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Promulgation de proposition de loi de Pastef : la lecture de Ndiaga Sylla (expert électoral)

Auteur: Seneweb News

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Promulgation de proposition de loi de Pastef : la lecture de Ndiaga Sylla (expert électoral)

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Expert électoral, Ndiaga Sylla a donné sa lecture, suite à la promulgation de la proposition de loi portant réforme des articles L28 et L29 du code électoral. Pour lui, il s’agit, pour le moment, d’une première manche. Ci-dessous son analyse.

«Le Président avait l'obligation juridique et politique de promulguer la proposition de loi modifiant le code électoral après son adoption. C'est pourquoi, je ne suis pas étonné de sa promulgation même si la date de son effectivité reste discutable.

Juridiquement, ce n'est ni une loi constitutionnelle ni organique. Par conséquent, la saisine du Conseil constitutionnel devient facultative.

Politiquement, le Président ne pouvait désavouer son parti au vu des rapports de force actuels. Cependant, il s'est évertué à répondre à l'initiative parlementaire avec l'élégance républicaine requise tout en rappelant les avant-projets de texte issus du dialogue politique qu'il avait lui-même initiés.

Dommage que son avis n'ait pas été apprécié avec justesse à cause du syndrome d'inéligibilité.

Pour mieux juger la posture de nos gouvernants, il faudra attendre la finalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles, en particulier le projet de code électoral.

S'agissant du contenu du nouveau texte de loi, en plus du maintien de la clause de rétroactivité, il y a encore des lacunes dans la loi modifiant le code électoral. Le renvoi à l'article L.28 est incohérent. Les cas prévus à L.28 sont ceux qui n'empêchent pas l'inscription sur les listes électorales.

Et cette réforme, quoique consolidante, elle ne tient pas compte ni de la distinction entre le droit de vote et l'éligibilité, ni la proportionnalité entre le délit et l'exclusion des listes électorales, en violation des normes et standards internationaux.

La date de promulgation de la loi adoptée en seconde lecture ainsi que l'absence de recours constituent un cas d'école que seul le juge constitutionnel aurait pu clarifier... Nous attendons avec impatience le match retour. »

Auteur: Seneweb News
Publié le: Samedi 16 Mai 2026

Commentaires (5)

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    Top il y a 5 heures
    Ki mom en matière électoral mosssi tok. Il maîtrise tous les articles, toutes les procédures du code électoral.
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    ndeje il y a 5 heures
    Le PR n'a qu'à "sortir" les articles visés par la proposition de loi de l'AN de son avant-projet de réforme du code électoral "jamm ne ñoy" !!!
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    Le Témoin il y a 4 heures
    C'est PASTEF qui a conquis le pouvoir avec un PROJET plebiscité par plus de 54% des sénégalais, malheureusement Diomaye Faye qui devait etre un simple excautant, a voulu jouer les usurpateurs et detourner notre PROJET pour ses interets crypto-personnels alors qu'il n'a aucune légitimité politique. Etre élu president surtout dans des conditions que nous avons tous, ne te donne pas le droit de tout centrer sur ta petite personne.
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    Darkpenguin il y a 4 heures
    Si, dans tout cela, il s'avère finalement que le président Diomaye a conduit l'opposition à l'inaction et à la léthargie en menant une politique d'occupation totale de l'espace politique centrée sur son parti, tel un bon policier du Pastef, et Sonko, son opposé, l'intransigeant dans le débat public, ce serait à son avantage pour la postérité et pour ses sacrifices en vue de la reconnaissance, le meilleur cadeau qu'il puisse faire à son ami et à son parti en réponse à la confiance qu'ils lui avaient témoignée en le choisissant comme candidat alternatif lors des dernières élections présidentielles.
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    Anonyme il y a 50 minutes
    Un expert électoral? On ne peut que s’interroger sur la justice véritable et l’éthique qui sous-tendent une Loi digne de ce nom. Nos élus se donnent toutes les libertés : qui pour empêcher qui l’on vise expressément, qui pour remédier et rétablir celui ou ceux empêchés par l’ancien régime. Des lois taillées sur mesure par les uns et les autres pour sécuriser ou rejeter une candidature bien déterminée éliminant les blocages liés à des anciennes condamnations judiciaires en faisant jouer la rétroactivité. Une loi digne de ce nom doit obéir au principe sacro-saint de la non rétroactivité. Toute loi doit obéir à l’universalité de la loi morale. Chez nous, avec constance, tout est foulé aux pieds par nos hommes politiques et nos gouvernements. Ils sont bonnet blanc, blanc bonnet, kif-kif, des mêmes aux pareils. Nous ne cessons de planer, voltiger et tomber dans les abysses sans fond. Sommes nous encore un pays dit de droit et une démocratie vitrine en Afrique?

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