Thiès : sept présumés membres d'un éseau QNET condamnés par le tribunal des flagrants délits
Le tribunal des flagrants délits de Thiès a jugé une affaire impliquant sept personnes, dont six femmes et un homme, poursuivies pour association de malfaiteurs et escroquerie. Les prévenus, identifiés sous les initiales K. Kama, M. T. Ndiaye, M. D. Diallo, F. Ndao, L. B. Diouf, A. Sèye et M. Top, ont été interpellés dans un appartement situé au quartier Nguinth, où ils menaient des activités liées au réseau QNET, spécialisé dans la commercialisation de produits de santé et de bien-être.
À la barre, K. Kama a expliqué avoir intégré ce réseau il y a un peu plus d'un mois après avoir acheté un produit en ligne sur recommandation de son cousin. Selon ses déclarations, son adhésion l'obligeait ensuite à recruter au moins deux autres personnes, chacune devant verser une somme de 600 000 FCFA pour intégrer le système.
La prévenue a également reconnu avoir trompé le propriétaire de l'appartement en lui faisant croire qu'elle le louait pour héberger des étudiants, alors qu'il servait en réalité de lieu de rencontre et de recrutement pour les membres du réseau.
Les autres prévenus ont, pour la plupart, déclaré avoir rejoint QNET selon le même procédé. Certains ont soutenu qu'ils venaient tout juste d'intégrer le groupe et qu'ils n'avaient pas encore achevé les formalités d'adhésion au moment de leur arrestation.
À l'audience, A. Sèye, présentée comme une victime dans le dossier, a affirmé avoir déboursé 600 000 FCFA avant de découvrir qu'elle était impliquée dans un réseau QNET. Un autre témoin a expliqué avoir été invité à rejoindre le groupe. Arrivé sur les lieux, il lui avait été proposé de suivre une formation préalable avant son adhésion, mais il a indiqué avoir rapidement compris qu'il s'agissait d'une arnaque.
Le propriétaire de l'appartement a, de son côté, confirmé qu'une des prévenues lui avait déclaré être étudiante et souhaiter louer le logement pour y vivre avec ses camarades, sans jamais évoquer les activités qui s'y déroulaient.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que les éléments du dossier permettaient de retenir les faits reprochés aux prévenus. Il s'en est toutefois rapporté à la sagesse du tribunal quant à la sanction à prononcer, tout en sollicitant la confiscation de l'ensemble du matériel saisi et utilisé dans le cadre des activités du réseau QNET.
Le tribunal a relaxé les prévenus du chef d'association de malfaiteurs. Il les a déclarés coupables d'escroquerie et a condamné chacun à 6 mois de prison avec sursis.
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