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Mort d'un ouvrier sur un chantier à Pikine : Le patron d'Ecomex SARL et le directeur de chantier sous les verrous

Auteur: Mor Mbaye CISSE

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Mort d'un ouvrier sur un chantier à Pikine : Le patron d'Ecomex SARL et le directeur de chantier sous les verrous

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Nouveau développement dans l'affaire du décès d'un ouvrier sur un chantier de construction à Pikine. Le 7 mai 2026, Cheikh Anta Ndongo, directeur de l'entreprise Ecomex SARL, chargée de la construction de l'immeuble R+3 appartenant au Khalife général de la Famille Omarienne à Dakar, a été placé en garde à vue sur instruction du procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, selon des sources de Seneweb.

Lors de son interrogatoire, l'entrepreneur a déclaré qu'il était absent du chantier au moment des faits. Il a soutenu avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour doter le chantier d'équipements de protection individuelle et collective, estimant qu'il revenait au chef de chantier, F. Sambou, déjà placé en garde à vue, de veiller au port de ces équipements et d'assurer la sécurité des travailleurs.

Ces arguments n'ont pas convaincu le procureur de la République, qui a ordonné le maintien en garde à vue de C. A. Ndongo pour mise en danger de la vie d'autrui. L'enquête se poursuit.

Pour rappel, un drame s'est produit le 6 mai 2026, vers 18 heures, sur un chantier de construction situé à Pikine Dominique. Un ouvrier a perdu la vie après avoir été mortellement atteint à la tête par un monte-charge qui s'est décroché. C’est F. Sambou, technicien et responsable du chantier, qui a alerté le commissariat d'arrondissement de Pikine.

Transportés sur les lieux, les enquêteurs ont constaté que l'accident s'est produit dans un immeuble en construction de type R+3. La victime, Mamadou Dia, âgé d'environ 30 ans, a été retrouvée sans vie au rez-de-chaussée, à proximité du monte-charge, présentant une grave blessure crânienne.

Selon les témoignages recueillis, la victime, en compagnie de M. S. Barry et A. Bâ, procédait au chargement de bidons d'eau dans le monte-charge destiné à être acheminé au troisième étage.

C'est à ce moment qu'A. Diallo, se trouvant à l'étage supérieur, a actionné le dispositif. En cours de montée, le crochet de l'appareil s'est brusquement détaché, entraînant la chute du monte-charge qui a mortellement atteint Mamadou Dia à la tête. Les sapeurs-pompiers, alertés, ont évacué le corps à l'hôpital Dalal Jamm. Les ouvriers présents ainsi que le responsable du chantier ont été conduits au commissariat pour audition. Informé des faits, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, avait ordonné leur placement en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui.

Auteur: Mor Mbaye CISSE
Publié le: Vendredi 08 Mai 2026

Commentaires (8)

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    Félicitations il y a 1 jour
    Félicitations procureur. Il fallait S'y attendre sue tôt ou tard les procureurs allaient commencer de toucher ces dossiers daccidents mortels dans les travaux et les entreprises. La plupart des chefs d'entreprise sont des assassins avec zéro respects des normes de sécurité. Il faut pas aussi oublier les corps de contrôle technique de l'état chargés de délivrer les autorisations de construire et de travail. Ils sont aussi responsable dhomicide. Mais encore félicitation procureur
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    Samba il y a 1 jour
    Il ne faut pas generaliser. Une bonne partie des,accidents est cause par les ouvriers qui ne respectent pas les consignes de securite. C'est vrai qu'il y a des negligences des entretrises de btp qui causent des accidents. Pour ce cas ci cela srmble malheureusement relever de l'accident qui a cause une mort.
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    @Samba il y a 1 jour
    Vous avez parfaitement raison, la majorité se prend pour des guerriers en défiant la mort malgré les dispositifs de sécurité et l’obligation de port des EPI.
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    Diop il y a 1 jour
    Merci mr le procureur. Sanctions
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    L'enseignant en vacances il y a 1 jour
    Il faut enquêter dune manière profonde. Il faut pas oublier de vous pencher sur le respect des normes techniques du monte charge. Repérez le numéro de série et enquêter sur la fiabilité des autres. Paix a son ame amine
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    Xyz il y a 1 jour
    Étant ouvrier du bâtiment j ai constaté que les morts et blessures graves dans les chantiers concernent surtout les guinéens car souvent ils sont inexpérimentés et de la main d oeuvre pas chère c est pourquoi nos entreprises préfèrent se rabattre sur eux avec les conséquences néfastes pour les ouvriers sénégalais beaucoup plus qualifiés et compétents D ici 10 ans les ouvriers étrangers récupéreront tous les bâtiments et les chefs de chantiers sénégalais qui les utilisaient juste par égoïsme en subiront les conséquences eux aussi
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    Nooon il y a 1 jour
    Siiiii
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    Hé! il y a 1 jour
    Oui à des mesures de sécurité idoines pour TOUS les travailleurs. Sachant que ça a un coût. Le consommateur sénégalais est-il prêt financièrement à supporter ces frais en plus sur sa facture ? Que la victime repose en paix.
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    Ndongo Beye il y a 1 jour
    L’accident survenu sur un chantier de construction à Pikine Dominique, où cet ouvrier a perdu la vie après le décrochage d’un monte-charge, n’est pas seulement un fait divers tragique. C’est le symptôme d’un mal beaucoup plus profond dans le secteur de la construction au Sénégal : le manque de rigueur, la négligence excessive et l’absence de respect sérieux des règles élémentaires de sécurité sur les chantiers. Ce phénomène devient malheureusement trop courant. On construit souvent vite, sous pression, avec des délais serrés, des budgets comprimés, une main-d’œuvre exposée, mais sans mettre au même niveau la sécurité, l’encadrement technique, le contrôle réglementaire et la responsabilité professionnelle. Or, un chantier n’est pas un lieu d’improvisation. C’est un environnement à haut risque qui exige une organisation stricte, des équipements conformes, des procédures de vérification, des responsables compétents et une surveillance permanente. La mort d’un ouvrier sur un chantier ne peut pas être banalisée. Ce n’est pas “la fatalité”. Ce n’est pas simplement “un accident”. Dans bien des cas, c’est la conséquence directe d’un système où l’on tolère l’à-peu-près : monte-charge mal vérifié, échafaudages douteux, absence de casque, absence de harnais, absence de registre de sécurité, absence de plan de prévention, absence de responsable HSE, absence de contrôle technique réel. Un autre cas récent à Grand-Dakar rapportait déjà le décès d’un maçon après une chute du quatrième étage, alors qu’il travaillait sans équipement de protection selon les premiers éléments relayés par la presse. Le problème est donc structurel. Il ne concerne pas seulement un entrepreneur, un chef de chantier ou un ouvrier. Il concerne toute la chaîne : le maître d’ouvrage qui veut construire sans budget de sécurité, l’entreprise qui cherche à réduire les coûts, le chef de chantier qui laisse faire, les ouvriers qui travaillent sans protection parce qu’ils n’ont pas toujours le choix, les bureaux de contrôle parfois absents ou insuffisamment impliqués, et les autorités qui doivent renforcer les inspections avant que le drame n’arrive. Dans un pays qui construit de plus en plus, la sécurité de chantier doit devenir une obligation non négociable. Aucun monte-charge ne devrait fonctionner sans vérification. Aucun ouvrier ne devrait monter en hauteur sans casque, chaussures, gilet, harnais et ligne de vie. Aucun chantier d’immeuble ne devrait être ouvert sans plan de sécurité, affichage des responsabilités, assurance, contrôle des équipements de levage et présence d’un encadrement qualifié. Il faut aussi une vraie culture de responsabilité. Quand un ouvrier meurt, ce n’est pas seulement sa famille qui est frappée. C’est toute la profession qui est déshonorée. Le bâtiment ne peut pas être un secteur où la vie humaine est sacrifiée au nom de la vitesse, du profit ou du désordre. Construire, ce n’est pas seulement élever des murs. Construire, c’est protéger des vies : celles des futurs occupants, mais aussi celles des hommes qui travaillent sur le chantier. Le Sénégal a besoin d’une réforme ferme de la sécurité dans la construction : inspections régulières, sanctions exemplaires, obligation de responsable sécurité sur les chantiers importants, contrôle des équipements de levage, formation minimale des ouvriers, assurance obligatoire, permis de chantier mieux suivi, et suspension immédiate des travaux en cas de manquement grave. Ce drame de Pikine doit être un signal d’alarme. On ne peut plus accepter que les chantiers deviennent des lieux de décès évitables. La construction doit être un acte de compétence, de discipline et de responsabilité. Là où il n’y a pas de sécurité, il n’y a pas de professionnalisme. Là où il n’y a pas de contrôle, il y aura toujours des victimes. Et là où l’on néglige la vie humaine, aucune œuvre construite ne peut être considérée comme une réussite.
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    Bng il y a 1 jour
    Merci Saliou Dicko, un procureur d'exception ! Du courage de vouloir changer les mentalités dans le pays du maasslaaa, de laisser-aller de yaallah baxnaa ....
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    lexpert il y a 1 jour
    C'est un peu précipité. Est ce que l’État fait son travail de contrôle déjà ? Il faudrait les laisser libre sous contrôle judiciaire le temps de l enquête.

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