Polémique à la Place de France (Thiès) : Le maire Babacar Diop défend la réhabilitation de la fresque de Papa Ibra Tall
Le maire de Thiès, le Dr Babacar Diop, a apporté des éclaircissements suite aux vives réactions de certains Thiessois dénonçant la destruction de la fresque de feu Papa Ibra Tall, située à la Place de France. Selon l'édile, cette intervention était devenue inévitable en raison de l'état de dégradation avancée de l'œuvre.
Le maire estime que cette fresque était désormais morte. « Cette œuvre a été abandonnée et dénaturée. Des individus y faisaient leurs besoins naturels et elle n'était plus belle à voir », a déclaré Babacar Diop pour justifier l'opération en cours.
Soucieuse de préserver ce patrimoine, la mairie affirme s'être rapprochée de la Direction des Manufactures Sénégalaises des Arts Décoratifs (MSAD) afin de planifier sa réhabilitation. Babacar Diop souligne qu'après des échanges approfondis, les MSAD ont elles-mêmes proposé des artistes qualifiés pour mener à bien ce chantier de restauration.
« C'est cette réhabilitation que nous avons entamée. La mairie s'est toujours concertée avec les MSAD en ce qui concerne cette fresque. Notre but n'est pas de détruire l'œuvre de Papa Ibra Tall, mais de la réhabiliter et de la rendre vivante », a précisé le maire.
Le Dr Babacar Diop a tenu à rassurer les Thiessois ainsi que la communauté artistique en affirmant qu'il ne compte jamais piétiner le patrimoine culturel de la ville. Il a réitéré sa volonté de préserver cette œuvre, qu'il considère comme une composante essentielle de l'identité culturelle de Thiès et du Sénégal.
Commentaires (8)
EPICETOUT !!!
Ps: I saw him one time.
_ Il se forme dans de grandes écoles comme l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et l’école de Sèvres, où il développe une pratique artistique multidisciplinaire : peinture, tapisserie, sérigraphie, céramique, mosaïque.
_ Inspiré par le mouvement de la Négritude et par la culture afro-américaine (jazz, figures comme Malcolm X ou John Coltrane), il cherche à affirmer une esthétique africaine autonome. De retour au Sénégal après l’indépendance, il cofonde l’École de Dakar, qui promeut une création africaine décolonisée et enracinée dans les traditions locales.
_ En 1965, il fonde la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs, avec le soutien de Senghor, pour enseigner et produire des œuvres inspirées des arts africains. Son style, reconnaissable par des formes fluides, des couleurs vives et des symboles culturels, reflète une vision spirituelle et poétique du monde africain.
_ Parmi ses œuvres majeures : Première chanson (1963), Le Guerrier (offert à Duke Ellington en 1966), ou Semeuse d’étoiles. Il expose dans de nombreuses manifestations internationales : Biennale de São Paulo, Festival Mondial des Arts Nègres (1966), Festival panafricain d’Alger (1969), Biennale de Venise (2013), etc.
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