« Valet soumis », « Indignation à géométrie variable » : Diomaye Président tombe à bras raccourcis sur Boubacar Boris Diop !
« Le rôle d’un intellectuel n’est ni de flatter les passions partisanes ni de servir d’alibi moral aux dérives du débat public. Sa responsabilité est plus exigeante : défendre la vérité, préserver l’éthique du débat et exercer une vigilance critique, y compris lorsque les fautes proviennent de son propre camp. C’est pourquoi la posture de Boubacar Boris Diop face aux excès répétés de Cheikh Bara Ndiaye suscite un profond malaise. Il ne s’agit plus ici d’une simple divergence d’opinions, mais d’une question de cohérence morale et de responsabilité intellectuelle. » La précision est de la Coalition Diomaye Président.
« Depuis plusieurs années, Cheikh Bara Ndiaye, l'indiscipline en bandoulière, contribue à dégrader le débat public par une violence verbale préoccupante : insultes, accusations sans preuves, campagnes de dénigrement et attaques personnelles contre des institutions comme des personnalités publiques », se désole Lamine Sène, coordonnateur de MIMI-Thiès, membre de la task force de la coalition Diomaye Président.
Selon lui, cette dérive en fait l’un des acteurs les plus représentatifs d’une parole politique où la provocation tient lieu d’argument et l’invective de raisonnement. Dès lors, il s'interroge : comment un intellectuel reconnu pour la rigueur de sa pensée peut-il relativiser de tels comportements ? Comment peut-on saluer une prétendue « force de caractère » chez un homme haineux qui participe quotidiennement à l’abaissement des réflexions ?
Le plus troublant reste, à ses yeux, le silence sélectif face aux victimes de ces violences verbales. Et de se demander : où était cette indignation lorsque des responsables publics étaient la cible d’accusations infondées et de campagnes de dénigrement ? Où était cette exigence morale lorsque la Dre Aminata Touré, superviseure générale de la coalition Diomaye Président, faisait l’objet d’attaques personnelles et d’humiliations répétées ?
Pour M. Sène, ce silence n’est pas neutre. Il révèle une forme d’indignation à géométrie variable : on condamne certaines violences lorsqu’elles visent son camp, mais on les excuse, voire on les minimise, lorsqu’elles servent une proximité politique ou une affinité stratégique. Or, pense-t-il, un intellectuel perd sa crédibilité lorsqu’il n’applique plus les mêmes principes à tous. Il cesse alors d’être une conscience libre pour devenir un acteur engagé parmi d’autres, un valet soumis aux logiques d’opportunité.
Pour le membre de la task force de Diomaye Président, « lorsqu’une figure intellectuelle légitime, même implicitement, les dérives d’un polémiste, elle lui confère une respectabilité qui renforce ces pratiques. Un pays ne s’affaiblit pas seulement par ses crises économiques ou politiques. Il se fragilise aussi lorsque ceux qui devraient incarner l’exigence morale choisissent le silence, l'opportunisme, la complaisance ou l’ambiguïté ».
Et de citer Jean Jaurès pour rappeler : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. Le véritable courage intellectuel consiste à dénoncer les excès de son propre camp avec la même fermeté que ceux de ses adversaires. Tout le reste relève du calcul, de la posture ou de l’abdication. »
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