Massage et "finitions" : une proxénète et ses masseuses risquent de 6 mois à un an ferme
Une sordide affaire de mœurs a été jugée ce vendredi au tribunal des flagrants délits de Dakar. Le dossier concerne 6 jeunes dames qui ont été arrêtées à Nord Foire dans un salon de massage. Il s’agit de N. Ndiaye, poursuivie pour proxénétisme et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, et les nommées A. Diop, M. D. Kebe, R. Diop, A. Diop et S. Sagna, auxquelles sont reprochés des faits de défaut de carnet sanitaire et de mise en danger de la vie d’autrui.
Placées sous mandat de dépôt le 18 février 2026, les prévenues ont été arrêtées par les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar. À la suite d’une publication faite sur un site de rencontre proposant un « massage plus », tarifé de 15 à 40 mille FCFA, un agent s’est fait passer pour un client. Il a contacté le numéro de téléphone indiqué sur l’annonce. La dame N. Ndiaye lui a indiqué l’adresse du salon. C’est ainsi qu’une descente a été effectuée par les policiers, procédant à l’arrestation des femmes.
Interrogées, A. Diop, M. D. Kebe, R. Diop, A. Diop et S. Sagna ont déclaré avoir été recrutées par N. Ndiaye. Elles ont indiqué qu’elles pratiquaient des massages avec des finitions, consistant à sucer et à masser le sexe de leur client jusqu’à éjaculation. Après quoi, elles partageaient les tarifs avec leur patronne.
Présentée comme une proxénète, N. Ndiaye a reconnu avoir loué l’appartement pour offrir des services de massage. Elle a dit que les annonces ont été faites sur le site par une autre personne. À la barre, les prévenues ont reconnu les faits qui leur sont reprochés.
Dans ses observations, le procureur de la République, Babacar Béye, a estimé que les prévenues s’adonnent à la prostitution clandestine. Le représentant du ministère public a demandé au tribunal de déclarer N. Ndiaye coupable de proxénétisme et de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, et le reste pour défaut de carnet sanitaire et pour mise en danger de la vie d’autrui. Le maître des poursuites a requis une peine ferme d’un an avec un million de FCFA d’amende pour N. Ndiaye, et 6 mois ferme avec 500 mille FCFA contre les autres.
Me Aboubacry Barro de la défense a sollicité l’application bienveillante de la loi pénale. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 10 avril prochain. Après opposition du parquet pour défaut de garantie de représentation en justice, le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par leur conseil.
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