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Débat « Chef de l’État-Chef de parti » : Quand la réalité du pouvoir rattrape l'idéal de la rupture

Auteur: Thiebeu NDIAYE

Débat « Chef de l’État-Chef de parti » : Quand la réalité du pouvoir rattrape l'idéal de la rupture

Débat « Chef de l’État-Chef de parti » : Quand la réalité du pouvoir rattrape l'idéal de la rupture

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Invité de l’émission dominicale de Sud Fm, « Objection », le Dr Mor Seck, expert en organisation politique, administration et management, a livré une analyse sans concession de la crise institutionnelle qui secoue le sommet de l’État. Selon lui, le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le Président Bassirou Diomaye Faye réactive avec force le vieux débat sur le cumul des fonctions de chef de l'État et de chef de parti. 

Pour le Dr Seck, le risque latent d’un blocage institutionnel à travers l’Assemblée nationale détenu par l’ex-premier ministre et chef du Pastef, illustre la vulnérabilité d’un Président de la République sans contrôle sur son appareil politique. 

Pendant des années, la société civile et les forces de l'opposition, notamment le Pastef, se sont battues pour mettre fin à la pratique du « Président-Chef de parti », jugée nuisible à l'impartialité des institutions. Pourtant, à l’épreuve des faits, le Dr Mor Seck constate un retour brutal à la réalité.

« Si le Président de la République était, comme d’habitude, le président du parti au pouvoir, on n’allait pas vivre cette situation et ce risque latent de blocage institutionnel après le limogeage du Premier ministre », analyse l'expert.

L'engagement de Pastef à bannir la figure du chef de l'État-chef de parti se heurte aujourd'hui à la dure réalité de l’hyper-présidentialisme. En effet, sans contrôle direct sur la base militante et sur les députés de la majorité -restés fidèles à Ousmane Sonko, président du parti-, Bassirou Diomaye Faye se retrouve devant le défi immense de gouverner face à sa propre machine électorale.

Faut-il retourner au schéma ancien : Chef de l’État-Chef de parti ? Le débat est désormais relancé.

Auteur: Thiebeu NDIAYE
Publié le: Dimanche 24 Mai 2026

Commentaires (10)

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    ali il y a 1 mois
    le pastefiens oublient que diomaye etait le secretaire general du pastef. un poste tres strategique. diomaye connait tous les dossiers internes du parti. les forces et faiblesses de chaque individu.
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    sam il y a 1 mois
    le pastef et sonko sont encore abasourdis. ils croyaient que diomaye avait peur de sonko alors seul que diomaye connait le vrai sonko dans sa laideur.
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    Darkpenguin il y a 1 mois
    La Façon de se d'émettre de son premier ministre a donné pratiquement l'impression d'avoir été mis en œuvre sur une décision d'un coup de tête sans prendre la peine d'observer les formalités et les considérations nécessaires pour éviter toute ressemblance avec un acte brutal motivé par des facteurs émotionnels. Il semble avoir manqué au respect et à la considération dus au rang et à la personne concernée, tant sur le plan personnel qu'au regard du caractère républicain des formalités, sans rentrer dans la nature exceptionnelle de leur relation personnelle. Ce faisant, il a instauré une pratique et un comportement qu'il aurait dû être le premier à éviter, d'autant plus que chacun sait qu'il prétend ne pas recevoir le respect et la considération qu'il mérite, et il semble en faire usage ici. Il devrait savoir que la première attitude qu'un dirigeant doit rechercher et promouvoir dans ses interactions avec la population est la considération et le respect de ses subordonnés. Malheureusement, le risque est que, désormais, cet exemple incite les militants et le grand public à adopter cette pratique comme norme dans leurs interactions avec lui.

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