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Des observateurs africains recommandent le bulletin unique et le couplage

Auteur: lesoleil

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Après avoir constaté le bon déroulement du scrutin des législatives du 1er juillet, plusieurs missions d’observations électorales africaines ont recommandé le couplage des élections et l’instauration du bulletin unique pour les futures échéances électorales.

Le Réseau des observateurs électoraux d’Afrique Centrale et de l’Ouest (Roeaco) estime que les élections législatives du 1er juillet se sont déroulées « dans la paix, la quiétude, la sérénité et la transparence ». Le Roeaco dont les 26 observateurs étaient déployés dans 450 bureaux de votes à Thiès, Mbour, Fatick, Kébémer, Louga et Diourbel, note que les opérations de vote ainsi que le dépouillement se sont déroulées de manière satisfaisante : « respect des heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de vote, disponibilité du matériel conforme, une bonne sécurisation des lieux de votes, etc. » Le Roeaco recommande, à l’avenir  « l’instauration du bulletin unique, la fermeture des boutiques et autres commerces pendant les heures de vote, le renforcement de l’éducation au vote des populations à travers une campagne de sensibilisation » et appelle le Sénégal à poursuivre la voie de la maturation démocratique.                                  


La mission d’observation de la société civile africaine suggère le couplage des élections

A l’inverse des autres missions d’observation qui, pour la plupart, insistent sur l’observation simple de l’organisation du scrutin, la Mission d’observation électorale de la société civile africaine (30 observateurs issus de 15 Ong) s’est appesanti sur l’ensemble du processus électoral qu’elle suit depuis 2009. Partant du constat d’une « participation timide », un message à décrypter, la Mission d’observation électorale de la société civile africaine (Moesca) suggère, pour y remédier, un couplage des élections à l’avenir – en cas de consensus national – ainsi que l’usage du bulletin unique. L’application de la loi sur la parité – pour la confection des listes tout au moins – ainsi que le professionnalisme des médias sénégalais sont, entre autres points positifs relevés par les observateurs de la société civile africaine. Au total, « ces élections se sont passées de manière régulière, inclusive, dans un climat paisible, de transparence, dans la liberté d’expression et surtout dans des conditions d’organisation globalement satisfaisantes », note cette mission d’observation dans sa déclaration préliminaire.  Toutefois, la saisie de moyens logistiques ou l’interpellation de certains candidats durant la campagne est à regretter selon la mission d’observation de la société civile africaine. Ces interpellations auraient pu être source d’« inégalité des chances pour participer à la compétition ou source de vice de choix des électeurs par la mise en cause de l’honorabilité desdits candidats interpellés ». « Notre mission redoutait que cela ne fusse une source de tension ou d’éventuels boycotts remettant ainsi en cause le caractère inclusif de ces élections », explique le Dr Dagbara Innocent Touré, chef de la Moesca, lors d’une conférence de presse organisée, hier. Mais en définitive, le déroulement du scrutin a prouvé une fois de plus le « caractère exportable » du modèle sénégalais en matière électorale, conclut M. Touré.


Le Raddoe pour une législation sur l’implication du président 

de la République dans la campagne des législatives
Pour sa part, le Réseau africain pour la défense de la démocratie et l’observation électorale (Raddoe), qui regroupe huit organisations non gouvernementales venant du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la Guinée Conakry et du Sénégal, salue également la paix et la sérénité qui ont prévalu durant tout le processus électoral et le bon déroulement des opérations de vote. Les observateurs du Raddoe ont, cependant, relevé « quelques dysfonctionnements », notamment, le fait que certains citoyens n’aient pu exercer leur devoir civique pour cause du « temps d’attente trop long entre deux électeurs », l’absence de représentants de certaines listes dans bon nombre de bureaux de votes, la multiplicité des bulletins, « un véritable fardeau  pour les électeurs et un frein à la célérité des opérations électorales », et un faible taux de participation qui traduit le « manque d’engouement » des populations pour ce scrutin. Enfin, la Raddoe suggère fortement l’utilisation du bulletin unique. De même, pour relever le taux de participation,  le Raddoe propose une loi qui interdirait toute activité commerciale et professionnelle, durant le déroulement du scrutin canalisant ainsi les électeurs vers les centres de vote. Il recommande aussi la mise en place d’une « législation claire et nette » sur l’interférence du président de la République dans la campagne électorale des élections législatives.  Le Raddoe avait déployé 22 observateurs à Bakel, Bambey, Dagana, Dakar, Fatick, Kanel, Kaolack, Kédougou, Louga, Mbour, Matam, Oussouye, Pikine, Podor et Saint-Louis et a couvert 1 500 bureaux de votes.

Aucun épisode de violence à déplorer selon le Roscate

De son côté, le Réseau des observateurs de la société civile et de la transparence électorale (Roscate), regroupant quatre organisations non gouvernementales, souligne le déroulement de la campagne électorale « dans une atmosphère relativement calme et sans incident », le respect de la liberté d’expression et de circulation des candidats, ainsi que le déroulement du vote « dans le calme, sans qu’aucun épisode de violence ne soit à déplorer ». Appréciant le « calme » et la « sérénité » qui ont caractérisé le déroulement du scrutin, le Roscate recommande, lui aussi, l’instauration du bulletin unique pour les futures échéances électorales, ceci « pour faciliter la tâche aux électeurs et réduire le budget lié à la confection des bulletins ».

Auteur: lesoleil
Publié le: Mercredi 04 Juillet 2012

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