Référendum : «Diomaye Faye fait monter la pression sur les…»
Le projet du Président Diomaye Faye de réviser la Constitution par référendum se heurte à de lourdes contraintes financières. Selon l'économiste Meissa Babou, interrogé par Wal fadjri, l'organisation de ce scrutin risquerait d'être compromise par la crise économique. En convoquant ce référendum, le chef de l’État « fait monter la pression sur les finances publiques qui peinent à sortir des difficultés », notamment parce que « le dernier trimestre de l'année 2026 reste extrêmement difficile ».
Cette pression financière sur le Trésor public n'est, selon lui, « pas du tout rationnelle », d'autant plus que l'État doit composer avec le Plan de redressement économique et social (PRES), « la lourde ardoise financière accordée à la subvention énergétique » et « des remboursements qui dépassent les cinq mille milliards de francs CFA à honorer ».
Face à ce calendrier surchargé, incluant « les échéances locales au tout début de l'année 2027 » et d'autres rendez-vous prévus jusqu'en 2030, voire 2032, l'enseignant-chercheur à la FASEG de l'UCAD estime que « la rationalisation aurait recommandé de surseoir à ce référendum ». Il juge qu'il n'est « pas opportun d'organiser uniquement un référendum dans le but de faire passer des points particuliers qui l'arrangent ».
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