Can Maroc-2025 : De Mané à Sonko, la naissance d’un Sénégal décomplexé, selon le consultant, Tahir Ndiaye
La finale de la Coupe d’Afrique des nations, disputée au Maroc et remportée par le Sénégal, restera comme l’un de ces moments où le football cesse d’être un simple jeu pour devenir un révélateur politique, social et symbolique.
Au-delà du résultat sportif, cette rencontre d’une intensité extrême a produit des images fortes, appelées à s’inscrire durablement dans la mémoire collective.
Selon, le consultant, Tahir Ndiaye, l’attitude de Sadio Mané, icône du football africain et figure unanimement respectée, a marqué les esprits.
''Face à l’hostilité de plus de 70 000 supporters marocains, alors que la tension atteignait son paroxysme, l’attaquant sénégalais a appelé ses coéquipiers à rester soudés, concentrés et imperméables à la pression, les exhortant à revenir sur la pelouse pour se battre, dignement, contre ce qu’ils percevaient comme une injustice", dit-il.
Pour le consultant, cette scène n’est pas sans rappeler une autre image, profondément ancrée dans la mémoire récente du Sénégal.
"Celle d’Ousmane Sonko, quatre ans plus tôt, pris au piège dans le tunnel de Soumbédioune : vitres de sa voiture fracassées, foule hostile, forces de l’ordre en position de verrouillage. Là aussi, un homme immobile, regard fixe, posture rigide, calme presque déroutant, refusant de céder à la peur et à la provocation", rappelle M. Ndiaye.
Deux contextes radicalement différents, le sport et la politique, mais une posture étonnamment similaire : celle du refus de plier, du contrôle de soi comme acte de résistance.
La finale elle-même fut un condensé de dramaturgie. Le penalty marocain, chargé de tout le poids d’une nation hôte, arrêté par Édouard Mendy. Puis l’explosion de tension, le soulagement sénégalais, avant le tir décisif, puissant et rageur, de Pape Guèye. Entre ces instants, l’image du sélectionneur Pape Thiaw, exhortant ses joueurs avec fougue, contrastait avec l’appel au calme et à la lucidité lancé par Sadio Mané, dans un moment où tout pouvait basculer. Ces scènes ont résonné bien au-delà du football. Elles ont mis en lumière une jeunesse sénégalaise décomplexée, sûre d’elle-même, qui n’hésite plus à assumer ses ambitions, que ce soit sur un terrain de football ou dans l’espace civique. Une jeunesse qui agit, décide et avance sans complexe", affirme Tahir Ndiaye.
Selon lui toujours, les réactions de la presse africaine, notamment en Afrique subsaharienne, confirment cette lecture. Les commentaires ont été largement positifs, parfois admiratifs, soulignant non seulement la performance sportive du Sénégal, mais aussi la maturité mentale et la solidité collective affichées dans un contexte particulièrement hostile.
"Il serait difficile de dissocier totalement cette dynamique sportive du contexte politique récent. Le combat mené par le PASTEF, qui a conduit à l’avènement d’un nouveau régime en avril 2024, a contribué à façonner une conscience nationale plus exigeante, attachée à la dignité, à l’éthique et à la souveraineté. Cette victoire à la Can n’est donc pas qu’un trophée de plus dans l’armoire du football sénégalais. Elle apparaît comme un signal, une affirmation collective, voire une promesse. Celle d’un pays qui, dans le sport comme dans la politique, apprend à faire du calme, de la maîtrise de soi et de la détermination des armes face à l’adversité", insiste-t-il.
"Parfois, le football dit ce que les discours peinent à formuler. Cette finale a raconté l’histoire d’un Sénégal debout, sûr de lui et désormais impossible à ignorer", rappelle le consultant international.
Commentaires (21)
C est quoi le rapport entre sadio et un violeur ?
Sans rancune grand.
Autant sadio est valeureux dans son domaine, le sport.
Pour autant il ne peut être comparé à Sonko.
Ce dernier est mille fois plus valeureux et impactant pour le pays .
BAYILENE DI DIAY SONKO WALA DIKO NAKH
us
1. Un directeur général en contradiction permanente
L’ANASER, censée être le rempart contre les drames routiers, se retrouve aujourd’hui prisonnière d’un directeur général plus préoccupé par ses règlements de compte internes que par sa mission de protection des vies humaines. Alors que chaque jour des Sénégalais meurent sur nos routes, le DG préfère maltraiter son personnel et multiplier les incohérences.
Dès son arrivée, il a menacé de renvoyer des agents sous CDI pour « raisons économiques », tout en recrutant de nouveaux fonctionnaires en parallèle. Une absurdité totale. Comment peut-on parler d’économies d’un côté et engager des dépenses de l’autre ?
2. Agents dispersés, missions inexistantes
La moitié du personnel est aujourd’hui affectée dans des régions dépourvues de sièges, sans moyens et sans missions claires. Ces femmes et ces hommes, qui étaient jusque-là le cœur de l’agence, sont réduits à l’inaction. Résultat : une ANASER paralysée, vidée de sa substance et de son efficacité.
Pendant ce temps, le DG s’improvise chroniqueur sur les plateaux télé, multipliant les déclarations creuses. Communiquer, il sait. Sauver des vies, beaucoup moins.
3. Illégalité et silence complice
Comme si cela ne suffisait pas, il recrute sans l’autorisation du conseil de surveillance, violant ainsi les règles élémentaires de gouvernance. Et que fait ce conseil ? Rien.
Le commissaire Boubacar Sanné, si bruyant dans d’autres affaires, garde aujourd’hui un silence assourdissant.
Me Masokhna Kane, qui aime se présenter comme défenseur du peuple, siège lui aussi au conseil. Informé des dérives, il ne bouge pas. Silence complice ou inertie volontaire ?
Le DG est allé plus loin : il a baissé illégalement les salaires des agents, piétinant le droit du travail.
4. Népotisme et gestion clanique
Cerise sur le gâteau, le DG a transformé l’ANASER en entreprise familiale. Il a recruté son cousin administrateur civil proche de la retraite et sa cousine, parachutée dans l’agence. Le népotisme est devenu la règle, la gestion clanique la méthode.
5. Une agence détournée de sa mission
Résultat : une agence minée par le favoritisme, la démotivation et le gaspillage des ressources. L’ANASER, au lieu d’être un outil de sécurité routière, est devenue la propriété privée d’un DG en dérive totale.
Pendant que les accidents de la route continuent de tuer chaque jour, l’ANASER est paralysée par l’incompétence, la mauvaise gouvernance et l’avidité de son chef. C’est plus qu’une erreur de gestion : c’est une trahison envers la mission sacrée de l’agence et envers le peuple sénégalais.
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