La diaspora sénégalaise : Entre solitude, pression psychologique et responsabilités familiales
La diaspora sénégalaise, comme l’a bien rappelé le président de la République, Diomaye Faye, est un acteur majeur dans le développement socioéconomique du pays, avec une contribution de 12 % du PIB.
Derrière cette contribution significative se cachent des réalités complexes.
En effet, selon leur itinéraire (étudiants qui deviennent salariés, travailleurs arrivés directement dans le pays d’accueil), les Sénégalais de la diaspora font face à de véritables défis administratifs, sociaux, culturels et économiques dans les pays d’accueil.
Les lois sur l’immigration dans les pays d’accueil deviennent de plus en plus contraignantes et mettent bien souvent les étrangers dans des situations de précarité administrative constante. À titre d’exemple, le droit de séjour des étudiants diplômés est conditionné à l’obtention d’un emploi dans leur domaine de formation. Ce qui pose deux problématiques : ils sont non seulement victimes de discrimination à l’embauche, mais le temps de recherche de l’emploi est limité à un an. Ce qui fait que certains perdent leur droit au séjour une fois diplômé et sans emploi. Or sans titre de séjour, pas de travail.
Pour les Sénégalais qui arrivent directement pour trouver du travail, le droit au séjour reste conditionné à une durée bien déterminée et à un emploi stable. Or lorsqu’on n’est pas en situation régulière, trouver du travail relève d’un véritable miracle.
À ces difficultés administratives, s’ajoutent des difficultés d’adaptation culturelle, des difficultés financières pour effectuer les démarches, le déplacement, le logement.
Au-delà de ces problèmes dans les pays d’accueil, la diaspora subit également une pression énorme venant de la famille, des amis et des connaissances restés au pays. La diaspora est considérée comme une vache à lait.
Après une journée de travail pouvant démarrer à 4 h-6 h pour se terminer à 18 h, voire 19 h, avec toutes situations de mépris, de discriminations, de rejet, de racisme, le plus grand bien que peut faire la famille au Sénégal, c’est de prendre des nouvelles, d’encourager.
Malheureusement, bien souvent, les appels ou messages venant du Sénégal sont source d’angoisse pour la diaspora, car chacun de ses messages ou de ces appels est une demande d’aide financière, voire une injonction. La réalité est méconnue, mais certains Sénégalais de la diaspora triment et n’arrivent pas à régler leurs propres besoins. Pour ne pas se sentir humiliés ou méprisés, certains préfèrent couper tout simplement les liens avec leurs proches pour se cacher.
La diaspora donne, elle a besoin d’un retour pour être encore plus forte. Ce retour peut être symbolique par des messages d’amour, des petits cadeaux du pays, des encouragements.
Commentaires (19)
Malheureusement, certains reviennent en Afrique en conquérants, reproduisants (sans le faire exprès peut-être) les mêmes réflexes que les blancs racistes ont eu envers eux. Certains pensent que le statut de diaspora leur conférer automatiquement une stature au dessus de ceux qui sont restés au pays. Je parle surtout de compétences, de connaissance du monde. Parmi ceux qui sont restés au pays, il y en beaucoup qui voyagent beaucoup et ont accès à des réseaux auxquels la diaspora n’a pas accès….
Il y a aussi ceux qui ont choisi volontairement de ne jamais quitter leur pays malgré des opportunités claires et alléchantes. Que faut-il dire de ces super héros ???
Je crois fermement que diaspora et locaux doivent collaborer main dans la main et éviter les silos qui ne feront que nous diviser et nous retarder davantage.
Il y a aussi un oubli :
Il y a beaucoup de choses à régler dans la diaspora.
Ils te demandent de l'argent, sans jamais t'offrir quoi que ce soit. La donne c'est toujours dans le meme sens. Au senegal on considere la diaspora comme une MANGEOIRE.
Niakk coleure
Souvent, sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds.
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule sous mes yeux
De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon de l’aurore au couchant.
Je parcours tous les es points de l’immense étendue.
Et je dis : Nulle part le bonheur ne m’attend…
…Vous objets dont pour moi le charme s’est envolé…
Émigrer, une source de renouvellement et d'accomplissement
1. Un directeur général en contradiction permanente
L’ANASER, censée être le rempart contre les drames routiers, se retrouve aujourd’hui prisonnière d’un directeur général plus préoccupé par ses règlements de compte internes que par sa mission de protection des vies humaines. Alors que chaque jour des Sénégalais meurent sur nos routes, le DG préfère maltraiter son personnel et multiplier les incohérences.
Dès son arrivée, il a menacé de renvoyer des agents sous CDI pour « raisons économiques », tout en recrutant de nouveaux fonctionnaires en parallèle. Une absurdité totale. Comment peut-on parler d’économies d’un côté et engager des dépenses de l’autre ?
2. Agents dispersés, missions inexistantes
La moitié du personnel est aujourd’hui affectée dans des régions dépourvues de sièges, sans moyens et sans missions claires. Ces femmes et ces hommes, qui étaient jusque-là le cœur de l’agence, sont réduits à l’inaction. Résultat : une ANASER paralysée, vidée de sa substance et de son efficacité.
Pendant ce temps, le DG s’improvise chroniqueur sur les plateaux télé, multipliant les déclarations creuses. Communiquer, il sait. Sauver des vies, beaucoup moins.
3. Illégalité et silence complice
Comme si cela ne suffisait pas, il recrute sans l’autorisation du conseil de surveillance, violant ainsi les règles élémentaires de gouvernance. Et que fait ce conseil ? Rien.
Le commissaire Boubacar Sanné, si bruyant dans d’autres affaires, garde aujourd’hui un silence assourdissant.
Me Masokhna Kane, qui aime se présenter comme défenseur du peuple, siège lui aussi au conseil. Informé des dérives, il ne bouge pas. Silence complice ou inertie volontaire ?
Le DG est allé plus loin : il a baissé illégalement les salaires des agents, piétinant le droit du travail.
4. Népotisme et gestion clanique
Cerise sur le gâteau, le DG a transformé l’ANASER en entreprise familiale. Il a recruté son cousin administrateur civil proche de la retraite et sa cousine, parachutée dans l’agence. Le népotisme est devenu la règle, la gestion clanique la méthode.
5. Une agence détournée de sa mission
Résultat : une agence minée par le favoritisme, la démotivation et le gaspillage des ressources. L’ANASER, au lieu d’être un outil de sécurité routière, est devenue la propriété privée d’un DG en dérive totale.
Pendant que les accidents de la route continuent de tuer chaque jour, l’ANASER est paralysée par l’incompétence, la mauvaise gouvernance et l’avidité de son chef. C’est plus qu’une erreur de gestion : c’est une trahison envers la mission sacrée de l’agence et envers le peuple sénégalais.
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