Pour reconquérir son ex-amant : La déléguée médicale simule une grossesse
N. S. Bitèye, divorcée, mère d’un enfant et déléguée médicale, a été jugée, ce vendredi au tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye pour extorsion de fonds. Elle est poursuivie pour avoir simulé une grossesse dans le but de reconquérir son ex-amant, l'entrepreneur B. Mbengue, qui avait mis fin à leur relation.
Selon les débats d’audience, incapable de supporter la rupture, la prévenue a alors concocté un stratagème pour le reconquérir. À cet effet, elle a téléchargé sur Internet un faux test de grossesse qu’elle a envoyé à son ex afin pour lui faire croire qu’elle était enceinte de ses oeuvres. Pire, elle lui aurait réclamé la somme de 300 000 F CFA pour avorter.
Lassé de cette situation, B. Mbengue a fini par couper tout contact avec elle au courant du mois d’octobre dernier. En réaction, la prévenue a publié un message sur le compte Instagram de l’entreprise de son ex-amant : « Je suis enceinte de B. Mbengue. Il n’a qu’à prendre ses responsabilités. » Ce qui a provoqué un vif émoi parmi les collaborateurs du patron.
À la barre, N. S. Bitèye a contesté les faits d’extorsion de fonds. « Je voulais juste qu’il me revienne », a-t-elle déclaré au juge.
B. Mbengue n’a pas comparu et était représenté par son conseil. Dans sa plaidoirie, l’avocat a estimé que le préjudice subi était considérable, mais n'a réclamé que le franc symbolique à titre de dommages et intérêts.
Le procureur de la République a demandé une peine de six mois de prison ferme.
Pour la défense, Maitre Tafsir Abdoul Sy a soutenu qu’il n’y avait pas d’extorsion de fonds dans ce dossier et a sollicité l’application bienveillante de la loi pénale. Car sa cliente était effectivement en relation avec son client, mais après son déménagement, l’homme aurait profité de la situation pour rompre. La grossesse aurait été simulée uniquement dans le but de le faire revenir.
Concernant les 300 000 F CFA, Me Sy a précisé que cette somme avait été envoyée par la partie civile pour aider la prévenue à soigner son enfant malade.
Dans son délibéré, le tribunal a requalifié les faits d’extorsion de fonds en escroquerie. N. S. Bitèye a été condamnée à six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme. Le juge a également accordé le franc symbolique à la partie civile.
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