Contrôle parlementaire : Guy Marius Sagna dénonce un « terrorisme administratif » au SNEISS
Le député Guy Marius Sagna a déposé une nouvelle question écrite sur le bureau du ministre de la Santé. Au cœur de son interpellation : un marché de connectivité jugé suspect au Service national de l’éducation et de l’information sanitaire et sociale (SNEISS), mais surtout des pratiques de management qu’il qualifie de répressives. Pour l’élu, l’intimidation des agents publics "constitue une insulte directe à la rupture promise par le sommet de l’État" .
Selon Guy Marius Sagna, certains directeurs et chefs de service répondent aux interpellations parlementaires non par des arguments, mais par des menaces. Il cite notamment des responsables de l’OLAC, de l’ARP et de l’APROSI, accusés de sanctionner leurs collaborateurs dès qu’une question écrite est posée.
Le cas du SNEISS illustre cette dérive. Après une interpellation sur un contrat de connectivité contesté, la direction n’a pas apporté de réponse technique mais a choisi la voie disciplinaire.
Le député révèle l’existence d’une note de service datée du 23 avril 2026, diffusée peu après l’annonce de sa question écrite. Ce document , rappelle aux agents "leur obligation de réserve et des menaces de sanctions en cas de saisine d’autorités extérieures sans passer par la hiérarchie", informe le parlementaire.
Pour Guy Marius Sagna, cette démarche vise à identifier et punir les agents qui collaboreraient avec les élus. « Pourquoi avoir accepté d’être nommés dans un gouvernement qui prône le Jub, Jubal, Jubbanti si c’est pour licencier et menacer dès que des questions sont posées», s’interroge-t-il.
Au-delà du constat, le député place le ministre de la santé devant ses responsabilités et pose deux questions essentielles :
- Le ministre cautionne-t-il ces menaces comme réponse officielle aux interpellations parlementaires ?
- Quelles mesures seront prises pour rappeler aux chefs de service que l’Assemblée nationale est la deuxième institution du pays et que toute obstruction est intolérable ?
En liant ce dossier à la loi sur les lanceurs d’alerte, Guy Marius Sagna souligne une contradiction majeure. Car pour lui, si l’État protège légalement ceux qui dénoncent les malversations, les chefs de service ne peuvent invoquer l’« obligation de réserve » pour couvrir des gestions douteuses .
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