai vu que j’ai senti que j’appartenais à cette communauté. Je devais avoir à peu près dix ans, j’étais avec mon grand-père Ndiaw Diouf (le père de l’ancien président Abdou Diouf) qui venait régulièrement à Touba et à chaque fois qu’il venait à Touba, il m’emmenait. Je me rappelle dès fois on prenait le tr ain qu’on appelait Arigoni et en ce moment le train marchait très bien et à l’époque, il venait voir Serigne Abdou Lahad Mbacké (Troisième Khalife général des mourides, Ndlr), mais après il y a eu une petite coupure. Après à l’âge de 17 à 18 ans, je venais avec mes copains à Touba comme tout jeune et je me retrouvais dans cette ambiance de cette communauté qui est la communauté mouride.Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre rencontre avec Serigne Touba ?Comme je vous l’ai dit tantôt, je me suis senti dans cette confrérie et quand je suis venu, j’ai vu. Parce qu’en fait le mouride, c’est l’aspirant, celui qui veut aller vers Dieu, c’est la vérité, c’est la constance, la logique, l’organisation, la méthode, la gentillesse, l’harmonie. Dès que je suis venu, j’ai senti que j’étais mouride, c’était quelque chose d’automatique. Parce que j’étais comme ça déjà.Comment en êtes-vous arrivé à être élevé au grade de Cheikh ?Comme je vous l’ai dit, je suis venu avec mes copains sacs au dos et il m’arrivait de prendre les camions «Ndieubeutt», je l’ai fait avec les amis et c’est une très belle expérience. Je me rappelle très bien de ça et à l’époque je vivais à Dakar. Mais j’ai été très proche après de feu Cheikh Abdoul Lahad Mbacké qui m’a considéré comme son petit-fils. Quand je venais à Touba, il me retenait à la résidence Khadimou Rassoul, j’étais un petit-fils pour lui, je ne manquais de rien, il me gâtait. Mais c’est à l’avènement de feu Serigne Saliou Mbacké, que j’ai pratiqué et je peux dire que Serigne Saliou m’a formé dans le vrai (il ne complète pas sa phrase). J’étais mouride, mais il m’a fait ce qu’on appelle Tarbiyou (le fait de passer le test pour être élevé à un grade selon des examens de passage), il m’a vraiment fait ça. En 1994, il m’a donné ce terrain ici et c’est là que j’ai construit ma maison. Un an après en 1995, j’ai organisé le Magal ici et depuis cette date nous célébrons le Magal dans cette maison qui s’est agrandi par la suite et j’en ai un autre à Alieu (localité de Touba). Au fur et à mesure, Serigne Saliou Mbacké m’a confié des missions, j’étais très proche de lui.Dans quelle circonstance avez-vous rencontré Serigne Saliou Mbacké ?(Il marque une pause) Serigne Saliou, je l’ai rencontré pour la première fois en 1987 et je vous dis honnêtement j’étais jeune, j’étais avec mon épouse et ce jour-là mon épouse a dit je m’en souviens très bien : «Moi je suis avec cette personne-là, je suis de son côté.» Ce jour-là, j’ai senti quelque chose, il y a eu quelque chose de divin qui s’est passé et depuis lors on n’a pas arrêté. Ce jour-là, je vous dis, on l’a retrouvé dans sa maison où il y avait quelques cases, il n’était pas encore khalife, c’était le soir, dans la nuit entourée de Ndongo (d’éléves) et il les baignait un à un (il se répète). Depuis ce jour-là, je suis avec Serigne Saliou et il m’a fait un bon talibé (disciple).Est-ce que le déclic de votre allégeance en Serigne Saliou est venu de là ?Le déclic est venu de là, mais mon appartenance à la communauté mouride comme je vous l’ai dit, je l’ai senti depuis longtemps. C’est ce jour-là que Serigne Saliou nous a montré la vraie voie d’un mouride Sadikh(un mouride aux vertus irréprochables).En quelle année Serigne Saliou vous a-t-il élevé au rang de Cheikh ?C’est long à expliquer, mais je vais vous donner un petit aperçu. Quand je l’ai approché, il m’a confié des missions très importantes, parce que j’étais très proche de lui. Et un beau jour, il m’a élevé au rang de Cheikh 1997, qui coïncide avec l’année où il m’a confié le Dahira (le mouvement religieux Wa Kana Haaqqan) que je dirige jusqu’à présent.Qu’est-ce que ça a changé dans votre vie ?Cela a beaucoup changé dans ma vie, vous avez vu vous-même…Quand vous dites Tarbiyou, qu’est-ce que Serigne Saliou vous faisiez faire ?Serigne Saliou m’a appris deux choses : l’éducation et l’enseignement, vous avez vu mes Daaras (écoles coraniques traditionnelles), il ne les donne pas à tout le monde, il m’a également appris à m’occuper de la santé, j’ai cinq antennes médicales à Touba. Pour ces deux enseignements fondamentaux, c’est lui-même (Serigne Saliou) qui m’a dit : «Mahtar je veux vraiment que tu t’investisses dans ses deux domaines, l’enseignement et la santé).» j’ai deux Daaras (écoles traditionnelles à Touba) qui compte chacun 100 élèves et qui connaissait Serigne Saliou sait qu’il ne donnait pas ses Daaras (écoles coraniques traditionnelles) à n’importe qui. La particularité de ces écoles traditionnelles, c’est que nos élèves ne sortent pas pour aller demander de l’aumône, ils reçoivent tout sur place. On leur donne à manger grâce à Dieu, ils ont leur personnel enseignant, deux femmes qui s’occupent de leur manger et de leur linge.Est-ce que cette prise en charge des élèves dans vos deux écoles coraniques traditionnelles ne pose pas de problèmes ?C’est vrai que ce n’est pas facile, mais grâce à Dieu et à Serigne Touba, je m’en sors.Qu’est-ce que vous vous êtes dit quand Serigne Saliou vous a élevé au rang de Cheikh ?Ce que je me suis dit quand on m’a élevé au rang de Cheikh, je me suis dit que je devais encore faire plus d’efforts. Ce qui m’a donné ça, c’est parce que peut-être j’ai été un bon disciple, donc je retourne pour faire mieux que ça. Je redeviens talibé, plus talibé (disciple) pour être encore plus Cheikh. Je me suis dit, que je continue à travailler, à travailler plus pour avoir plus que ça.Comment vos parents ont accueilli votre implication dans la famille mouride ?Mes parents l’ont très bien accueilli, mon père vous le savez très bien a été pendant des années très proches de feu Serigne Abdou Lahad Mbacké, il y a d’ailleurs cette fameuse visite tous les trois mois, qu’il faisait régulièrement à Touba. Ma famille a bien vécu ça, effectivement ma maman (l’ex-première dame Mme Elisabeth Diouf, Ndlr) étant chrétienne, au début ça a un peu…mais finalement elle a bien compris que c’était une très bonne chose et elle-même a compris que c’était une très bonne chose. Et elle-même est venue à Touba rencontrait Serigne Saliou plusieurs fois et çà s’est très bien passé.Est-ce le choix de venir vivre à Touba, loin des lambris dorés du Palais c’était un choix facile à faire ?C’était un choix facile à faire, parce que je me suis senti bien ici. Parce que c’est l’harmonie, le bien être, la paix intérieure, le bonheur. J’ai à un moment donné pensé à mon épouse, qui a été à mes côtés.C’est votre première épouse ou la deuxième ?Je n’ai qu’une seule épouse, c’est ma première, ma deuxième, ma troisième et ma quatrième. Je profite de l’occasion pour lui rendre hommage, car elle a toujours été à mes côtés et je l’en remercie beaucoup. Parce que je me rappelle très bien, pendant cette période j’avais deux terrains. Un aux Almadies et un à Touba, comme on ne peut pas construire deux terrains à la fois. Je lui ai dit : «Chérie, comment on va faire ? on a notre terrain à Touba que Serigne Saliou nous a donné.» Elle me dit : «construisons celui de Touba d’abord, dès que c’est fini on construit celui des Almadies.» Effectivement, on a terminé celui de Touba et on a attaqué celui des Almadies. Elle m’a suivi, elle m’a aidé et vraiment j’en profite pour lui rendre hommage, les enfants ont grandi dans ça. Ma fille Fabienne qui porte le nom de ma grande sœur, c’est Serigne Abdou Lahad Mbacké qui a assuré tout ce qui a été fait le jour du baptême. Quand mes enfants qui étudient à l’extérieur viennent en vacances, la première chose qu’ils disent : «C’est Papa emmène nous à Touba.»Qu’est-ce que vous ressentez quand vous êtes à Touba plutôt qu’à Dakar ou ailleurs ?Oulala quand nous arrivons à Khombole, il y a cette paix qui nous envahit, cette paix, ce bonheur. Mais quand nous retournons quand nous dépassons Khombole le stress commence encore (rires).Est-ce que vous passez le plus clair de votre temps à Touba ?Je le dis toujours, ici c’est la maison, à Dakar c’est les champs. Nous allons au champs travailler pour amener à la maison. Ici nous venons en général tous les week-ends, sinon tous les deux week-end ça dépend de notre disponibilité avec les voyages, le travail et tout ça, en périodes de vacances nous sommes là, pour le Magal nous sommes là une semaine avant. Sinon nous sommes basés à Dakar avec nos activités professionnelles.Qu’est-ce qui explique votre discrétion, alors qu’il y a d’autres Cheikhs de Serigne Saliou Mbacké qui se font entendre partout ?Je pense que tout ce qu’on peut faire, c’est pour soi-même, ce n’est pas pour les autres. Ce que Serigne Saliou m’a dit et a fait si je devais le dire à chaque fois …donc je garde ça pour moi et mes proches. A chaque fois qu’ils voudront en bénéficier, ils en bénéficient. Mais tout ce qu’on peut faire, on le fait pour soi-même. Si on est mouride, on l’est pour soi-même, pas pour les autres, si on fait nos cinq prières, c’est pour soi-même pas pour Mademba et Massamba. Je crois qu’il faut être très discret et être en phase avec soi-même.Quelles sont les activités que vous menez à Touba ?J’avais des responsabilités très importantes du temps de Serigne Saliou Mbacké qui était un homme exceptionnel, divin. Je le dis et je pèse mes mots. C’est un homme divin. J’ai vu en lui des choses extraordinaires. Il m’a confié des missions, entre autres j’ai été son messager entre deux ans ou trois ans entre lui et le président de la République (Me Abdoulaye Wade) et également des membres du gouvernement. C’est lui qui m’avait nommé, il m’avait également confié d’autres missions que je ne dirai pas bien sûr (il ne continue pas sa phrase), donc Serigne Saliou c’était ça. Quand il est parti, je n’ai plus continué à faire ces missions là. Mais j’ai été très proche de ces khalifes qui sont venus pour la bonne et simple raison que je les connaissais bien avant. Le Khalife El Hadj Bara était un ami de mon père, c’était son frère de sang, il me considérait comme son fils. J’ai continué bien avec lui, puisque j’ai un dahira (un mouvement religieux) qui là chaque Magal apporte sa contribution. Quand Serigne Bara, il y a eu Serigne Sidy Moctar (l’actuel khalife) que je connais très bien également qui est un ami de mon père de longue date et qui est également mon marabout, parce que c’est le khalife de Serigne Touba et j’ai continué avec mon mouvement à amener ce travail-là.On vous sent très proche de Serigne Saliou dans vos propos, qu’avez-vous ressenti à sa disparition ?Pour moi, c’était la fin du monde. Je vous dis honnêtement que c’était la fin du monde, pour moi tout s’arrêtait, c’était fini. Serigne Saliou était tout pour moi (il s’arrête, il a les yeux embués de larmes, il prend un mouchoir s’essuie les yeux). Mais après avec le temps, on s’est habitué.

Dans un premier temps, c’était le chômage total. Au temps de Serigne Saliou, Monsieur Signane qui est là assis (il le désigne du doigt) est le responsable des daaras (écoles coraniques traditionnelles), quand il voulait me voir, il venait directement à la maison de Serigne Saliou. Je venais à Touba, je rentrais directement à la maison de Serigne Saliou et je n’en sors que tard pour rentrer à Dakar. Quand je devais coordonner avec lui, difficilement il me voyait, je lui donnais, ce que je devais lui donner, les coordinations et je repartais. A sa disparition, je venais à Touba, j’errais, je traînais je ne savais plus où aller. C’était la fin du monde, mais il est toujours avec nous.Quels rapports avez-vous avec son fils aîné Serigne Cheikh Saliou ?Serigne Cheikh Saliou, c’est un grand-frère, c’est plus qu’un marabout. Nous avons d’excellentes relations d’amitié, de complicité, de fraternité, pour la simple et bonne raison que pendant longtemps avant que j’aie ma maison ici, quand il y avait le Magal j’avais mon appartement là-bas avec toute ma famille. Donc Serigne Cheikh Saliou, c’est plus qu’un marabout, c’est un frère de sang.Avez-vous des nouvelles de votre père Abdou Diouf, est-il au courant des activités que vous menez à Touba ?J’ai des nouvelles de mon père tous les jours. Parce que mon père est très proche de Touba. Il est vrai que les gens de Touba, les marabouts l’aiment beaucoup et ils gardent de très bons rapports avec la famille de Touba.Est-ce qu’il était disciple mouride ?Mon père est un musulman, mais il était très proche de Touba. Puisque tous les trois mois, il était ici. Vous vous rappelez du fameux Ndiguel que Serigne Abdou Lahad Mbacké lui avait donné. Et je dis souvent que le seul Ndiguel qu’il y a eu dans la communauté mouride, c’était le Ndiguel de Serigne Abdou Lahad Mbacké, il a été clair dans les Ndiguel et ça a marché.Parlez-nous de vous, que faites-vous dans le civil ?Je suis un homme d’affaires, je travaille dans un cabinet d’expertise comptable. Donc, je suis expert.D’où vient votre surnom de « Pédro » ?Beaucoup de gens pensent que c’est surnom qui m’a été attribué par des amis, comme tout le monde. Mais c’est mon nom, je m’appelle Mahtar Pierre Diouf, parce que mon homonyme s’appelle Mahtar Pierre Djouri, un ami d’enfance de mon père. Ils ont grandi ensemble, Djouri est un Marocain. Et lui-même, on l’appelait Pédro et jusqu’à présent mon père quand il l’appelle il lui dit Pédro Djouri et mon Pédro vient de là.Pourquoi êtes-vous éloigné de la chose politique ?J’ai jamais fait de la politique, je suis un homme d’affaires, je suis dans mon cabinet, la politique ne m’intéresse pas. J’ai par contre d’excellentes relations avec tous les hommes politiques sénégalais. Le Président Wade lui-même c’est un père, parce que pour la simple et bonne raison que nous nous connaissons bien avant qu’il soit président. Il me reçoit chez lui, il m’a reçu plusieurs fois dans son bureau, nous étions côte à côte quand Serigne Saliou nous recevait, donc lui c’est mon ami. J’ai d’excellentes relations avec les autres.Quelle lecture faites-vous de l’implication de Karim Wade fils du Président de la République dans les affaires du pays ?C’est son choix à lui, parce qu’il occupe des responsabilités. C’est le fils du président de la République, mais je trouve qu’il fait du bon travail, il est à côté de son père pour l’aider, je crois que c’est un très bon choix.Pourquoi lorsque votre père était aux affaires, vous avez préféré vous effacer de la chose politique ?Nous avons préféré nous effacer, parce que c’est le choix de notre père. Lui, n’a jamais voulu qu’on s’approche de la chose politique, je me rappelle une période, quand j’ai occupé les fonctions de messager auprès de Serigne Saliou, dès fois je rencontrais des difficultés avec les membres du gouvernement pour faire ma mission. Parfois quand le marabout avait besoin de quelque chose, je pouvais appeler un ministre, il réagissait un peu tard, quelques jours après, j’avais des problèmes et je me suis confié à Serigne Saliou qui me dit : «Je dirai à ton père (Me Wade) de te nommer.» C’était juste pour me faciliter la mission. Et quand mon père (Abdou Diouf) l’a appris, il a dit : « Non non, parce que je ne veux pas qu’on m’accuse de népotisme, tu es fils de Président reste fils de Président, si tu as besoin de quelque chose dis le moi et ensemble on règle ça.»Est-ce à dire que vous vous entretenez toujours de vos problèmes avec votre père ?Mon père reste mon conseiller, c’est mon ami, nous sommes toujours en contact et tout se passe bien. Là quand je serai à Dakar, je l’appellerai pour lui rendre compte. Avant de venir, je l’ai appelé, il m’a dit : «Fais un bon Magal, il faut prier pour nous, pour le Sénégal, pour l’Afrique et le monde entier.»Quelle est l’anecdote que vous ne pouvez pas oublier sur Serigne Saliou ?Serigine Saliou, c’est un homme divin, un soufi, un homme de Dieu totalement désintéressé des choses matérielles de ce monde. Nous ne pouvons être comme lui jamais, mais nous essayons de suivre son exemple.Vous avez connu deux événements majeurs dans votre vie, la perte du pouvoir de votre père et la disparition de Serigne Saliou, de ces deux événements lequel est le plus marquant dans votre vie ?Bien entendu, c’est le rappel à Dieu de Serigne Saliou, c’était la fin du monde, ces deux événements incomparables. La perte du pouvoir de mon père, l’alternance était une première, c’est vrai que c’était difficile, mais la vie continue. Moi dès le lendemain, je suis allé dans mon bureau travailler. C’était difficile tout ça, mais il faut vivre, mais Serigne Saliou le monde s’arrêtait.Quelle lecture faites-vous de la prochaine présidentielle ?C’est vrai que ce n’est pas facile, quand on entend tout ce qui se passe, les propos quand on dit : «on va brûler, on va casser.» Vraiment je déplore ces propos, ce n’est pas bien mais nous prions pour la paix, car c’est qu’avec la paix, qu’on peut aller travailler, qu’on peut faire beaucoup de choses. Nous sommes au Magal, nous allons prier pour que tout se passe bien.

Auteur: L'observateur
Publié le: Lundi 16 Janvier 2012

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